XXXIIILa dirlo, noblesse oblige, avait préparé herself la venue de la poétesse Mathilda Calvet. Elle avait installé une estrade dans le réfectoire, plus des chaises en rond ; les plus valides lui avaient donné un coup de main, ça faisait partie de la thérapie, avec l’atelier musique et gymnastique. Moi, je n’y participe jamais, au grand dam d’Eugénie, car ça m’oblige à me sentir vieux et faire des efforts pour m’en guérir. Lulu Matignon avait prévenu qu’on allait leur dire de la poésie et beaucoup s’étaient montrés intéressés. Nous accueillîmes Mathilda Calvet avec la Matignon, Zélie et Eugénie autour d’un café. C’était une belle femme approchant la soixantaine, au port altier et à la mise BCBG. Son visage quelque peu dissymétrique était surmonté d’une chevelure de feu. Je lui dis en préa


