Béatrix à Pauline La Villa-Clotilde. « Puisque tout est triste pour toi là-bas à Branefort, chère sœur, pourquoi veux-tu y demeurer ? Cela nous désole tous. Oui, tous ; et maman, à laquelle tu gardes tant rancune, en paraît très affligée. Elle a été bien injuste, bien indifférente, c’est vrai ; mais elle a changé, crois-moi, mais crois-moi donc. Nous passons nos journées ensemble, nous faisons de la musique ensemble, nous travaillons ensemble, nous lisons ensemble les livres que nous recommande Mlle Bruneville, que maman va voir sans cesse. Chaque fois que je reçois des lettres de toi, elle me demande de tes nouvelles. Elle est bien malheureuse de penser que tu persistes à la regarder comme une étrangère, et que ce n’est qu’à cause d’elle que tu refuses de revenir à la Villa-Clotilde. Ce


