La source des vicissitudes

1673 Mots
CHAPITRE 12 Je rentre en douce pour ne pas qu'elles constatent que je suis là. Elles ne sont pas au salon. Curieusement, je suis montée dans sa chambre puis j'ouvre la porte sans toquer. Que vois-je ? Qui vois-je ? La même fille qui s'embrassait avec Prince la dernière fois. Mounirath et elle se la mangent en soixante-neuf. Quand elles m'ont vu, elles ont sursauté. Mounirath : C'est quelle manière ça ? Comment tu peux entrer dans ma chambre sans toquer ? Tu ne peux pas attendre au salon ? Moi : Là n'est pas le problème. Tu connais cette "chose" où ? Dis-je en balayant l'autre des yeux. Isabelle : E ni yin kplohoun na wé (Jamais de ta vie). Ne me traite plus de "chose". Moi : Sinon tu vas faire quoi ? Mounirath : Isabelle laisse-moi gérer ça. C'est mon amie. Plus qu'amie même, donc je ne t'autorise pas que tu l'appelles chose. Moi : Et vous vous êtes connues depuis quand ? Isabelle : Ne lui cache rien Mouni. Moi : Mouni ! Dis-moi que ce n'est pas à quoi je pense. Donc, si je pige bien, tu as planifié la séparation de Prince et moi avec cette abominable chose ! Kpaaaaaaaaaaa me fais-je gifler par la soi-disant Isabelle. Moi aussi je la réplique avec deux bonnes gifles qui la faire saccader, avant que Mounirath ne vienne se mettre entre nous. Mounirath : S'il te plaît Adjara ! Il faut rentrer. Après on va se voir. Moi : Je ne sors pas. Ici c'est chez mon oncle, d'où chez moi. C'est donc à ton déchet d'amie que tu vas dire de sortir. L'Isabelle veut s'approcher de moi, mais Mounirath l'a retenu. Isabelle : Mouni pardon, laisse-moi donner une bonne correction à ta sorcière de cousine. Mounirath : Pardon ne crée pas de dégâts chez moi. Je te demande pardon ! Calme-toi ! dit-elle à L'Isalaide. Pardon il faut partir. On se verra après me dit-il Moi : Je dis non ! Isabelle : Mouni t'inquiète. Moi je vais partir, mais toi sache que c'est juste une partie remise. A ó do alɔ sɔ migo mɛ, akana mɔn ozo (tu viens de lancer une guerre, prépare-toi pour le combat) Moi : Je m'en bats les ovaires. Mounirath la suit et me laisse seule... Après environ dix minutes, Mounirath ne revient plus. J’ai su qu'elle est donc partie avec l’autre, sûrement, pour aller terminer ce qu'elles ont commencé. Tchip. Je finis par rentrer chez moi. Je n'avais pas tort d'avoir soupçonné Mounirath. C'était donc leur plan et je me suis fait avoir. Awo ! Mon pauvre Prince ! N'importe où tu es, que ton âme me pardonne ! Je ne connais même pas là où ils l'ont enfermé. Mais t'inquiète bébé. Je ferai tout pour te retrouver. PRINCE Malgré que les microbes qui ont été arrêtés avec moi ont dit qu'ils ne me connaissent ni d'Adam ni d'Ève, j'ai été déféré au parquet. J'ai voulu avoir des explications, mais nada. D'ailleurs, à qui j'irai demander d'explications ? Je n'ai même pas eu droit à un procès. J'en suis sûr et certains que c'est l'œuvre de Oncle Hubert. Lui, c'est Dieu seul qui sait ce que je lui ai fait. Désormais, ma vie est f****e. Je ne suis né que pour souffrir. L'affliction, c'est mon destin. J'ai choisi enfin de l'accepter. Je ne pleurerai plus. Même mes larmes ne coulent plus. Inconnu : Bonsoir jeune homme. Moi : Oui bonjour dis-je en sursautant. Inconnu : Moi c'est Jérémie, Pasteur Jérémie ; tu me reconnais ? On dort côte à côte dans la même cellule. Moi : Oui je vous reconnais. C'est vous qui m'aviez réveillé hier disant que je vous embrassais. Pasteur Jérémie : Oui tu as bien reconnu. Moi : Excusez-moi beaucoup. Je dormais déjà. Je n'en étais pas conscient, dis-je honteux. Au fait hier nuit, j'ai encore fait un de ces rêves où je couchais avec une femme, c'est de là que j'ai commencé par embrasser le camarade de cellule qui était à côté de moi... Pasteur Jérémie : Je sais, mais si tu veux bien en parler, peut-être on pourrait trouver une solution ensemble. Moi : D'abord, qu'est-ce que vous faites pour être en prison vous ? Pasteur Jérémie (Souriant) : Dieu sait tout. Mais j'ai été envoyé ici pour une affaire de viol. Moi : Viol ! Dis-je étonné. Pasteur Jérémie : Au fait ! Je suis pasteur de l'église protestante. Il y avait de cela deux mois, une dame a commencé par assister à la messe sur ma paroisse, elle venait uniquement avec ses enfants. Un jour, elle m'appela pour dire de venir chez elle puisque l'un de ses enfants a eu une crise. Le jour-là, je faisais quelques courses en ville. Je n'avais même pas pris la peine d'appeler ni ma femme ni aucun membre de l'église. Elle m'a situé chez elle et je m'y suis rendu. Une fois sur les lieux, elle me dit que l'enfant est dans la chambre. Innocemment, je