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Entre les jambes d'une femme mariée Tome 8

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Anna Karénine, est une jeune femme de la haute société de Saint-Pétersbourg. Elle est mariée à Alexis Karénine un haut fonctionnaire de l'administration impériale, un personnage austère et orgueilleux. Ils ont un garçon de huit ans, Serge. Anna se rend à Moscou chez son frère Stiva Oblonski. En descendant du train, elle croise le comte Vronski, venu à la rencontre de sa mère. Elle tombe amoureuse de Vronski, cet officier brillant, mais frivole. Ce n'est tout d'abord qu'un éclair, et la joie de retrouver son mari et son fils lui font croire que ce sera un vertige sans lendemain. Mais lors d'un voyage en train, quand Vronski la rejoint et lui déclare son amour, Anna réalise que la frayeur mêlée de bonheur qu'elle ressent à cet instant va changer son existence. Anna lutte contre cette passion. Elle finit pourtant par s'abandonner avec un bonheur coupable au courant qui la porte vers ce jeune officier. Puis Anna tombe enceinte.

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Chapitre 1
Levine s’était beaucoup rapproché de son camarade d’Université ; tout en admirant son jugement, « il pensait que la netteté des conceptions de Katavasof découlait de la pauvreté de nature de son ami ; Katavasof pensait que l’incohérence d’idées de Levine provenait d’un manque de discipline dans l’esprit ; mais la clarté de Katavasof plaisait à Levine, et la richesse d’une pensée indisciplinée chez ce dernier était agréable à l’autre ». Le professeur avait décidé Levine à lui lire une partie de son ouvrage ; frappé par l’originalité de quelques points de vue, il proposa à Levine de le mettre en rapports avec un savant éminent, le professeur Métrof, qui se trouvait momentanément à Moscou, et auquel il avait parlé des travaux de son ami. La présentation se fit très cordialement ce jour-là. Métrof, homme aimable et bienveillant, commença par aborder la question à l’ordre du jour : le soulèvement du Montenegro ; il parla de la situation politique, et cita quelques paroles significatives prononcées par l’Empereur et qu’il tenait de source certaine ; ce à quoi Katavasof opposa des paroles d’un sens diamétralement opposé et de source également certaine, laissant Levine libre de choisir entre les deux versions. « Monsieur est l’auteur d’un travail sur l’économie rurale, dont l’idée fondamentale me plaît beaucoup en ma qualité de naturaliste. Il tient compte du milieu dans lequel l’homme vit et se développe, ne l’envisage pas en dehors des lois zoologiques, et l’étudie dans ses rapports avec la nature. – C’est fort intéressant, dit Métrof. – Mon but était simplement d’écrire un livre d’agronomie, dit Levine en rougissant, mais malgré moi, en étudiant l’instrument principal, le travailleur, je suis arrivé à des conclusions fort imprévues. » Et Levine développa ses idées, tout en tâtant prudemment le terrain, car il savait à Métrof des opinions opposées à l’enseignement politico-économique du moment, et doutait du degré de sympathie qu’il lui accorderait. « En quoi le Russe, selon vous, diffère-t-il des autres peuples en tant que travailleur ? Est-ce au point de vue que vous qualifiez de zoologique, ou à celui des conditions matérielles dans lesquelles il se trouve ? » Cette façon de poser la question prouvait à Levine une divergence d’idées absolue ; il continua néanmoins à exposer sa thèse, qui consistait à démontrer que le peuple russe ne peut avoir les mêmes rapports avec la terre que les autres nations européennes, par ce fait qu’il se sent d’instinct prédestiné à coloniser d’immenses espaces encore incultes. « Il est aisé de se tromper sur les destinées générales d’un peuple en formant des conclusions prématurées, remarqua Métrof en interrompant Levine, et quant à la situation du travailleur, elle dépendra toujours