Béatrix à Pauline La Villa-Clotilde. « Pauline, Pauline peux-tu m’écrire des lettres aussi navrantes, me donner à penser que tu ne quitteras plus Branefort, t’appeler une pauvre fille disgraciée ! Le bon Dieu ne t’a-t-il pas prodigue les dons du cœur et ceux de l’esprit ; disgraciée, toi ! Combien donneraient leur taille élégante pour tes deux beaux yeux si éloquents, si aimants. Tu t’abuses, ma sœur. Éloigne de toi ces pensées mauvaises et songe à jouir de ce qui t’a été donné. Non, non, ni pitié ni répulsion, mais une sympathie vraie qui te rend souveraine des cœurs. Décidément, je ne veux pas que tu restes dans ce vieux Branefort à te noircir l’imagination. Cette mer qui gémit toujours te communique quelque chose de plaintif que tu n’avais pas. Il te faut la Villa-Clotilde, ses riante


