Le regret et la porte de non-retour

1422 Mots
CHAPITRE 13 Pasteur Jérémie : Les femmes de nuit aussi font la jalousie et n'aimeraient pas te voir avec d'autres filles dans le monde réel. Elles vont donc à chaque fois détruire tes relations pour être les seules dans ta vie. C’est pareil pour les hommes ou maris de nuit aussi. Et le plus grave, c'est que tu ne peux pas abandonner si facilement, sauf par la prière... Moi : Hmm soupiré-je. Que dois-je faire maintenant ? Pasteur Jérémie : Belle question ! Exclame-t-il joyeusement. La Bible dans Éphésiens, 6:12-13 dit : ‟-Car nous n`avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. -C`est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.'' Comme je le disais, c'est seulement par la prière que tu peux t'en débarrasser, la prière intense d'ailleurs. Sais-tu au moins qu'en tant que chrétien ton arme de guerre c'est la prière ? Moi : Oui. Pasteur Jérémie : ‟Priez sans cesse.”, dixit la Bible dans 1 Thessaloniciens, 5:17. À partir d'aujourd’hui, toi et moi allons faire trois jours de carême sec. Tu as déjà mangé aujourd'hui ? Moi : Non. J’attendais la récréation. Le superviseur : Hé ! Vous deux, vous faites quoi là-bas ? Moi : Il arrive, allons travailler. MAÎTRE da SYLVA : HUISSIER DE LA FAMILLE TOHON Moi : Ton patron, il est là ? La secrétaire : Oui. Moi : Dis-lui que maître da Sylva souhaiterais le voir. La secrétaire : Ok. Elle avertit son patron par téléphone et me dit que je peux y aller. Sacré Hubert ! Je parie qu'il aurait goûté cette fille-là aussi. Et même si ce n'est pas le cas, il serait déjà en train de le manipuler ; je le connais bien, c'est son boulot. Hubert : Bonjour et bonne arrivée frérot. Comment tu vas ? Moi : Ça ne va pas du tout. Je n'arrive plus à dormir. Hubert : Quoi ? Tu as quoi ? Pourquoi tu n'arrives plus à dormir ? Tu dois te rendre à l'hôpital au lieu de venir ici ! Moi : Hubert ! Ne fais pas semblant. Nous sommes en Afrique, précisément au Bénin. Tu dois savoir de quoi je parle déjà non ? Hubert (Sournois) : Sois un peu plus clair. Moi : Je t'avais demandé la dernière fois qu'on s'était retrouvé, de trouver quelque chose pour Prince dans l'héritage de son père. Même si c'est le trois-quarts. Hubert : Tu sais quoi Justinien ? J'aurais vivement souhaité que tu te mêles de ce qui te regarde. Tu as fait ton job et je t'ai remis déjà ta part. Si maintenant tu ne peux ou veux pas boucler ton clapet, je vais t'aider à le boucler. Moi : Mais, je n'arrive plus à dormir ! Toutes les nuits, les parents du gamin ne font que me pourchasser. Je me suis rendu déjà chez beaucoup de spiritualistes, mais c'est les mêmes choses qu'ils me disent ! Hubert : Qu'est-ce qu'ils disent ?, hurle-t-il. Moi : D'aller redonner la justice à qui de droit ! Hubert : Maintenant sors de mon bureau avant que je ne te tire une balle dans la gueule. Je n'y ajoute plus rien et sors de son bureau. La secrétaire : À la prochaine monsieur ! Moi : À la prochaine tɔ ! Je suis Justinien da Sylva. De nationalité béninoise, je suis l’huissier de justice le plus reconnu de sa génération, car je l'ai été et je le suis toujours pour les familles les plus riches et les plus célèbres du Bénin. Je suis reconnu pour mon intégrité et ma ponctualité, mais pour la famille TOHON, j'ai merdé grave et je m'en veux énormément aujourd'hui. Je rentre dans ma voiture, roule un peu loin. Je gare bien puis mets ma tête sur le volant et commence par penser à quoi faire. Ma femme m'a déjà posé de questions sur ce qui ne va pas fatiguée, mais je ne pourrai rien expliquer. Je crains sa réaction en fait. Hum (respirant profondément) ! Dans quel merdier me suis-je mis ? Que ferais-je maintenant ? Ce