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458 Mots
La penderie tourna sur elle et me fit passer de l'autre côté. Du côté de sa face cachée. Mes yeux étaient abondants d'incrédulité. Sauf que le froid qui s'exhalait du sol brisait cet état d'esprit. L'excitation, l'étonnement, la joie, l'émerveillement, plusieurs émotions m'envahissaient. Soudainement, la porte fut frappée. C'était la manière de frapper de papa, je l'ai reconnu. Le cocktail d'émotions qui me composaient se dissipa. Mon cœur se mit à battre comme une machine à coudre. Dans un noir total, je me retournais et tâtais le mur qui me faisait face. Il était granuleux et ne semblait porter aucun mécanisme permettant de le passer. À grosse goutte de sueur, j'accélérais mes recherches. Dans un noir total, j'étais empli d'anxiété. Mes membres étaient tremblants alors que je palpais le mur. La chaleur avait pris possession de ma chair, mais aussi de mon souffle. Je croyais que j'étoufferais. Mes mains finirent par tomber sur quelque chose dont la forme me rappelait une poignée. J'essayais de l'abaisser, mais en vain. Le mécanisme était en mauvais état ! ? Je n'eus guère le temps d'exploiter cette idée puisqu'en tirant cette poignée, je me retrouvais de l'autre côté, au beau milieu de mes vêtements. Lorsque son père m'avait retrouvée toute transpirante, respirant comme un taureau, il eut bien du mal à se ressaisir de son calme. Trente minutes, après que papa m'eut quitté, je me levais et m'empressais de verrouiller la porte. Je me rendis par la suite dans mon dressing, le fixant avec tant de questions. Qui savait ce que pourrait me réserver l'autre côté de la penderie ? J'écartais mes vêtements, pour me créer une visibilité vers le fond de cette dernière. J'y posais ma main. Nul effet. Je reposais ma main sur la surface, mais rien ne se produisit à mon plus grand étonnement. Chaussures, chaise, table, réveil, je me résolus à tous catapulter sur la penderie excepté mes livres. Toutefois, ce maudit meuble était tout aussi scellé que son intimité. Une idée folle me vint alors à l'esprit. Depuis la salle de bain, je me lançais dans une course qui me fit rencontrer la penderie tout en me procurant une douleur d'une ardeur brève. Je retournais m'asseoir sur mon lit, plus qu'abattue. Je me demande pourquoi cette fichue penderie ne s'ouvre plus ? Pourtant, je l'ai traversé tout à l'heure ! Où alors suis-je devenue folle ? Exaspérée, je jetais 34 nuances à servir sur la bibliothèque. Il rencontra un autre livre et le fit tomber. Ce dernier frappa le sol et l'une des bordures en bois de sa reliure craqua. Le bruit, le bruit, ce mot ne faisait que marteler mon esprit. J'avais déjà suivi un bruit semblable, c'était dans la matinée. La bibliothèque. Le cutter !
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