Je devais avoir 7 ans. Comme à mon habitude, je faisais une petite balade avec Bambino, mon cheval. Et c’est ainsi que je t'ai rencontré.
Tu étais cet inconnu adossé au portail de notre ranch et me regardais en souriant, comme si nous étions amis depuis toujours.
Toi, avec tes cheveux noir de jais, tes yeux marron clair, ta peau bronzée.
Ce regard que tu posais sur moi m’intriguait tellement. Je me suis approchée et t’ai demandé ton nom.
"Jérémy!"
Tu étais mon nouveau voisin. Ça faisait si longtemps que je n’en avais pas eu. C'est à partir de ce moment-là que nous sommes devenus inséparables.
Nous n'avions plus de secret pour l'autre.
Tant de fois, tu t'es servi du chocolat, ma faiblesse, comme arme contre moi.
Nous étions incroyables ! Il me semble que tu ne l'as jamais su, mais tu es mon premier et mon seul meilleur ami.
Plus les années passaient, plus nous nous rapprochions. Et je me suis alors rendu compte que je ressentais plus que de l’amitié.
Mon monde s’est effondré quand on a eu 15 ans.
Mon père, que je ne voyais que très rarement, celui à qui je n’adressais jamais la parole. Je ne connaissais rien de lui, même pas son travail.
J’ai découvert, par hasard, un coffre rempli d’armes qu’il cachait dans la grange. Je t'en ai parlé et tu m'as dit qu'on ne devait pas jouer avec.
Qui aurait pu savoir que ce qu'il était allait avoir de graves conséquences dans nos vies?
Tu te rappelles de cette promenade en forêt ?
On jouait aux aventuriers et on s’était perdu. On était resté toute la journée dans cette forêt. Puis, j’avais réussi à retrouver notre chemin.
De vrais gamins, n'est-ce pas ?
C’est pour ça que tu m’avais surnommé Balou… Tu disais que je ressemblais à l’ours du Livre De La Jungle et que, si je me retrouvais un jour seule dans la jungle, je saurais me débrouiller et retrouver mon chemin.
J’ai aussi voulu te trouver un surnom… Je n’ai rien trouvé d’autre que: "Jey".
J’ai eu l’impression que ces surnoms avaient continué à nous rapprocher.
Cette pierre que tu avais trouvée au bord de la rivière. Elle était ovale, toute lisse et bleutée. Je la trouvais si jolie que tu me l’avais donnée.
Mais, tu sais, il y a une chose que je ne t’ai jamais dite. Le lendemain, la pierre avait disparu. Je l’ai cherchée partout mais je ne la trouvais pas. J’ai beaucoup pleuré ce jour-là, me maudissant d’être aussi tête en l’air.
Je sais que ce n’était pourtant qu’une pierre et que je devais être complètement folle de me mettre dans un tel état. Mais, peut-être que, si j’étais si triste, c’est parce qu'elle venait de toi.
Des jours, des semaines, des mois se sont écoulés ainsi. Mais, sans le savoir, quelque part, au loin, un compte à rebours avait commencé. Ce drame allait arriver, chose que je ne pouvais empêcher.
Nous étions proches de ta maison. Tu étais anxieux. Je savais que tu voulais me dire quelque chose. Quelque chose qui allait changer notre façon d’être à tous les deux. Mais, je n’étais pas prête à changer notre petit monde à nous. Pas à ce moment-là.
Je continuais de marcher, mais tu t’étais arrêté. Tu avais sorti de ta poche cet objet que tu voulais tant me donner. Je ne savais pas ce que c’était, mais l’atmosphère était pesante. Tu étais trop sérieux, alors je me suis emparée de ta casquette en riant et j'ai couru pour que tu me rattrapes. Tu m'a tout de suite comprise. Je sentais ton sourire dans mon dos.
« Tu peux toujours courir Balou! Mais sache que je te rattraperai toujours ! » me disais-tu.
Je continuais à courir, sans penser que ce drame pourrait arriver.
