Chapitre –1
• Nikita Haley
Ma sœur et moi revenions de la faculté ce soir là. Nous discutions de tout et de rien. Le chemin était paisible. Main dans la main, nous cheminons ensemble avec les autres étudiants. Après une trentaine de minutes, nous arrivions enfin à la maison.
– À demain !
– Au-revoir Kat.
Katherine, c'est ma meilleure amie. Brune et belle. Nous avons le même âge. Elle vivait à cinq pas de chez nous. Elle leva la main. Elle sourit, me souffla un b****r dans l'air avant de cheminer avec les autres étudiants.
– Viens Maddy. Dis-je à ma sœur.
Maddy est âgée de 13 ans. Elle me suit. Me tint par la main. Nous marchions, plus proche que jamais. Arrivée face à notre maison, je remarquai une voiture blindé. Elle était garée face au mur comme si le chauffeur avait perdu le contrôle et avait failli terminer dans le mur. Toutes les portières du véhicule étaient ouvertes.
Nous étions pauvres. Personne de chez nous n'avait assez de moyens pour se payer une voiture d'une telle valeur.
Est-ce Kevin qui l'aurait apporté ? L'avait - il volé ? Je passai en boucle plusieurs questions dans ma tête avant de regarder vers la porte d'entrée.
Elle était grandement ouverte. Je panique. Je l'avais pourtant fermée. Maddy et moi, échangions un regard rapide.
– Qui peut-être là-dedans ???
– Kevin peut-être ! Me dit Maddy dans l'incertitude.
C'était évident. Tout revenait sur la même personne :
Kévin ! En dehors de lui, personne n' oserait se pointer chez nous, ouvrir les portes, les abandonner de cette façon.
– Allons voir, dis-je en traînant là-dedans ma petite sœur.
– Kévin ! Appelé -je le nom de mon frère avec retenu.
J'essaie d'être calme. La maison était plongée dans le noir. La porte était fracassée. Les piles de papier couvraient le sol. Nos cahiers étaient complètement retournés. Nos affaires personnelles éparpillés dans toute la maison. L'appartement ressemblait à un terrain de lutte. Une vraie choa.
Des traces de luttes se voyaient à l'œil nu.
J'eus des frissons glacés dans le dos.
– Qu'est-ce qui se passe ici ! Me suis-je exclamée sourdement.
La scène était horrible. Du sang sur le sol, une dent cassée était posée sur la table dans un verre d'eau propre. Un couteau teinté de sang planté sur la table. Maddy et moi, faisions face à une scène de crime.
Est-ce que Kevin aurait été attaqué par quelqu'un ? Par des gens dangereux ?
Rien qu'en y pensant, j'eus une grosse boule dans le ventre.
– Niki, j'ai peur !
Maddy s'accrocha à mon bras. Nous avions eue peur toute notre vie. Papa était un alcoolique et, Kévin était un enfoiré. Après la disparition de maman, nous n'avions jamais eue la paix avec ces deux là. J'avais du commercer à travailler très jeune pour s'occuper de nous. C'était comme ça que nous avions pu devenir ce que l'on était devenue.
Par ailleurs, même si Kevin foutait la merde dans nos vies et dans la sienne, il n'avait jamais fait autant. J'avais du mal à croire qu'il pouvait faire du mal à qui que ce soit parce qu'il est un homme faible et un lâche !
Ce qu'il sait faire de mieux c'est se bourrer d'alcool comme Papa le faisait tout le temps.
Voir autant de sang, même si nous n'avions aperçu personne toute suite, nous avions eu peur. Nous tremblions de terreur.
Kévin était âgé de 23 ans. Il traînait tout le temps avec des personnes dangereuses. Même avant la mort de notre mère, il faisait déjà la même chose.
Si notre père se retrouvait derrière une prison, c'était par sa faute. Ce garçon a toujours été comme ça ! Une merde pour la famille Hallyday. Un sac à problèmes. Il trouble la paix de notre famille. Mais là, j'avais l'impression qu'il était peut-être allé un peu trop fort.
– Kévin ! Nous sommes de retour... S'il te plaît peux-tu sortir de ta cachette ?
Le silence . Terrifiant. Glacial.
– Kevin, s'il te plaît arrête de nous faire peur ! Maddy a déjà la trouille.
Un silence parcouru la pièce avant qu'il ne décide de se pointer. Grand, faible.
Lorsque je le vis, j'eus si peur pour lui.
Il était uniquement en caleçon Calvin Klein. Il était couvert de sang. Son visage complètement défiguré. Un œil crevé. C'était à peine s'il voyait encore la route.
– Kévin ! Me suis-je exclamée.
– Oh mon Dieu ! Pleura Maddy en fermant sa bouche. Clairement horrifiée par la sale image de notre frère dégonflé.
– Nikita ... Il fait l'effort de dire mon nom.
Même s'il était abrutis, il était mon frère avant tout. Il allait mal. Je devrais m'occuper de lui. Je quittai alors Maddy, pour aller l'aider.
Mais bon je ne fis pas le chemin complet. Je fus stoppée par l'apparition de quatre hommes armés jusqu'au cul.
– Qui est-ce ??? Demandé - je, pétrifiée de terreur.
– Bienvenue dans la fête, les petites princesses. Déclara l'un des agresseurs de Kévin, l'air calme, un visage dangereux.
Sans perdre la tête, je prie du recul en figurant clairement dans quel pétrin se trouvait Kévin cette fois-ci.