C'était de la haine !

2108 Mots
CHAPITRE 11 Sans vous mentir, elle m'excite déjà... La Policière : Merci princesse, à la prochaine. Moi : À la prochaine... Mais attends-moi ! Isabelle : Tu penses que Prince est vraiment un des microbes ? Moi : Tu as déjà dit de ne pas juger de la pièce par l'échantillon ; donc on saura toute la vérité quand on l'aurait vu. Isabelle : On y ira toute de suite... Moi : Toute suite ? pourquoi ça ne peut pas attendre un autre jour ? Elle s'arrête et me fait face. Isabelle : Si tu ne veux pas m'y accompagner,il faut dire Moi (contrainte) : Bon,on y va Avec toute l'embouteillage de Cotonou, on y est arrivé dans pas moins d'une heure. On a rempli les formalités qu'il faut et on nous a amené Prince : le point faible d'Isabelle. Quand j'y pense, ça me fait marrer des fois. Est-ce que moi aussi je serai amoureux d'un homme un jour comme ça ? Je ne vais rien dire pour le moment. Jattends juste pour voir, puisqu'ils ont dit que l'amour fait des magies. Prince : Merci d'être venues. Il a l'air trop triste,ça se voit sur ses yeux ; d'ailleurs qui serait heureux dans une prison,avec ce que j'ai entendu qu'ils y vivent,je ne le souhaite même pas à mon pire ennemie. Isabelle : Tu n'en as pas besoin ; c'est un devoir pour moi. Prince : Ok, remercions alors ton amie qui t'a accompagné au moins Mounirath : Tu fus mon beauf ; donc, c'est normal. Agɔn wɛ flɛ jɛ agɔn kanmɛn. Prince (sourire forcé) : Ok,merci beaucoup les filles. Isabelle : Prince, dis-moi la vérité, tu étais vraiment parmi ces microbes ? Prince : C'est difficile à croire mais je n'y étais pour rien ; même les microbes m'ont innocenté pourtant j'ai été déféré. Isabelle : Tu as été innocenté par les microbes, mais déféré ? Prince (tristement) : Oui. Isabelle : Il y a sûrement quelqu'un derrière tout ça. Mais, d'abord hein ! Comment ça s'est passé, et tu as été arrêté avec eux ? Prince : Pardon, je ne veux pas en parler. Isabelle : Ok, c'est comme tu veux ; mais t'inquiète, je suis là pour toi, je te ferai sortir. Prince : Merci beaucoup Isabelle. Isabelle : Mais, à une seule condition... Prince : Laquelle ? Isabelle : Tu m'acceptes comme ta femme. Prince (sourire) : On a été ensemble comme une famille pendant trois ans, tu pourrais m'aider sans aucune condition. Isabelle : On dit souvent que l'occasion fait le larron ; donc, je ne veux pas rater cette opportunité pour t'avoir pour moi toute seule. Prince : Ok oh ! Si c'est ce que tu veux je vais y réfléchir ; mais d'ailleurs, comment saurais-tu que je t'ai accepté ? Isabelle : C'est simple, j'arrange le mariage à la mairie, et je t'amène les papiers que tu signes. Prince : Houn ! Tu es forte hein ! OK, je vais y réfléchir ! Isabelle : Une chose ! Le garde : Jeune, il est l'heure ! Isabelle : Ta fiancée est venue te voir ? Prince : Laquelle ? Isabelle : Hum, elles sont nombreuses ? Je parle de Adjarath. Prince : Non, elle n'est pas venue. Isabelle écrit son numéro sur un bout de papier et le lui remettre avec un billet de deux mille francs. Isabelle : Dès que tu aurais accepté mon offre, appelle-moi. Prince : À la prochaine, merci énormément d'être là. Oh ! Prince ! Pourtant, Adjarath a dit que ses parents étaient vachement riche hein ! Hum ! La vie,et rien n'est stable,tout peut changer à tout moment. J'ai même pitié pour lui. Là où il m'énerve de trop ; c'est quand une enfant de riche, belle comme ça se donne à lui gratuitement et il se le joue les durs. Je ne sais pas pour qui il se prend. Peut-être, certains sont nés apparemment pour mourir dans la pauvreté. En tout cas, ékanmian (ça ne me regarde pas). Après l'avoir quitté, on est allé dans un hôtel de grande classe pour bien se la pilonner dans tous les coins et recoins de la pièce. C’était ouf. Vous en n'aurez pas idées. ELIAS Dans Bourguignottes et pompons rouges, Charles Le Goffic disait qu'il y a certaines personnes, ‟quelques pitoyables que nous nous montrions pour eux, nous garderont jusqu'au bout la même haine inexpiable ; [...].” C'est ce qui m'arrive actuellement. Je regrette puis je m'en veux de ne pas pouvoir toujours aimer Prince comme il le faut. Cest d'ailleurs pourquoi je l'ai fui toutes ces années avant que je ne sois obligé de l'aider.Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé. Prince et moi, on a passé cinq ans ensemble. Cinq ans pendant lesquelles il m'a toujours énervé. Quel que soit là où on va, que ça soit le campus, le resto, la plage,les boîtes, c'est toujours lui que les gens apprécient. Le plus grave, c'est côté fille. Même les filles que je désire le voulaient. Il y a même une, je lui ai fait la cours, c'était une camarade de classe;elle m'a dit carrément qu'elle ne voulait pas de moi, que si je pouvais l'aider pour qu'elle ait mon ami dans son lit, elle me donnera un million de francs cfa. Je n'ai pas pu supporter. Ça s'est fini en bagarre entre elle et moi. Donc ne me jugez pas. Tout chez lui m'énerve. Je le hais et je le hais trop même. C'est Mathieu RICARD qui a raison quand il disait que ‟la haine nous fait voir l'autre sous un jour entièrement défavorable. Elle nous conduit à amplifier ses défauts et à ignorer ses qualités” dans Plaidoyer pour l'altruisme. J’ai beau essayé mais je n'ai pas pu moi. Cest pourquoi quand l'occasion s'est présentée, j'ai profité pour le faire virer de la maison. Depuis le départ de Prince, personne n'a plus daigné en parler. Chacun s'est dirigé dans son lit la nuit-là. Cest ce matin que papa a convoqué toute la famille en réunion. On a aussi su que Prince a été arrêté la même nuit. Il est dit quil serait parmi une b***e de microbes, mais c'est très très faux ça. Jen suis sûr. Mon père : Mahuna ! Raconte-nous comment la chose s'est exactement passée. Elle raconte la même histoire comme la dernière fois : Moi : Papa je peux parler ? Mon père : Oui vas-y. Moi : Papa, tout ce que Mahuna a raconté, ce sont des bouillies pour les chats. Il ny a aucune onde de vérité dedans. Ma mère : Dis-nous alors la vérité Moi : Prince, je le connais bien. Partout où il est passé, les filles ont toujours tombé sous son charme. Je ne sais pas si l'on a versé un gris-gris sur lui ou quelque chose du genre qui attire les filles vers lui, mais les filles ont toujours voulu l'avoir. Étant donné que je le connaissais déjà, le lendemain du jour qu'il s'est installé ici, j'ai mis une caméra cachée dans sa chambre et dans sa salle de bain ; donc, je vous invite à regarder cette vidéo. Je mets ma clé USB dans la télévision et l'allume. Un silence de mort s'est installé dans le salon. Les parents n'arrivent plus à ouvrir leurs bouches. Ils ne font que regarder à tout de rôle Mahuna. Elle-même ne s'est plus là où mettre la tête. Mon père : Éteins ça, dit-il entre l'angoisse et la colère. Mais Elias, tu savais tout, mais pourquoi tu as tenu à ce que Prince soit chassé la nuit-là ? Moi : À vrai dire, le fait qu'il vivait ici me gênait. Il m'énerve trop, dis-je honteux. Ma mère : Il t'énerve comment ? Moi : Je ne supporte pas le fait qu'il soit aimé plus que moi. Vous voyez ! Même ma propre sœur est prête à se donner gratuitement à lui. Mon père : Tu as vu ce que tu as créé aṣawo (prostituée) ? dit-il en lui assénant une gifle qui la fait sursauter. Ma mère : Vas-y doucement avec elle. Mon père (s'adressant à moi) : Donne-moi la clé. Tu connais le commissariat où est détenu Prince ? Moi : Oui. Je pense que c'est celui de Calavi. Mon père : J'ai une réunion très urgent tout à l'heure. Demain on va y aller. Mais toi, tu