Lettre XLVII

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Lettre XLVII PAULINE À CÉCILE. Beaugency, 1786 Tu ne veux pas de conseils, je vais t’en donner ; tu veux des reproches, et je ne t’en ferai pas, car il me semblerait tout aussi juste de gronder quelqu’un parce qu’il s’est laissé frapper d’un coup de tonnerre. Je te le répète, de toute éternité cet homme avait été créé pour toi ; si c’est ton oncle, c’est la faute de ton grand-père et c’est au pape à la réparer. Il faut beaucoup d’argent pour cela ! Eh bien ! nous en trouverons ; je serai riche, je serai majeure un jour… et le saint-père nous donnera des dispenses, ou il dira pourquoi. Tout ce que je voudrais de toi maintenant c’est que tu ne perdisses pas la tête ; c’est que la crainte de l’avenir ne t’aveuglât pas sur le présent. Si j’avais été ma maîtresse, je serais partie pour te j

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