de ses rapports avec la terre et le capital. » Et, sans donner à Levine le temps de répliquer, il lui expliqua en quoi ses propres opinions différaient de celles qui avaient cours. Levine n’y comprit rien, et ne chercha même pas à comprendre ; pour lui, Métrof, comme tous les économistes, n’étudiait la situation du peuple russe qu’au point de vue du capital, du salaire et de la rente, tout en convenant que, pour la plus grande partie de la Russie, la rente était nulle, le salaire consistait à ne pas mourir de faim, et le capital n’était représenté que par des outils primitifs. Métrof ne différait des autres représentants de l’école que par une théorie nouvelle sur le salaire, qu’il démontra longuement. Après avoir essayé d’écouter, d’interrompre pour exprimer son idée personnelle, et prouver ainsi combien peu ils pouvaient s’entendre, Levine finit par laisser parler Métrof, flatté au fond de voir un homme aussi savant le prendre pour confident de ses idées, et lui témoigner autant de déférence ; il ignorait, que l’éminent professeur, ayant épuisé ce sujet avec son entourage habituel, n’était pas fâché de trouver un auditeur nouveau, et qu’il aimait d’ailleurs à causer des questions qui le préoccupaient, trouvant qu’une démonstration orale contribuait à lui en élucider à lui-même certains points. « Nous allons nous mettre en retard », fit enfin remarquer Katavasof consultant sa montre. « Il y a aujourd’hui séance extraordinaire à l’Université à l’occasion du jubilé de cinquante ans de Swintitch, ajouta-t-il en s’adressant à Levine ; j’ai promis de parler sur ses travaux zoologiques. Viens avec nous, ce sera intéressant. – Oui, venez, dit Métrof, et après la séance faites-moi le plaisir de venir chez moi pour me lire votre ouvrage ; je l’écouterai avec plaisir. – C’est une ébauche indigne d’être produite, mais je vous accompagnerai volontiers. » Quand ils arrivèrent à l’Université, la séance était déjà commencée ; six personnes entouraient une table couverte d’un tapis, et l’une d’elles faisait une lecture ; Katavasof et Métrof prirent place autour de la table ; Levine s’assit auprès d’un étudiant et lui demanda à voix basse ce qu’on lisait. « La biographie. » Levine écouta machinalement la biographie, et apprit diverses particularités intéressantes sur la vie du savant dont on fêtait le souvenir. Après ce morceau vint une pièce de vers, puis Katavasof lut d’une voix puissante une notice sur les travaux de Swintitch. Après cette lecture, Levine, voyant l’heure avancer, s’excusa auprès de Métrof de ne pouvoir passer chez lui et s’esquiva ; il avait eu le temps, pendant la séance, de réfléchir à l’inutilité d’un rapprochement avec l’économiste pétersbourgeois ; s’ils étaient destinés l’un et l’autre à travailler avec fruit, ce ne pouvait être qu’en poursuivant leurs études chacun de son côté. Lvof, le mari de Nathalie, chez lequel Levine se rendit en quittant l’Université, venait de se fixer à Moscou pour y surveiller l’éducation de ses jeunes fils ; luimême avait fait ses études à l’étranger, et avait passé sa vie dans les principales capitales de l’Europe, où l’appelaient des fonctions diplomatiques. Malgré une différence d’âge assez considérable et des opinions très dissemblables, ces deux hommes s’étaient pris d’amitié l’un pour l’autre. Levine trouva son beau-frère en tenue d’intérieur, lisant avec un pince-nez, debout devant un pupitre ; le visage de Lvof, d’une expression encore pleine de jeunesse, et auquel une chevelure frisée et argentée donnait un air aristocratique, s’éclaira d’un sourire en voyant entrer Levine, qui ne s’était pas fait annoncer. « J’allais envoyer prendre des nouvelles de Kitty, dit-il ; comment va-t-elle ? et il avança un fauteuil américain à bascule. Mettez-vous là, vous y serez mieux. Avezvous lu la circulaire du Journal de Saint-Pétersbourg ? Elle est fort bien », demanda-t-il avec un léger accent