🌺 02 🌺

1541 Mots
Elle se contente de me sourire et repart. Je me saisis de l'occasion et me lève pour partir avant qu'elle ne revienne. Partie 02 En franchissant le seuil de cette maison pour partir, je me suis dit pourquoi ne pas appeler Amir dans un premier temps ? Je n'avais pas mon téléphone avec moi mais je connaissais son numéro par cœur. Je me décide donc de retourner m'asseoir en attendant que la vieille sorte. Je regardais les enfants jouer, deux garçons et une fille. Mes larmes avaient cessé de couler, seul mon ventre me faisait encore un peu mal. Cet enfant, même s'il est très mal tombé, je ferai de mon possible pour prendre soin de lui car il sera de mon sang et de ma chair, peu importe qui est le père. Je ne blâme personne d'être tombée enceinte car je l'ai cherché et qui cherche, trouve ! J'ai fait fort à mon âge et je l'assume complètement. Peut-être quitter le domicile familiale serait une bonne chose pour moi ! Mes frères et ma mère seuls me manqueront. Ma mah, elle, si calme et douce que penser à elle me donne envie de pleurer. Attendez ! Maintenant que j'y pense, qu'est-ce qu'elle voulait dire par... Flashback Mah : Appellez son père et qu'il lui fasse tout ce qu'il souhaite. Cette fille n'est pas ma fille. Je regrette de l'avoir porté pendant neuf mois. J'aurais dû me faire avorter d'elle comme ma mère le voulait. Fin flashback Pourquoi avorter de moi ? Pourquoi ma grand-mère ne voulait pas que je vienne au monde ? Pourquoi toute cette haine envers moi avant même que je ne sois née ? C'était donc pour ça qu'elle me regardait toujours bizarrement et qu'elle préfèrait mes frères à moi. Vieille mégère te voilà maintenant dans une tombe, à quoi ça t'a servi de me mépriser ? Si c'était possible qu'elle ait su comment j'aurais fini, là je pouvais comprendre pourquoi elle ne voulait pas que je naisse. Mais malheureusement pour elle je suis née et je ne me préoccupe désormais plus de personne. Ma mère qui me dit que je suis une punition pour elle. Flashback Mah : C'est ma punition, je l'ai méritée ! Cette fille c'est ma punition. _en pleurant Mon Dieu pourquoi me punir de cette manière ? Pourquoi ? Je ne méritais peut-être pas une autre punition qui aurait été moins humiliante ? Fin flashback À part mon mensonge et ma grossesse de maintenant, qu'avais-je donc commis ? Et pourquoi sa punition ? Qu'avait elle fait ? Je trouver... ?! : N'den (ma fille). Elle venait de s'asseoir pour commencer sa cuisine. Moi : Oui. La vieille : Tu as faim ? Moi : ...Non. La vieille : Tu es sûre ? Il ne faut pas avoir honte surtout dans ton état. Moi : Je n'ai pas honte, je n'ai pas assez faim c'est pour ça. La vieille : Tu veux attendre pour avoir complètement faim ? Moi : .. La vieille : Tu es à quel mois ? Moi : Au cinquième mois. La vieille : Et tu sais qui est le père ? De quoi je me mêle ? Moi : ... La vieille : C'est ton patron qui t'a renvoyé parce que tu es enceinte ? Moi : Non, mon père. La vieille : Tu étais chez ton père ? Moi : Oui. La vieille : .... Ne me juge surtout pas ma vieille parce que je ne t'ai rien demandé et en plus des questions à ne pas en finir tu poses. Moi : ... La vieille : Comment tu t'appelles ? Moi : Tata. La vieille : Moi c'est Masaran. Tu peux m'appeler tantie Masaran. Moi : Ok tantie, je peux avoir un téléphone ? Tantie Masaran : Euh oui. Gaoussou ! Un des petits enfants arrive. Gaoussou : Oui Nah. Tantie Masaran : Taa n'ka téléphone taa so kônô deih. (Va me chercher mon téléphone dans la maison). Il s'en va chercher et il revient plus tard, tantie me donne son téléphone et je compose le numéro de Amir. J'attends et... "Vous n'avez pas assez de crédit pour cet appel, veuillez rechar...." La dame n'a même pas d'unités. J'ai enlevé le téléphone de mon oreille. Tantie Masaran : A te ka son aah ? (Ça ne marche pas ?) Moi : I ka crédit bana. (Tu n'as plus de crédit). Tantie Masaran : Attends, j'envoie quelqu'un acheter du crédit. Moi : Non c'est bon, je vais lui faire signe, il va me rappeler. Tantie Masaran : J'insiste parce que j'aurais besoin de crédit plus tard. Moi : Onh d'accord. Elle a envoyé un des petits acheter une carte de 1000F de crédit et il est venu me le donner et je l'ai mis. Puis j'ai lancé le numéro de Amir pendant plus de vingt minutes et il n'a pas décroché. Je me suis fatiguée et j'ai décidé de l'appeler plus tard. Mon ventre il me faisait encore mal, je l'ai dit à tantie Masaran et elle m'a donné un médicament traditionnel en poudre qui avait un goût tellement amère que j'ai fini par le vomir. Elle m'a conseillée d'aller me reposer. Elle m'a donné une natte et je me suis couchée dans la cour sous l'arbre. [...] À mon réveil, elle avait déjà fini de cuisiner. Il y'avait un jeune homme, dans les 25-33 ans si je ne me trompe pas, qui mangeait avec deux des enfants, le Gaoussou et la fille, le troisième enfant n'était plus là. Je me redresse et elle me voit. Tantie Masaran : Tu es réveillée ? Moi : Oui. Tantie Masaran : Viens manger. Elle pose les plats près d'une chaise, je me suis levée, j'ai salué l'homme et je me suis assise sur la chaise. L'homme : Tu as dit comment elle s'appelait maman ? Tantie Masaran : Tata. Donc l'homme c'est son fils. L'homme : Tata djamou douma ? (Ton nom de famille ?) Moi : Niamé. L'homme : C'est quoi le vrai ? Moi : .... Je te dis Niamé, si tu ne peux pas te contenter de ça, laisse tomber. L'homme : Tu ne réponds pas ? Tantie Masaran : Laisse la manger Bourama. Bourama : Ok. Il se tait et je me tourne pour manger, j'ouvre le plat et rien qu'en sentant l'odeur j'étais dégoutée. Je l'ai refermé. Moi : Je ne peux pas manger ça. Tantie Masaran : Tu n'aimes pas le Fakoye ? Moi : C'est avec l'huile de karité, je n'aime pas ça. Je n'ai pas envie de ça. Bourama : On te donne à manger et tu dis je n'aime pas ça, je n'ai pas envie de ça. Yan te i fah ka so ye koyii ! (Ce n'est pas la maison de ton père ici.) Tantie Masaran : Bourama... Moi : Ça ne peut même pas être la maison de mon père. T'as vu ta maison ? Bourama : Au moins je ne suis pas à la rue et je n'ai pas... Tantie Masaran : BOURAMA KO TEI WAAH ? I T'I NEIN MINÈ DEEH (Je te parle non Bourama ? Ferme ta bouche) Bourama : .... Djaah gon be waara don ! (Donc le singe connait le lion). Tantie Masaran : C'est normal qu'elle ait envie de certaines choses et pas d'autres. Tu ne vois pas qu'elle est enceinte ? Oui c'est vrai mais je n'aime pas avoir de l'huile de karité dans mon Fakoye. