Chapitre VI - Partie 8

1259 Mots
Au-delà de la vengeance Chapitre VI : Le sang coulera  Partie huit «J'me suis vu haïr l'amour, aimer la haine.» Jennah Les quelques rayons de soleil pénètrent dans la chambre alors qu'il venait à peine de se lever. 06h46 s'affiche sur mon téléphone. Je tourne ma tête à ma droite, Kamel dort encore, sa tête enfouit dans mon cou et ses bras enroulés autour de ma taille. Je souris en repensant à cette nuit et me sors de son emprise. C'était qu'une nuit, rien à voir avec de l'amour. Il se tourne sans se réveiller. Ce qui s'est passé cette nuit je le regrette pas, on s'est laissé emporter tous les deux. J'espère simplement qu'il pense pas qu'on est maintenant un couple barbant qui s'échange des mots doux. J'attrape des sous-vêtements et un survêtement et les enfile rapidement. Je me fais une queue de cheval et sors de chez moi faire mon footing dans le parc du coin. La solitude y'a que ça de bon, sachez le. J'en avais besoin de cet air frais histoire de me poser quelques instants pour réfléchir à dans quel genre de bourbier je m'embarque avec Kamel. Faut pas que je me laisse entraîner dans un jeu, faut que ce soit moi qui mène la danse et contrôle les règles... [...] Je retourne chez moi et tombe sur Kamel. -Kamel : Enfin, t'étais où w... -Moi : C'est pas parce que on a fait deux trois galipettes que je te dois des comptes. -Kamel : Calme toi j'ai juste la dalle. -Moi : Placard du haut à droite. Je m'en vais sans attendre sa réponse et prends une bonne douche. Depuis hier j'arrêtais pas de penser au petit que j'avais cartonné. C'est bizarre que je ressens autant d'empathie. Du coup j'ai commencé à réfléchir à où est-ce que je pourrais le trouver. Vu que l'accident était proche de chez moi j'ai cherché les hôpitaux aux alentours. p****n y'en avais une bonne dizaine mais j'ai décidé d'aller au plus proche. Bref du coup je me suis habillé, j'ai mis un jogging adidas bleu foncé et une vieille paire de baskets. Je rejoins Kamel à la cuisine et me serre un verre de jus. -Kamel : T'as kiffé ? -Moi : Ta gueule, dis-je sans lui prêter d'attention -Kamel : Je dois m'acheter des sappes tu viens avec moi ? -Moi : Non je dois bouger. -Kamel : Je te demande pas où sinon tu vas te sentir aimé. -Moi : Tu m'envoies ravie, répondais-je en souriant faussement Je dépose mon verre dans l'évier mais sens son corps chaud contre le mien. Il me souffle dans le cou et je ne peux m'empêcher de frissoner. Il me retourne, mon regard se pose sur son torse et toutes ces marques et remonte sur ses lèvres. Il sourit et sort de la cuisine. Je reprends ma respiration qui s'était totalement coupé dans ma gorge et sors de la maison. Qu'est-ce qu'il m'énerve sérieux. Kamel : 2 Jennah : 0. Je grimpe dans ma voiture et démarre en direction de l'hôpital le plus proche. Je demande s'ils avaient reçu un petit qui s'était fait écrasé mais ils me disent que non. Je fais le tour dans trois, quatre hôpitaux jusqu'à arriver dans le bon. -Moi : Vous avez reçu un petit qui s'était fait écrasé ? -La dame : Euh bonjour ? -Moi : Bonjour, l'imitais-je Elle me toise du regard et vérifie sur son dossier. Elle me dit que oui mais que personne pouvait aller le voir mise à part sa famille. Je lui demande la chambre mais cette s****e elle voulait pas me donner. Je monte vers le secteur des enfants, j'ai pas fais tout ce chemin pour repartir juste pour sa gueule. Un moment j'allais tourner dans un autre couloir jusqu'à je vois le mec d'hier, sûrement le grand-frère de celui que j'avais cartonné, arriver vers moi. Je me suis stoppée net et j'ai fais demi-tour