français. Levine raconta ce qui lui avait été dit des bruits en circulation à Pétersbourg, et, après avoir épuisé la question politique, il conta son entretien avec Métrof, et la séance de l’Université. « Combien je vous envie vos relations avec cette société de professeurs et de savants ! dit Lvof qui l’avait écouté avec le plus vif intérêt. Je ne pourrais, il est vrai, en profiter comme vous, faute de temps et d’une instruction suffisante. – Je me permets de douter de ce dernier point, répondit en souriant Levine, que cette humilité toucha par sa simplicité. – Vous ne sauriez croire à quel point je le constate, maintenant que je m’occupe de l’éducation de mes fils ; non seulement il s’agit de me rafraîchir la mémoire, mais il me faut refaire mes études. Vous en riez ? – Bien au contraire, vous me servez d’exemple pour l’avenir, et j’apprends en vous voyant avec vos enfants comment il me faudra remplir mes devoirs envers les miens. – Oh ! l’exemple n’a rien de remarquable. – Si fait, car jamais je n’ai vu d’enfants mieux élevés que les vôtres. » Lvof ne dissimula pas un sourire de satisfaction. En ce moment la belle Mme Lvof, en toilette de promenade, les interrompit. « Je ne vous savais pas ici, dit-elle à Levine ; comment va Kitty ? Vous savez que je dîne avec elle aujourd’hui ? » Les plans de la journée furent discutés entre les époux, et Levine s’offrit pour accompagner sa belle-sœur au concert. Au moment de partir il se rappela la commission de Kitty au sujet de Stiva. « Oui, je sais, dit Lvof, maman veut que nous lui fassions de la morale, mais que puis-je lui dire ? – Eh bien, je m’en charge », s’écria Levine en souriant, et il courut rejoindre sa belle-sœur, qui l’attendait au bas de l’escalier, enveloppée de ses fourrures blanches. On exécutait ce jour-là deux œuvres nouvelles à la matinée musicale qui se donnait dans la salle de l’Assemblée : une fantaisie sur le Roi Lear de la steppe et un quatuor dédié à la mémoire de Bach. Levine avait un grand désir de se former une opinion sur ces œuvres écrites dans un esprit nouveau, et, pour ne subir l’influence de personne, il alla s’adosser à une colonne, après avoir installé sa belle-sœur, décidé à écouter consciencieusement et attentivement. Il évita de se laisser distraire par les gestes du chef d’orchestre, par les toilettes des dames, par la vue de toutes ces physionomies oisives, venues au concert pour tout autre chose que la musique. Il évita surtout les amateurs et les connaisseurs, qui parlent si volontiers, et debout, les yeux fixés dans l’espace, il s’absorba dans une profonde attention. Mais plus il écoutait la fantaisie sur le Roi Lear, plus il sentait l’impossibilité de s’en former une idée nette et précise ; sans cesse la phrase musicale, au moment de se développer, se fondait en une autre phrase, ou s’évanouissait, en laissant pour unique impression celle d’une pénible recherche d’instrumentation. Les meilleurs passages venaient mal à propos, et la gaîté, la tristesse, le désespoir, la tendresse, le triomphe, se succédaient avec l’incohérence des impressions d’un fou, pour disparaître de même. Levine, quand le morceau se termina brusquement, fut étonné de la fatigue que cette tension d’esprit lui avait causée ; il se fit l’effet d’un sourd qui regarderait danser, et, en écoutant les applaudissements de l’auditoire, il voulut comparer ses impressions à celles de gens compétents. On se levait de tous côtés pour se rapprocher et causer dans l’entr’acte des deux morceaux, et il put joindre Pestzoff, qui parlait à l’un des principaux connaisseurs de musique. « C’est étonnant ! disait Pestzof de sa voix de basse. Bonjour, Constantin Dmitrich. Le passage le plus riche en couleur, le plus sculptural, dirais-je, est celui où Cordelia apparaît, où la femme, « das ewig Weibliche », entre en lutte avec la fatalité. N’est-ce pas ? – Pourquoi Cordelia ? demanda timidement Levine qui avait