Quelques secondes ont suffi... Un crissement, un choc... Je me suis retournée... Une voiture noire était encastrée dans un poteau électrique. Le chauffeur effrayé sortit de la voiture et prit ses jambes à son cou. Une autre voiture noire est apparue et mon père en est sorti. Il devait sûrement poursuivre l'homme en fuite.
Mais, toi, où étais-tu ?
Je ne te voyais plus.
J'attendais que tes yeux me rassurent. C'est alors que j'entendis une femme crier.
C'est ainsi que mon regard se tourna vers toi.
Que t'étais-t-il arrivé?
Pourquoi étais-tu allongé?
Pourquoi ne bougeais-tu plus?
Mon cœur pleurait, hurlait de chagrin, mais alors que mon corps s'immobilisait.
Pourquoi?
Pourquoi étais-je incapable de de courir vers toi, te prendre dans mes bras et te dire que tout irait bien?
Qu'est-ce qui m'était passé par la tête?
Si je n'avais pas été aussi puérile, tout cela ne serait pas arrivé et tu aurais été là, avec moi.
L'ambulance arriva, on te porta à l'intérieur. Je pris alors conscience qu'ils allaient t'emmener loin de moi.
C'est à ce moment que mon corps se réveilla. Inconsciemment, mes jambes me guidèrent vers toi.
"Jey?" répétais-je encore et encore d'une voix sourde.
Malgré mes larmes, je me rapprochais.
C'est alors qu'une dame m'agrippe le bras. Je pense que c'est elle qui avait crié. J'essuyais alors mes larmes afin d'y voir plus claire et je reconnus ta mère. Elle me regardait avec effroi. Je n'oublierai jamais ses mots:
"C'est de ta faute! Qu'est-ce qui t'a pris? Tout est de ta faute! Disparais de la vie de mon fils!"
Les larmes revinrent obstruer la vue. Je les essuyais autant que je pouvais.
Les mots de cette dame résonnaient dans ma tête.
Je me suis retournée et un petit reflet attira mon regard. Il venait de l'endroit où tu gisais. Au milieu de la flaque de sang que tu avais déversé se trouvait un collier auquel était accrochée une magnifique pierre bleue. Il m'a fallu un certain temps pour que je la reconnaisse.
C'était donc toi qui me l'avait prise ?
Pourquoi n'avais-je pas pensé à tes talents de sculpteurs ?
Ainsi, je contemplais ce merveilleux bijou. Je tentais tant bien que mal d'ôter ces tâches rougeâtres. C'est ainsi que je découvris une gravure:
"J&B"
Je compris alors, que ces deux lettres représentaient nos surnoms respectifs et que c'était ta façon, à toi, de dire que tu m'aimais.
Mes jambes tremblantes lâchent net. Je tombais à genoux. Le cœur brisé, je pleurai comme jamais auparavant. Incapable de bouger, les yeux remplis de larmes, j’ai regardé cette ambulance partir. Celle qui t'emmenait, loin de moi. J’ai alors serré fort ce collier contre ma poitrine. C'était désormais le seul lien qui me rattachait à toi.
"Jey, tu me disais que tu me rattraperais toujours. Je cherche tes mains, tes bras. Mais en vain. Ne me laisse pas tomber dans ce gouffre que mon cœur est devenu. Il fait noir et l'air se fait rare. J'ai si peur. Pourquoi ne m'attrappe-tu pas? Où es-tu, Jey?"
Quelques jours après l’accident, je suis venue te rendre visite à l’hôpital.
Des infirmières disaient que tu avais perdu la mémoire. Ce n'était pas possible. Tu ne pouvais pas m'oublier. Mais, la personne que je vis à n’était pas mon Jey.
Tu me regardais comme si je t'étais inconnue:
"Qui êtes-vous?" m'as-tu demandé.
Depuis, mon journal intime était un substitut de toi. Je t'écrivais mes bonheurs et mes déboires. Ton accident m'a traumatisé aussi. Tu m'a été retiré brusquement par la faute d'un chauffard! Je ne pouvais pas revivre ça. Plus aucun garçon, plus aucun homme ne pouvait m'approcher sans que je panique, que je sois terrorisée ou que je me brusque.
