Au-delà de la vengeance.
Chapitre VI : Le sang coulera
Partie six
«J'aime la violence et voir le sang qui coule. Entendre mes ennemis dire pardon, sans leur pardonner.»
Jennah
-Moi : Tu devrais t'estimer heureux sérieux Abdel, je peux t'appeller Abdel ? Non en fait je fais ce que je veux bref estime toi heureux parce que ce que voulez faire Kamel c'était tuer ta femme devant toi ! Mais bon, disons que je suis assez gentille, je ne tues aucun innocent. Ça se voit pas mais il est pire que moi.
-Kamel : Ça me touche.
Nous nous échangeons un sourire puis nous nous tapons dans la main.
-Abdelkader : Laissez moi partir...
-Moi : Mais non, dis-je en attrapant sa tête qui tombé sur le côté, c'est que le début.
Kamel attrape un outil qui était dans son sac. J'arriverais même pas à vous dire ce que c'était. Il en sort un deuxième et je reconnais le truc des dentistes pour garder la bouche ouverte. Je comprends vite son idée et un sourire mesquin dessine mes lèvres.
-Abdelkader : C'est quoi ça ? Qu'est-ce que vous allez me faire ?
-Kamel : Je sais pas comment ça s'appelle mais tu vas souffrir.
Il lui met le truc dans la bouche pour qu'il ne puisse pas la fermer. Abdelkader comprends et se débat en nous suppliant mais Kamel continue. Il approche l'outil de sa dent et sans réfléchir une seconde de plus, il la lui arrache.
Abdelkader hurle de douleur et se met à pleurer. Le sang dégoulinait de sa bouche. Kamel en arrache une deuxième puis une troisième. La douleur était tellement forte et insupportable qu'il s'évanouissa.
Il vous fait de la peine ? Je comprends, mais c'est de la faiblesse. J'aurais pu devenir faible et me dire qu'un jour ou l'autre Dieu les punira mais je ne suis pas comme ça. Je suis loin d'être croyante et encore moins assez gentille pour laisser ces gens vivre heureux avec leur famille alors qu'ils ont ruiné la mienne.
Sachez que tout se paye dans la vie, on répond au mal par le mal. Le reste c'est que des conneries.
Mon objectif dans la vie, c'est d'acquérir un maximum de haine. Et je vivrais bien.
Abdelkader finit par reprendre ses esprits. Je décide de mettre fin à cette t*****e parce que j'en avais marre, je voulais qu'il crève une bonne fois pour toute.
Je tend un couteau à Kamel, il l'attrape et le regarde un bon bout de temps.
-Moi : Si tu veux pas le faire...
-Kamel : Je vais le faire.
Il relève la tête vers Abdelkader qui nous suppliait de lui laisser la vie sauve.
-Kamel : Désolé mon pote.
Et sans plus attendre, il lui plante un couteau dans le cœur. Il mourut sur le coup alors que sa femme hurlait et pleurait. Ça se résume à ça l'amour de toute manière ; trouver quelqu'un, vivre heureux et amoureux et être séparés.
Toute bonne chose ont une fin, mais la haine, elle n'en a pas.
Je lui mets un coup sur la tête pour cesser d'entendre ses pleurs insupportables. On quitte rapidement la maison et nous grimpons dans la voiture. Kamel démarre en direction d'un entrepôt.
On se change rapidement, enlève nos cagoules, nos gants et nos vêtements tachés de sang. Les chaussures également. On met tout cela dans un sac poubelle noir puis nous le brûlons. C'est la seule manière d'effacer ces indices.
On s'habille avec des habits de rechange. Nous remontons en voiture et Kamel démarre en trombe. Je le sentais pensif, il regrettait sûrement ce qu'il a fait. Comme je l'ai dis, ôter la vie de quelqu'un ce n'est pas rien. Si moi j'ai cette facilité c'est parce que j'ai un but. Lui, il n'en a pas.
-Moi : Je pensais que les regrets t'auraient atteints un peu plus tard.