absolument oublié qu’il s’agissait du roi Lear. – Cordelia apparaît, voyez-vous ? dit Pestzof indiquant le programme à Levine, qui n’avait pas remarqué le texte de Shakespeare traduit en russe, et imprimé sur le revers du programme. On ne peut suivre sans cela. » L’entr’acte se passa à discuter les mérites et les défauts des tendances wagnériennes, Levine s’efforçant de démontrer que Wagner avait tort d’empiéter sur le domaine des autres arts, Pestzof voulant prouver que l’art est un, et que pour arriver à la grandeur suprême il faut que toutes les manifestations en soient réunies en un seul faisceau. L’attention de Levine était épuisée ; il n’écouta plus le second morceau, dont la simplicité affectée fut comparée par Pestzof à une peinture préraphaëlique, et aussitôt après le concert il se hâta de rejoindre sa belle-sœur. En sortant, après avoir rencontré des personnes de connaissance avec lesquelles il échangea les mêmes remarques politiques et musicales, il aperçut le comte Bohl, et la visite qu’il devait faire lui revint à l’esprit. « Allez-y bien vite, dit Nathalie, à laquelle il confia ses remords, et qu’il devait accompagner à une séance publique d’un comité slave. Peut-être la comtesse ne reçoit-elle pas. Vous viendrez ensuite me rejoindre. » « On ne reçoit peut-être pas ? demanda Levine en entrant dans le vestibule de la maison Bohl. – Si fait, veuillez entrer », répondit le suisse en ôtant résolument la fourrure du visiteur. « Quel ennui ! pensa Levine qui retirait un de ses gants en soupirant, et tournait mélancoliquement son chapeau entre ses mains. Que vais-je leur dire ? et que suis-je venu faire ici ! » Dans le premier salon il rencontra la comtesse qui donnait d’un air sévère des ordres à un domestique ; son visage se radoucit en apercevant Levine, et elle le pria d’entrer dans un boudoir où ses deux filles causaient avec un officier supérieur. Levine entra, salua, s’assit près d’un canapé, et posa son chapeau entre ses genoux. « Comment va votre femme ? Vous venez du concert ? nous n’avons pu y aller », dit une des jeunes filles. La comtesse parut, s’assit sur le canapé et, se tournant vers Levine, reprit la série des mêmes questions : la santé de Kitty, le concert, et ajouta, pour varier, quelques détails sur la mort subite d’une amie. « Avez-vous été hier à l’Opéra ? – Oui. – La Lucca a été superbe. » Et ainsi de suite jusqu’à ce que l’officier supérieur se levât, saluât et sortît. Levine fit mine de suivre cet exemple, mais un regard étonné de la comtesse le retint : le moment n’était pas venu. Il se rassit, tourmenté de la sotte figure qu’il faisait, et de plus en plus incapable de trouver un sujet de conversation. « Irez-vous à la séance du comité ? demanda la comtesse : on dit qu’elle sera intéressante. – J’ai promis d’y aller chercher ma belle-sœur. » Nouveau silence, pendant lequel les trois dames échangèrent un regard. « Il doit être temps de partir », pensa Levine, et il se leva. Les dames ne le retinrent plus, lui serrèrent la main et le chargèrent de mille choses pour sa femme. Le suisse, en lui remettant sa pelisse, lui demanda son adresse, et l’inscrivit gravement dans un superbe livre relié. « Au fond, tout cela m’est bien égal, pensa Levine, mais, bon Dieu, qu’on a l’air bête ! et combien tout cela est inutile et ridicule. » Il alla chercher sa belle-sœur, la ramena chez lui, y trouva Kitty en bonne santé, et se rendit au club, où il devait rejoindre son beau-père. Levine n’avait pas remis le pied au club depuis le temps où, après avoir terminé ses études, il passa un hiver à Moscou ; mais ses souvenirs à demi effacés se réveillèrent devant le grand perron, au fond de la vaste cour circulaire, lorsqu’il vit le suisse lui ouvrir, en le saluant, la porte d’entrée et l’inviter à quitter ses galoches et sa fourrure avant de monter au premier. Comme autrefois il éprouva une espèce de bien-être auquel se