J'ai appris à canaliser cette terreur en entrant à S.O.L. Elle n'avait pas disparu, j'ai appris à vivre avec. Ces souvenirs ont refait surface quand Atchoum m'a fait reprendre conscience.
Apparemment, j'ai attaqué un des élèves sans m'en rendre compte.
Les filles m'ont ramené à ma chambre pour que je me repose.
Plutôt que de faire une sieste, je relis tous les messages que je t'ai laissé dans mon journal sur lequel j'ai gravé ton nom. Tous nos souvenirs m'attaquent de tous les fronts.
C'en est assez pour aujourd'hui. Je m'allonge, alors, dans mon lit en serrant le collier que tu m'as confectionné il y a des années.
Je me retrouve à cet endroit, juste avant que tu m'oublies. Tu portes les habits de ce jour-là. Tu me fais le coup à chaque fois que je pense trop à toi ; tu me rejoins dans mes rêves. Tu me regardes en souriant, dépose un doux b****r sur mon front et met ta casquette rouge sur ma tête :
« J’espère que je ne te manque pas trop et que tu ne déprimes pas toute seule dans ton coin. » me dis-tu à chaque fois.
Et toutes ces fois où j'essaye de te demander pardon, tu es déjà loin et me cries:
« Hey Balou !! Le dernier à la rivière est une poule mouillée !! »
Je cours aussi vite que je peux pour te rattraper:
« Ne t’inquiète pas Jey. Maintenant, je cours assez vite pour te rattraper et sache que, de toute façon, je n’abandonnerais jamais et te suivrais toujours" Mais je n'y parviens jamais.
Je marche dans les couloirs, la tête dans les nuages. Grâce à ma grande taille, je ne vois pas qu'il y a du monde autour de moi. Je marche lentement tentant tant bien que mal de me souvenir de quelque chose…
J'ai oublié quelque chose mais quoi ?
J'arrive à ma salle de cours et Shiki-kun claque des doigts devant mes yeux. Ça a le don de me faire sortir de mes songes.
"Tu vas bien ?" me demande Shiki-kun.
Je sais très bien que Poppy n'aime pas qu'on l'appelle ainsi, mais je trouve ce petit nom trop mignon et il lui va super bien.
"J'ai oublié quelque chose mais je ne sais pas quoi." lui répondis-je, restant perplexe.
"Ton sac à dos, peut-être ?" m'informe-t-elle.
"J'ai oublié mon sac à dos !" hurlais-je.
Je cours dans les couloirs, croisant des professeurs qui me hurlent qu'il est interdit de courir dans les couloirs, je me rue dans ma chambre, attrape mon sac et refais le chemin retour toujours en courant. J'arrive en trombe dans ma salle. Je transpire et respire comme une asthmatique en pleine crise.
Mon professeur de français , M. LeBourge, me lance un regard abasourdi.
"Bonjour Night. Qu'as-tu oublié, cette fois-ci ?" demande mon professeur blasé.
"Bonjour… Monsieur… Sac à dos… Chambre…"
Je tente tant bien que mal que d'articuler, mais avec le temps, mes professeurs ont fini par me comprendre.
Je prends place à côté de mon coloc'.
En parlant de lui, ce gars me fiche la trouille!
Pas la trouille comme " J'ai peur de la gent masculine". La trouille comme : ce mec a un regard et des sourires sadiques à longueur de journée.
Il est un peu plus petit que moi. Je mesure 1m97 et lui doit faire un bon mètre 90.
Son corps est fin avec une musculature sèche.
S' il avait été un espion, ce gars serait une flèche au 100 mètres.
Il a des yeux en amande d'un marron clair.
Parfois, j'ai l'impression qu'ils virent au rouge.
Son nez droit, long et fin est entouré par des joues creuses, une mâchoire carrée et des lèvres fines qui laissent entrevoir des dents impeccablement blanches et des canines pointues.
Ce mec est un vampire, c'est sûr !
Le soir de l'incident au gymnase, les filles m'ont raccompagné à ma chambre. Il était venu me voir, en laissant son air sadique de côté. Il était venu prendre de mes nouvelles et m'avait proposé de regarder un film, que j'allais adorer, avec lui.
Je lui ai fait confiance !