sont ces questions que je me posais quand mon téléphone a commencé par sonner. Je ne voulais même pas prendre. C'est probablement sûr et certains que c'est l'un de mes clients, mais sur l'insistance de la personne, je finis par regarder et c'est un numéro inconnu. Je décroche : Moi : Allô ! Maître da Sylva à l'appareil, à qui ai-je l'honneur ? Inconnu : C'est Prince TOHON. Moi (Abasourdi) : Quoi !? Prince TOHON ? Tu es passé par où depuis ces jours ? Prince : Vous n'avez pas su que j'ai été emprisonné ? Moi : Emprisonné ? Où ça ? Prince : Au parquet de Cotonou. Moi : Ce n'est pas vrai ? Et ton oncle ne m'a rien dit ? Prince : Je l'ai vu maintenant, ça fait trop longtemps. Moi : Et comment tu as eu mon numéro ? Prince : Grâce... Moi : Ok. Bon, laisse, on en parlera quand je serai là ! Je viens tout de suite. Prince en prison ? Tu cherches maintenant, il y à la main de Hubert dedans. Je démarre et me mets à rouler à toute l'allure que je pourrais. Arrivé au niveau d'un feu, deux voitures noires, un Lexus et une RAV4 m'ont barré la route malgré que le feu vert soit toujours allumé. L'instant d'après, quatre hommes en costume noir avec des lunettes de soleil sont sortis des voitures et sont venus à ma hauteur : Moi (voulant crier) : Vous... L'un d'eux (Celui qui est au niveau de la vitre côté chauffeur) : Shhhhhh, dit-il en soulevant légèrement sa veste pour me montrer une arme insérée dans son pantalon... Je me la boucle... Lui : Descends et monte à l'arrière. Je m'exécute puis ils montent aussi. Deux hommes sont avec moi et deux sont devant. Ils m'ont ensuite couvert la tête entière d'un tissu noir. Ils ont roulé pendant environ trente minutes. On descend, et ils me conduisent quelque part. Je ne vois rien. De loin, je pourrais entendre des rires sarcastiques. Je reconnais cette manière de rire n'importe où je l'entendrai, c'est celui de Hubert. L'un des hommes : Arrête ici. Hubert : e*****z-lui le pagne. Bravo ! Bravo ! Bravo ! Justinien ! Dit-il en tapant ses mains. Moi : Hubert pour... Kpaaaaaaaaaaa reçois-je sur ma joue de la part de l'un des hommes qui m'a enlevé et il me dit : : Quand le boss parle, on se tait ! Hubert : Laissez-le. Il pense qu'ici, c'est son bureau. Justinien qu'est-ce que je t'ai dit à propos de Prince ? Ne t'ai-je pas dire de "mind your job" ? Moi : Mais... Une autre gifle plus résonnante que l'autre atterrie sur ma joue à nouveau. Pendant qu'on était dans la voiture, j'avais déjà activé l'alarme qui est dans mes chaussures. C'est une alarme avec GPS. La police serait là d'une minute à lautre. Jai aussi gardé sur moi une arme. Des bêtards comme ça ! Ils ne m'ont même pas fouillé. Hubert : Cest depuis que tu as commencé par déconner que j'ai déjà mis ton portable sous écoute. Comme tu es prêt à gâcher ma vie, je vais te prendre la tienne en premier. Donnez-moi un... C'est le retentissement de la sirène de la police qui a coupé le reste de sa phrase. Hubert : Qui a appelé la police ? dit-il en m'attrapant par le col. D'un simple geste, je le tourne face à ses gars comme ça se fait dans les films. Je sors mon arme et la pointe sur lui. Moi : Déposez vos armes dis-je aux gars ! Hubert : Non, tirez sur nous deux. L'un des gars (Sûrement le chef) : Et notre argent ? Comment on l'aura ? Moi : Ne l'écoutez pas ! Je vais vous donner votre argent et plus sur place, si vous nous laissez seuls. Hubert : C'est faux. Il ment ! Tirez ! s'écrie-t-il ! : "Haut les mains tout le monde !" Plus de dix policiers de la Police Républicaines viennent de surgir sur le lieu. Hubert : Merdes ! p****n ! C'est ainsi que nous avons tous été arrêtés,et embarqués ...
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