5 Dans le lit, la place est vide à ses côtés lorsqu’Olivier émerge de son profond sommeil sans rêves. Le drap, l’oreiller sont froids, Isabelle doit être levée depuis longtemps. Il la trouve à la cuisine devant un bol de thé qu’elle n’a pas bu. Il l’enlace, glisse ses mains dans l’échancrure du peignoir de satin grège et effleure avec volupté les petits seins fermes de la jeune femme qui se laisse caresser un instant, absorbée dans ses pensées. Puis elle le repousse, referme vivement les pans de son déshabillé et serre la ceinture autour de sa taille mince. Elle sait où il veut en venir, elle n’en a pas envie. — Ce n’est pas le moment, tu es très en retard. — Tu aurais dû me réveiller au lieu de me laisser seul dans ce grand lit, répond-il en essayant une nouvelle fois de l’attirer cont