Il a mit The Shining!
J'ai fait trois nuits blanches d'affilée !
J'ai horreur des films d'épouvante !
Je ne lui fais plus confiance !
"Night." Mon coloc' chuchote à mon oreille.
Je me tourne vers lui.
"J'ai trouvé une super série, mais j'ai pas envie de la regarder tout seul. Tu veux la regarder avec moi ?"
Je secoue vivement la tête lui informant ma réticence.
"Je te promets que ce n'est pas du genre épouvante."
Je continue de secouer la tête de la même manière.
Il est hors de question que je regarde quoique ce soit avec lui!
Jin, qui se trouve devant moi, se retourne vivement, nous lance un regard assassin ce qui veut dire d'arrêter de discuter.
Quand je pense que cette fille est Général de division de la Corée du Sud… C'est quand-même le troisième grade le plus haut dans l'armée de terre !
Quand je vois mes coéquipières, je me dis que l'agence est allé chercher des agents plutôt forts.
En effet, j'ai fait des recherches dans la base de données de l'agence et j'ai trouvé le grade militaire de chacune. Je trouve que chacune d'entre nous cachons bien notre jeu.
Je me demande où Poppy a trouvé tout le temps de passer ses grades entre l'agence, les studios, les interviews et les paparazzi.
Il me semble qu'elle est vice-amiral dans L'US Navy.
Elle est à peu près au même grade que Jin mais dans la marine.
J'ai eu une discussion la concernant, avec Atchoum. Elle pense que quelque chose d'horrible lui est arrivé. Malgré toutes les recherches qu'Atchoum à fait sur Poppy, rien de choquant n'a été trouvé…
Et pourtant, quand Atchoum creuse… Elle creuse !
En parlant d'elle, tiens !
Elle aussi est dans l'armée de terre. Je crois qu'elle est Général de brigade au Japon: le quatrième grade le plus élevé de l'armée.
"Night ? Vous êtes parmi nous ?"
Je remarque que mon professeur est en face de moi et secoue la main devant mes yeux pour que je le remarque.
Ça fait combien de temps qu'il est là, lui ?
"Oui, monsieur. Je suis là." lui répondis-je lasse.
"Auriez-vous l'obligeance de lire le texte !"
Je baisse les yeux sur mon bureau et remarque que je n'ai sorti aucune affaire de mon sac. Sans le regarder, j'attrape le livre d'Ulrich, mon voisin de table.
Celui-ci pose son doigt sur le texte que j'ai à lire, il est en français.
Je n'ai aucun mal à la lecture de ce texte.
Ma mère étant Française. Je comprends et je parle la langue aussi bien que l'italien, ma langue maternelle et six autres langues vivantes.
Ma lecture à haute voix terminée, je lève les yeux vers le vieil homme qui me regarde abasourdi.
"Je peux faire autre chose pour vous, monsieur ?" demandais-je en français.
"C'était impeccable, Night. Mais tâchez quand-même de suivre le cours !" répondit-il dans la même langue.
La sonnerie retentit. Vu que je n'ai aucune affaire sur la table, je prends mon sac et me dirige vers mon autre salle.
Vous l'avez bien compris, je passe mes journées à rêvasser.
Le seul moment de la journée où je n'ai pas le temps de le faire, c'est pendant le moment "torture" de Jin.
Les premières fois qu'on a eu droit à ses entraînements de bon matin, les filles et moi nous retrouvions tout le temps mouillées par la rosée du matin. Jin venait chercher chacune d'entre nous dans notre lit pour nous porter au stade de foot.
Maintenant, nous nous mettons en tenue de sport et au garde à vous quand Jin arrive sur le terrain.
Le retentissement de la sonnerie vient mettre fin à mes "contemplations". Comme un robot, je prend mon sac et me dirige vers une autre salle quand Atchoum m'attrape par la manche .
"Pas par là ! C'est l'heure la plus importante de la journée !" dit-elle en sautant de joie.
"Le cours d'anglais ?" la questionnais-je.
"Mais non, banane ! Manger !" me répond-t-elle après avoir levé les yeux au ciel.