-Kamel : Tu penses que je regrette ?
-Moi : Ça m'en a tout l'air.
-Kamel : Je suis pas pensif parce que je l'ai tué.
-Moi : Bah pourquoi alors ?
-Kamel : Parce que ça m'a plu de le faire.
[...]
Enfin arrivés à l'hôtel, il est partit directement sous la douche pendant que je me démaquillais. Quand il est sortit de la salle de bain j'y suis allé avant d'enfiler un survêtement.
On prend soin de ne rien oublier, nos sacs prêts, on quitte l'hôtel. Une longue route nous attend et j'avais pas envie d'attendre le lendemain. S'il est fatigué tant pis.
[...] Deux jours plus tard,
De retour en Belgique, je suis partis voir ma grand-mère qui ne se doute de rien. J'espère que du côté de Kamel c'est pareil et que sa belle-mère ne lui a pas posé trop de questions même si je doute fortement. Elle est tellement casse-couilles.
Bref, un jour j'étais dans le parc du quartier de ma grand-mère. J'avais vraiment besoin d'une clope. Je voulais me la faire à l'abris d'elle parce que j'allais me prendre une leçon de morale pendant vingt cinq ans, laisse tomber.
J'étais assise sur mon banc à tirer sur ma cigarette. Kamel arrive au loin, j'espèrais qu'il ne me voit pas mais c'était raté. Il avance vers moi, arrache ma clope et l'écrase par terre.
-Moi : Vas-y niq*e ta race tu crois trop c'est 50 centimes.
-Kamel : Ça te pourrit la santé.
-Moi : Qu'est-ce que je m'en tape de crever sérieux.
-Kamel : Moi je m'en tape pas.
-Moi : Ouais bah tu devrais.
-Kamel : Ouais hessoul (bref) ça dit quoi ?
-Moi : Rien.
-Kamel : C'est pour quand ?
-Moi : On attend encore trois-quatre semaines.
-Kamel : Ok.
Puis la le malaise. Il y a eu blanc pendant au moins cinq bonnes minutes. Je voulais trop qu'il taille parce que j'aime bien être seule et il me dérange.
-Kamel : Est-ce t'as vu le corps de ta mère ?
-Moi : Pourquoi tu me parles de ça là ?
Sa question m'avait irritée, je sais pas de quoi il se mêle en fait. J'aime pas parler de tout ça, ma mère, mon père, c'est mes faiblesses mais je refuse de les montrer. C'est comme ça qu'on vous piétine.
-Kamel : Je sais pas.
-Moi : Bah ferme la alors.
-Kamel : ...
-Moi : ...
-Kamel : Moi aussi ma mère elle est morte quand j'avais treize ans, je l'ai vu mourir devant moi.
-Moi : Elle est morte comment ?
-Kamel : Quelqu'un l'a tué.
-Moi : Oh...dur.
-Kamel : Un fils de p*te et ça peut te surprendre mais aujourd'hui je lui parle à son meurtrier.
-Moi : Pourquoi ? C'est qui ?
-Kamel : Quelqu'un sans importance.
-Moi : Je vois. Nos histoires elles sont similaires alors...je comprends hein. Je suis pas la meilleure pour consoler mais j'aime bien les histoires dramatiques alors si tu veux parler, dis-je en levant ma main
-Kamel : T'es un sacré phénomène quand même, ria t-il
-Moi : Et donc non, j'ai jamais vu le corps de ma mère et je veux pas.
-Kamel : Elle est morte comment ?
-Moi : Je saurais même pas te dire. Les médecins parlaient d'un assasinat très vaguement puis des jours après je me retrouve à assister à son enterrement. Tout s'est passé trop vite.
-Kamel : Je suis désolé.
-Moi : Pas moi.
-Kamel : ...
-Moi : ...
-Kamel : Je vais peut-être te dire quelque chose de bête.
-Moi : Ça change pas de d'habitude alors vas-y.
-Kamel : Et si en vérité, ta mere n'était pas morte ?
«Au-delà de la vengeance.»