verras, dit-il en s'adressant à Mahouna. ADJARATH Ouais ! Vous avez raté une tare de choses ! Papa a tenu sa promesse et j'ai été vraiment au Brésil. Cétait trop chic. Jy ai passé une semaine pleine. J'ai demandé à papa d'y retourner et il m'a promis que même si je veux y passer le restant ma vie là-bas, quil est prêt à le faire pour moi, mais il va me falloir suivre la formation pour pouvoir maîtriser le portugais, leur langue officielle. Nonobstant toute cette détente, je n'arrive pas à enlever Prince de ma tête;malgré tous mes efforts d'ailleurs. Il y a une partie de moi qui me dit que je suis en train de faire un jugement infondé. Tout ce que je pense pourrait être faux. Mais qu'est-ce qui prouve qu'il est saint ? Aucune preuve ! Dès mon retour, j'ai même su grâce à Mounirath qu'il a été arrêté, qu'il faisait partie d'une b***e de microbes qui opérait. Pourtant, je n'ai jamais vu Prince se comporter comme quelqu'un qui faisait des choses louches. J'avais accès à tout chez lui. Comment arrivait-il à cacher ses armes et je ne suis jamais tombée dessus ? Mounirath m'a aussi raconté des choses du genre qu'après notre séparation, qu'elle a su grâce à une de ses amies que les filles patrouillaient chez Prince en désordre. Pourtant la dernière fois que j'ai envoyé le gardien chez lui, il ne l'a pas vu à la maison et c'est chez l'un de ses amis qu'il est allé pour récupérer ma moto. Ça inquiète tout ça,il y a quelque chose qui ne croche pas quelque part.Ou bien je suis entrain de défendre juste Prince parce que je l'aime toujours et son amour me hante ? Il va falloir que je fasse mes enquêtes pour être sûr que je ne me trompe pas,parce que "qui n'a pas fait l'enquête,n'a pas droit à la parole" ! Bon, je me rendrai tout à l'heure même chez Mounirath; quelque chose me dit que je pourrais trouver une piste chez elle. Je ne vais même pas l'appeler, j'irai juste lui tomber dessus. Côté boulot,je reprends le lundi prochain... Je prends un bain rapidement fait et me change. Je m'y suis rendu avec ma moto. CHEZ LES MOUNIRATH : Le gardien : Bonne arrivée choupompom, dit-il en m'ouvrant le portail. Comment tu vas ? Moi : Bien tonton et vous ? Le gardien (rire): On est là avec aka (galère) hein. Cest toi j'attendais même pour payer atassi (un mélange d'haricots avec du riz) chez Honon (mère des jumeaux), dit-il pour me taquiner. Je fouille mon sac et lui donne un billet de mille francs. Il s'intéresse trop aux gens. Cest pourquoi je l'apprécie beaucoup : Le gardien : Hein ? Tout ça pour moi ? Moi (Souriante) : C'est trop ou bien ? De diminuer ? Le gardien : Ayiii ! Toi aussi ! Je voulais dire d'augmenter, mais je vais accepter ça comme ça. E na ṣɛ na we tɔ (merci beaucoup à toi) ! Moi : Mon oncle et ma tante sont là ? Le gardien : Ils sont en voyage depuis la semaine passée. Moi : Et Mounirath ? Elle est là ? Le gardien : Oui. Elle est làte (blague) avec son amie jolie jolie là. Hum ! Une amie ? Sûrement l'une de ces filles avec qui elle fait ses choses abominables. Ne soyez pas étonnés. Je sais bien qu'elle est lesbienne, mais je ne peux pas en parler à ses parents. Ils vont la tuer à coup sûr.J'ai essayé de la ramener aussi à la raison mais elle est toujours campée sur sa décision,elle me dit que je ne sais pas ce qu'elle a vécu,donc de m'occuper de ce que je sais ;et c'est là qu'elle me paraît plus bizarre ; qu'est-ce que ma cousine aurait vécu d'aussi horrible,et n'en veut jamais parler ? Dans tous les cas, ça fait son affaire.. Je rentre en douce pour ne pas qu'elles constatent que je suis là. Elles ne sont pas au salon. Curieusement, je suis montée dans sa chambre puis j'ouvre la porte sans toquer. Que vois-je ? Qui vois-je ? ...
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