La nuit était jeune, l'air assez frais et le temps humide.
Mon meilleur ami et moi, nous nous étions fait une accolade avant de nous séparer. Son père avait envoyé son chauffeur le récupérer.
Marc m'avait proposé de me déposer, sauf que j'avais décliné son offre. Je désirais marcher pour profiter de l'air. Après une baston, ça faisait toujours du bien.
Je reconnus que nous n'avions pas été tendres avec ces mecs, mais ils l'avaient bien cherché.
À quelques mètres de la salle de sport, je fus interpellé par un klaxon. Je me retournais, c'était une voiture qui sentait le fric. L'une des vitres se baissa. Un homme distingué, avec un visage aux joues creusé et des cheveux poivre-sel, m'interpella.
— Bonsoir mon beau jeune homme, j'ai besoin de vos services.
Au même moment, la porte s'ouvrit, mais je détournais mon visage et continuais de marcher.
— Désolé le vioc, mais moi je mange un autre type de pain.
— Veuillez m'excuser pour cette confusion, sauf que vous m'intéressez pour une toute autre raison.
— Aboule, j'ai pas toute la vie. disais-je en me retournant.
— Si vous voulez bien monter.
— Je ne partirais nulle part avec toi le vioc. disais-je en m'apprêtant à continuer ma route.
Le monsieur sortit de son véhicule. À son tour, son chauffeur descendit de la voiture pour aller fermer la porte de son patron et remonta aussi vite à bord. Et le mystérieux individu se mit à me suivre.
Cet homme était épinglé dans un costume noir distingué, tandis que son véhicule luxueux roulait à son rythme.
— Écoute que dirais-tu de travailler pour moi ?
— Le taf consiste en quoi ?
— À faire ce qui te plaît le plus, te battre. J'ai apprécié votre démonstration dans le bistrot tout à l'heure et je trouve que tu as un potentiel incroyable.
— Si tu le dis.
— Voici ma carte, n'hésite pas à me contacter surtout si tu veux te faire beaucoup d'argent.
J'acceptais et rangeais la carte dans ma poche. Le monsieur remonta dans son véhicule. J'aperçus juste sa main par-dessus la vitre, lorsqu'il me dépassa.
Je ne sais pas trop quoi penser de lui, mais je ne le sens pas celui-là.
Quelques pas plus tard, je me retrouvais au niveau du carrefour qui menait à la maison de Patty. Je préférais passer par cet endroit, c'était plus sûr surtout de cette heure de la nuit. Badangels et la nuit, c'est un cocktail toxique.
Je traversais quelques rues et j'ai aperçu quelque chose d'étrange. Une meuf se faisait poursuivre par un mec.