Le réfectoire : tout le monde avait faim et attendait patiemment à la file indienne. Poppy, Christyn et moi étions attablées et Jin venait de se lever pour aller se servir.
Nous partageons notre table avec nos colocataires respectifs : Hernan, le dieu grec de Poppy, venait de s'asseoir.
Ulrich, le sadique de service, avait déjà commencé à manger.
Jake, la victime de Jin, qu'on appelait "Le Joker" à cause du maquillage effrayant qu'il porte à longueur de journée, était assis en attendant pour aller se servir.
Les deux autres patientent dans la file.
Nous attendons Atchoum qui avait le chic de tout prendre sur ses plateaux, de la nourriture en passant par la déco en plastique.
Un vrai estomac sur pattes !
Elle venait de remplir ses deux plateaux quand en se retournant elle se fit bousculer par celui qu'on appelait Le Gros Balourd.
Ce garçon était énorme en long et en largeur accentué par un visage grossier.
Son geste volontaire eut le don de faire voler la nourriture d'Atchoum et s'écraser au sol.
En cet instant, on peut voir la rage monter en elle: le rouge lui monte aux joues, sa mâchoire se contracte et ses yeux… On peut voir dans ses yeux les enfers remonter et Satan prendre possession de son corps.
"Tu peux pas faire attention, Minus ?" lance-t-il à notre camarade.
Plus aucun son dans le réfectoire jusqu'à ce que Atchoum brise le silence.
"*にたいですか?" (Tu veux mourir ?)
"Quoi ? T'as dit quoi, là ?" lance-t-il en s'impatientant.
"*の*と*じように*に*んで!!" (Fais la queue comme tout le monde !) le menace-t-elle.
"Ne commence pas à me saouler ou je te fous un…"
Sans aucune chance de finir sa phrase, Atchoum lui envoie un coup de pied retourné qui fit voler le Gros Balourd au-dessus du comptoir pour se retrouver piégé dans le mur maintenant fissuré.
Elle s'empare des couteaux à bout rond de la cantine afin qu'ils lui servent d'armes quand Jin la menaça d'un autre couteau à bout rond placé sous le cou de notre amie pleine de rage.
"Ça suffit !" ordonna-t-elle.
Atchoum ne la regarde pas. Jin lui prit le visage en coup et le place de façon à ce qu'elles soient face à face.
"J'ai dit: ça suffit ! Va te resservir et à table !"
Atchoum leur tourne alors le dos, fait quatre pas et lance les couteaux par-dessus son épaule sans se retourner. Ils allèrent se planter autour du Gros Balourd qui est à deux doigts de tourner de l'œil.
C'est fière d'elle qu'elle retourne se resservir.
Les autres lui laissent la place. Dans leurs regards, on peut y déceler de la peur et de la méfiance.
Le lendemain, à la même heure. Atchoum fini de se servir.
En se tournant, elle tombe nez à nez avec le Gros Balourd
"T-t-tiens ! J-je te d-d-donne mon dé-dé-dessert." et s'enfuit en courant.
"Eh ? Euh… Merci."
Atchoum vient s'asseoir à côté de Hernan.
"Hey, Hernan. C'est qui, lui ?"
Hernan et les autres garçons écarquillent tellement les yeux que j'ai l'impression qu'il vont sortir de leurs orbites.
"Quoi ? T'as supprimé des données ou ton disque dur a cramé ? C'est le gars que t'as tabassé hier ! " hurle Hernan.
"Comment ça, tabassé ? J'ai jamais tabassé personne, moi." lui répond-elle l'air innocent.
Hernan se tourne vers Poppy, lui agrippe et lui secoue le bras.
"Dis Shiki-kun, il se moque de moi, non ?"
Intérieurement, je me moque de Poppy. Elle a horreur de ce surnom et tout le monde, sans exception, l'appelle comme ça.
"Atchoum, est comme un PC: Il éradique tous les virus… Même dans sa tête."
"Ça existe, ça ?" continue Hernan.
Poppy tend les bras pour montrer Atchoum. Je ne peux m'empêcher de chanter un:
"TADAAAAAAA !"
Et tout le monde, sauf Hernan, se met à rire.