joignait le sentiment de se trouver en bonne compagnie. « Voilà longtemps que nous n’avons eu le plaisir de vous voir, dit le second suisse qui le reçut au haut de l’escalier et auquel tous les membres du club, ainsi que toute leur parenté, étaient connus. Le prince vous a inscrit hier ; Stépane Arcadiévitch n’est pas encore arrivé. » Levine, en entrant dans la salle à manger, trouva les tables presque entièrement occupées ; parmi les convives il reconnut des figures amies : le vieux prince, Swiagesky, Serge Ivanitch, Wronsky ; et tous, jeunes et vieux, semblaient avoir déposé leurs soucis au vestiaire avec leurs fourrures, pour ne plus songer qu’à jouir des douceurs de la vie. « Tu viens tard, dit le vieux prince, tendant la main à son gendre par-dessus l’épaule et en souriant. Comment va Kitty ? ajouta-t-il en introduisant un coin de sa serviette dans une boutonnière de son gilet. – Elle va bien et dîne avec ses deux sœurs. – Tant mieux ; tiens, va vite te mettre à cette table là-bas, ici tout est pris, dit le prince en prenant avec précaution une assiettée d’ouha [6] de la main d’un domestique. – Par ici, Levine, » cria une voix joviale du fond de la salle. C’était Tourovtzine assis près d’un jeune officier et gardant deux places qu’il destinait à Oblonsky et à Levine. Celui-ci prit avec plaisir une des chaises réservées, et se laissa présenter au jeune officier. « Ce Stiva est toujours en retard. – Le voici. – Tu viens d’arriver, n’est-ce pas ? demanda Oblonsky à Levine lorsqu’il fut près de lui. Allons prendre un verre d’eau-de-vie. » Et avant de commencer leur dîner les deux amis s’approchèrent d’une grande table sur laquelle une zakouska des plus variées était dressée ; Stépane Arcadiévitch trouva moyen néanmoins de demander un hors-d’œuvre spécial, qu’un laquais en livrée s’empressa de lui procurer. Aussitôt après le potage on fit servir du champagne ; Levine avait faim, il mangea et but avec un grand plaisir, s’amusant de bon cœur des conversations de ses voisins. On raconta des anecdotes un peu légères, on se porta des toasts réciproques en faisant disparaître les bouteilles de champagne l’une après l’autre ; on parla chevaux, courses, et l’on cita le trotteur de Wronsky, Atlas, qui venait de gagner un prix. « Et voilà l’heureux propriétaire lui-même », dit Stépane Arcadiévitch vers la fin du dîner, se renversant en arrière sur sa chaise, pour tendre la main à Wronsky qu’accompagnait un colonel de la Garde d’une stature gigantesque ; Wronsky se pencha vers Oblonsky, lui murmura d’un air de bonne humeur quelques mots à l’oreille, et avec un sourire aimable tendit la main à Levine. « Enchanté de vous rencontrer, lui dit-il, je vous ai cherché dans toute la ville après les élections : vous aviez disparu. – C’est vrai, je me suis esquivé le même jour. Nous venons de parler de votre trotteur, je vous en fais mon compliment. – N’élevez-vous pas aussi des chevaux de course ? – Moi, non ; mais mon père avait une écurie, et par tradition je m’y connais. – Où as-tu dîné ? demanda Oblonsky. – À la seconde table derrière les colonnes. – On l’a accablé de félicitations ; c’est joli, un second prix impérial ! Ah ! si je pouvais avoir la même chance au jeu ! dit le grand colonel. – C’est Yavshine », dit Tourovtzine à Levine en voyant le géant se diriger vers la chambre dite infernale. Wronsky s’attabla près d’eux, et, sous l’influence du vin et de l’atmosphère sociable du club, Levine causa cordialement avec lui ; heureux de ne plus sentir de haine contre son ancien rival, il fit même une allusion à la rencontre qui avait eu lieu chez la princesse Marie Borisowna. « Marie Borisowna ? quelle femme ! s’écria Stépane Arcadiévitch, et il conta sur la vieille dame une anecdote qui fit rire tout le monde, et principalement Wronsky. – Eh bien, messieurs, si nous avons fini, sortons, » dit Oblonsky.

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