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J'aurais aimé vivre

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Blurb

Je regarde ce vieux squat et alors toute ma souffrance accumulée me revient en pleine face. Je pleure encore et encore, je ne cesse plus de pleurer. J'ai tellement laissé dans ce vieux squat, j'ai tant souffert. Je ne récupérerai plus jamais tout ce que j'ai perdu. Mais surtout j'ai perdu ma sœur ce soir là. Je l'ignorais, j'ignorais que ce qui allait vraiment la tuer c'était moi, c'était ma souffrance.

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prologue
Je ne suis pas là pour vous détruire mais je le ferai tout de même. Je ne suis pas là pour vous faire souffrir mais je n'aurais pas le choix. Auras-tu cette prétention de dire que tu ne vois pas ce que je suis ? Auras-tu cette prétention d penser que je n'ai rien et que tout va bien ? Oui tu l'aura, je le sais, tu le sais et d'un côté ça nous arrange tous les deux. C'est fou comme les gens détournent vite le regard afin de ne pas croiser la douleur et faire semblant que tout va bien. Ainsi ils n'ont pas de soucis à se faire et peuvent s'endormir bien tranquillement dans leur bon lit douillé. je ne suis pas le mal, non ne vous en faites pas, j'ai juste fusionnée avec votre pire ennemie, celle qui vous enlève tout, celle qui cause le plus de chagrins. La mort. je suis elle, elle est moi, nous nous aimons, et le soir elle vient se glisser dans mes draps et elle me caresse. ça fait mal, mais jamais je ne m'étais sentie aussi vivante. Rien ne me l'arrachera, nous sommes faites l'une pour l'autre, je l'aime et je ne désire qu'elle. Je t'avais dit pourtant, je te l'avais dit de ne pas trop m'approcher, voilà maintenant tu vas souffrir et cela sera de ma faute. J'aimerais pouvoir te dire que je suis désolée mais je ne le suis pas vraiment. C'est égoïste n'est-ce pas ? C'est fini, tout est fini. Ton regard, ton sourire, tout cela n'est que pour moi. Mais à l'intérieur de ton regard rempli d'amour je vois quelque chose de triste, une part de ténèbres et je sais bien au fond de moi que j'en suis la cause. -N'en parlons plus où tout cela va nous briser, me dit il sans mesurer les conséquences que génèrent sa phrase sur moi. Là mon regard redevient plus triste encore. Je baisse les yeux, je n'ose pas te répondre. Pourtant je l'ai ma réponse mais je la garde pour moi. Je ne peux pas te dire ce que je ressens. Je ne peux pas te dire à quel point je suis douleur. Oh mon amour, je suis déjà brisée. Crois moi, j'ai beau courir après ce rêve, rien n'y fait, la réalité me rattrape ; j'en rêve. Toi, tu as encore ton innocence, ton bonheur et comme moi tes malheurs. Mais les miens prennent le pas sur tout ce qui est bon et innocent. Justement parce que je ne veux pas t'enlever tout ça, je ne dévoilerai rien. Ça me désole terriblement, mais je n'y peux rien. Je cache mes larmes, je cache ma douleur encore et toujours. Les traits de mon visage sont devenus des maîtres dans l'art du faux-semblant. Et malgré ma frustration, je ne te dirai rien. J'ai brûlé mes ailes il y a déjà bien longtemps. J'ai cessé de voler, de rêver, d'espérer. Je suis bien différente de ce que tu peux voir en surface. Dans un silence, dont tu ne mesures pas la douleur, une phrase muette jaillit tel un volcan en ébullition. Pourquoi ne la perçois-tu pas ? Pourquoi ne vois-tu pas ces larmes ? Je ne peux pas t'en vouloir. Comment pourrais-tu voir cette chose en moi que je cache depuis le début, dont tu ignores tout, jusqu'à l'existence ? Pourtant ma souffrance la crie, elle la crie si fort qu'elle résonne encore et encore dans ma tête, je la sens me fracasser le crâne et me rendre folle. « je suis déjà brisée... je suis déjà brisée. » J'ai longtemps prié, je voulais vraiment que tout cela cesse, que tout cela change, mais nous n'y pouvons rien. Il n'y a pas de magie dans ce monde, rien de merveilleux, tout est empreint de douleur, toute beauté n'est que mélancolie. J'ai voulu y croire tu sais mais tu ne dois pas m'approcher. Je suis définitivement trop brisée. Pars ! Pars, enfuis-toi, ne restes pas planté là à me dévisager, à me sourire tristement alors que tu ne comprends pas ma détresse. Je sais bien que si je t'en faisais part ce sourire disparaîtrait brusquement de ton visage, et c'est tout ce que je ne veux pas. Tu ne peux rentrer dans mon monde, il est bien trop glacial, trop horrible, tu aurais peur et tu m'échapperais à jamais. J'ai fait un choix il y a bien longtemps, celui de me taire. Ne me fais pas douter, ne me contraint pas à me trahir moi-même, je t'en conjure, pour toi, pour moi et pour nous. Ne demande rien. Jamais. -Regarde moi s'il te plaît. J'hésite avant de lever mes yeux vers lui, j'ai peur qu'il voit ma douleur. Sa voix est déjà devenue bien plus sérieuse et triste. Cela m'inquiète un peu. Je veux qu'il reste ce garçon tout joyeux que j'aime tant. Faites que je puisse me raccrocher à son bonheur encore un peu. Car je ne cesserai jamais de me cramponner à la seule chose de vraie dans ma vie, la seule chose dont je n'ai pas à avoir peur. Moi qui suis si longtemps restée dans les ténèbres, je suis aveuglée par ce garçon, sa vérité, sa pureté, son amour et son innocence. Il veut comprendre, savoir pourquoi, pourquoi je pleure, pourquoi je souffre, mais c'est hélas impossible, ce fardeau est mien. Parce que cette promesse que je me suis faite et cette promesse que je t'ai faite un jour de ne jamais te faire souffrir, je veux la tenir le plus longtemps possible. Même si je sais que c'est impossible, parce que dans la vie rien n'est jamais ce que l'on voudrait, même sans le vouloir on fait souffrir la personne qu'on aime. Mais je veux le plus possible te préserver de la cruauté de ce monde ainsi que de ses séquelles. -Pourquoi es-tu si malheureuse ? -Comment veux-tu que je sois malheureuse avec toi à mes côtés ? Quel cruel mensonge je lui sers là, quoique je fasse, où que je sois, mon passé, mon présent et mon éminent futur sont là pour me rappeler ma condition. Pour que je sois mal en toutes circonstances. Et puis lui, il ne me quitte pas, jamais, je ne peux donc jamais oublier. Moi qui suis tant hantée par son visage, lui qui reste à mes côtés comme pour me rappeler que tout a une fin. Que tout est éphémère, que je suis éphémère. -Dans ce cas, pour une fois, tu veux bien me parler de ton passé ? J'ai l'impression de ne rien savoir de toi. -Tu m'as dit un jour que tu n'aimais pas les films d'horreur.

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