avant qu'il ne me voit. Je me suis mis face au mur et j'ai mis ma capuche et mes lunettes. J'espère il va pas me reconnaître parce que sinon il va m'empêcher de voir son frère. -Le mec : Eh ? Putain...Je reste face au mur et hoche la tête. J'ai l'air d'une grosse conne. -Le mec : Bah retournes toi non ? -Moi : Non je suis bien comme ça. -Le mec : T'as fumé ? -Moi : Ouais. -Le mec : Ok...bref t'aurais pas une pièce s'il te plaît ? Je dois chercher à manger pour mon petit-frère et en bas ils prennent pas les billets. J'ai fouillé dans mes poches et je lui ai donné 5€ en pièces pour qu'il se casse ce gros clochard. -Le mec : Ah ouais merci. Je lui ai fais un salut et il a rit sûrement pour le ridicule qui ressortait de mon comportement. Je vérifie qu'il est bien partit et je retire ma capuche. Il m'avait pas reconnu heureusement. Je me dirige vers la chambre du petit. Il était vraiment dans un sale état, il avait un plâtre à la jambe droite, un gros hématome sur le bras et un bandage autour de sa tête. Je me sentais trop coupable, enfin je le suis mais voilà quoi le pauvre. Je regarde le bracelet qui entourait son bras : il s'appelle Hayden Yûsuf et il a 11 ans. Il était pas réveillé mais bon je pense pas qu'il soit non plus dans un coma. Il est sûrement inconscient ou seulement endormi. C'est bizarre que dans une telle situation, il n'y a que son frère à ses côtés. Je passe ma main dans ses cheveux bouclés brun et sourit comme une imbécile. Son innocence me rappelle la mienne dans mon enfance. C'est triste de voir où j'en suis arrivée moi. -Moi : Désolé mon pote. Je ferais mieux de ne pas m'attarder, l'autre trou de balle pourrait revenir d'une minute à l'autre. Je dépose une pétale de rose blanche dans sa main et sors de sa chambre. Je ferais mieux de quitter cet hosto' rapidement, ça me donne vraiment la gerbe. Mon téléphone vibre, c'était un message de Kamel. -Kamel : «On a un problème.» -Moi : «De ?» -Kamel : «Rentres vite.» Je fronce les sourcils mais obtempère. Je monte rapidement dans ma voiture et démarre en trombe. Je vois pas trop ce qu'il pourrait me dire mais ça me stresse. Une bonne quinzaine de minutes plus tard, j'arrive chez moi. Je le cherche dans toutes les pièces et finis par le trouver dans le bureau, les yeux scotchés sur son ordinateur. -Kamel : Enfin. Viens voir. Je m'avance et m'assois sur la chaise près de lui. -Moi : Alors ? -Kamel : Je te l'ai pas dis mais pendant ton absence j'ai commencé à fouiller un peu partout, je sais pas vraiment ce que je cherchais mais j'ai trouvé... -Moi : Attend t'as fouillé dans MES affaires ? -Kamel : Crois moi, ce que je vais te dire c'est bien plus grave. -Moi : Fouille plus jamais dans mes affaires. -Kamel : Jennah, soupire t-il -Moi : Ouais c'est bon, et donc ? -Kamel : J'ai trouvé une feuille où il y avait une liste de nom, 13 au total. J'ai compris que c'était tes anciennes victimes et les futurs puisque je reconnaissais les noms de ceux qui était déjà mort. De un, t'es folle de laisser ça comme ça ! -Moi : Ouais j'ai zappé. -Kamel : Bref, je les ai tracés, pirater leur téléphone, ordinateur, boîte mail et je sens qu'on va commencer à avoir des problèmes. -Moi : Du genre ? -Kamel : Ils ont tous compris que ça commençait à devenir bizarre que des anciens membres du même réseau se font tuer. -Moi : Putain... -Kamel : Les vieux reprennent du service, ils ont mit au poste tous leurs hommes et offrent 100 000€ à celui qui trouve le coupable. -Moi : ... -Kamel : On va commencer à être traqués. «Au-delà de la vengeance.»
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