suis rentré avec elle dans la chambre en courant. Mais une fois dans la chambre, je n'y ai vu personne. Elle me pousse sur le lit puis voulut que je couche avec elle. Je me débattais quand son mari apparut. En voyant son mari, elle s'est mise à pleurer ; je n'ai pas eu le temps de m'expliquer. J'ai été frappé, ligoté, honni, enlevé du corps pastoral puis jeté ici. Moi : Hum ! Et votre femme et vos enfants ? Votre famille, vos amis pasteurs. Personne n'a cru en votre innocence ? Pasteur Jérémie : Personne ! J'ai été abandonné à mon sort. Moi : Hum ! L'on sera en train de penser qu'il souffre plus que tout le monde jusqu'à ce qu'on tombe sur un autre cas pire que le sien. Mais, c'est un peu bizarre... Pasteur Jérémie : Pourtant, c'est vrai. Moi : Mais, malgré tout ça, vous arrivez toujours à garder votre visage simple et vous continuez de sourire ; même hier, malgré la chaleur, vous avez prié pendant des heures jusqu'à je me suis endormi, et cela depuis que je suis venu ici. Pasteur Jérémie (souriant) : ‟Rendez grâce en toute chose” dixit la Bible dans 1er Thessaloniciens, 5:18. Mon frère, tu sais ? Sur cette terre, nous sommes en guerre ; et cette guerre est une guerre à la guerre sans fin ; une pause peut intervenir des fois, mais ce n'est pas synonyme de la fin ; la guerre continue ; même la Bible déclare dans Jean 16:33 : ‟Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j`ai vaincu le monde.” Moi, je savais personnellement que Dieu a un plan ; en effet, depuis que mes yeux t'ont perçu, j'ai su pourquoi je suis venu ici. Moi : Ah bon ? Dis-je ébahi. Moi : Oui. D'abord, dis-moi le pourquoi tu faisais des grimaces hier nuit jusqu'à commencer par m'embrasser, dit-il souriant. Moi (triste) : Hum ! Oho jan wɛ mɛ ! (C'est un peu compliqué). Depuis mon bas âge, j'aime regarder les films érotiques. À un moment, j'ai commencé par avoir des envies sexuelles surtout. Étant trop timide, j'ai opté pour la m**********n. Pourtant, pleines de filles couraient derrière moi, mais j'ai aussi peur de tomber amoureux. Et depuis que j'ai su qu'un homme s'est suicidé parce qu'il a été trahi par sa fiancée, j'ai continué mon voyage dans la m**********n ; mais à un moment, j'ai compris que je ne me faisais pas du bien, puisqu'apparemment toutes les nuits, je me retrouve en train de coucher avec des femmes. La déveine surgissait dans tout ce que je faisais. J'ai ainsi fait des recherches, et on m'a dit que le fait que je couche avec des femmes dans la nuit peut causer ça. Je m'y suis lancé donc dans des aventures amoureuses, mais aucune d'elles n'a abouti à quelque chose de bon. Disons même qu'en quelque sorte, c'est la cinquième qui me donnait peu à peu goût à la vie qui ma amené ici... Pasteur Jérémie : Je vois maintenant. C'est depuis le premier jour que je t'ai perçu ici que l'Esprit Saint m'a dit que tu es la personne à cause de qui je suis venu ici. Moi : Ah bon ? Pasteur Jérémie : Donc, c'est depuis lorsque j'ai commencé par prier pour demander comment je pourrais t'aider. Il m'a été montré que tu es entouré des esprits malsains ; la plupart des prières que je faisais donc, je le fis pour toi aussi, pour ta délivrance. Mais est-ce que tu es conscient que ce sont ces films érotiques que tu regardais qui t'ont poussé à la m**********n, d'où la présence des femmes de nuit avec lesquelles tu couches à chaque fois dans tes sommeils ? Moi : Il faut avouer qu'au fil du temps, je l'ai su mais je n'arrivais plus à abandonner ça. Pasteur Jérémie : Sais-tu également que ces femmes de nuit sont des porteuses de poisse et que c'est leur présence qui attire dans ta vie les esprits maléfiques ? Moi : Oui, je l'ai su grâce à mes recherches, et je l'ai dit toute à l'heure. Pasteur Jérémie : Les films érotiques conduisent généralement à la m**********n, et la m**********n quant à elle, crée la présence des hommes et des femmes de nuit. Eux autres attirent par conséquent toutes sortes d'esprits maléfiques. Ce qui engendre les déboires, des fébrilités, des obstacles, des malheurs dans la vie du sujet qui la pratique. Moi : Hum ! J'ai essayé de laisser mais je n'ai pas pu. Pasteur Jérémie : L'esprit derrière les films érotiques contribue en grande partie dans l'existence des choses contre natures auxquelles nous assistons aujourd'hui, telle que la p********e, le viol, l'homosexualité, voire même la destruction des foyers. Tu aurais remarqué que toi-même en question tu n'as pas pu avoir une relation stable ? Moi : Oui. Pasteur Jérémie : Les femmes de nuit aussi ...
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