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473 Mots
Je me trouvais dans la chambre en dessous des escaliers. Elle avait appartenu à mon grand-père. Malgré l'odeur de m********e, cette dernière avait la particularité de m'épargner la dispute qu'avaient mes parents à l'étage. Trente-quatre nuances à servir, je l'avais relue. À nouveau, mes sensations bestiales s'étaient fait ressentir sur ma rose. Je l'avais chouchoutée. Alors que je m'apprêtais à reposer le livre, je remarquais qu'il possédait une suite. Cela m'avait échappé lors de ma précédente lecture. À cet instant, mes yeux s'illuminèrent. Il me fallait cette troisième partie ! J'arrachais mon téléphone à la table de nuit, commençais à chercher sur Internet les librairies qui en avaient des exemplaires. Il en restait juste quelques-unes qui étaient encore ouvertes. J'étais tellement surexcitée, que je gloussais en tapant des pieds sur le lit. Cependant, mon plaisir s'étiola assez vite. Je ne pouvais ni sortir, ni recourir à un achat numérique. Il semblait que mon mot de passe eût été changé à mon insu. Je ressayais plusieurs fois, mais en vain. Je n'y comprenais rien, ça en était aberrant. Après plusieurs tentatives infructueuses pour obtenir un nouveau mot, j'étais excédé. Je jetais le livre sur le mur en face de moi. Ce dernier le frappa. Le bruit qui se produisit m'interpella. Ce mur devrait être un mur plein ? Dans ce cas pourquoi ce son creux ? Le claquement de la porte, central, détourna mon attention. Ça devait sûrement être ma mère. "Cette fois, elle en avait mis du temps pour s'en aller" avais-je pensé en récupérant mon livre. J'immolais mes pensées pour ce mur, ramassais ma couette, mon téléphone et m'extirpais de la chambre. En atteignant la fin des marches, je n'en crue pas mes yeux. Barbara avait l'oreille collée à la porte avec un verre pour stéthoscope. Le temps de me questionner, je ne l'eus. L'intendante me fit signe de fermer la bouche et d'approcher. Cette fille de 35 ans ne changera jamais. Barbara avait des formes généreuses, des joues relevées et une longue chevelure corbeaux. De plus, la nature l'avait pourvue d'un intérêt exagéré pour les histoires d'autrui. Barbara me passa par la suite un verre, comme si elle aurait été informée de l'intérêt que je portais à cette situation. Puis elle me regarda avec moquerie et posa son index sur ma bouche, ensuite reprit position devant la porte. À peine mon verre entra en contact avec la porte, des pas venants de l'intérieur se rapprochèrent de nous. Je ne sus de quelle manière, mais Barbara était déjà au niveau des escaliers. Les dévalant avec précipitation. À mon tour, j'obviai la rencontre avec papa. Je regagnais ma chambre et dans ma diligence, je pris pour direction la penderie. Sauf que mon pied heurta un objet. Je m'attendais à percuter de nouveau du mobilier. Mais c'était une toute autre chose qui se produisit.
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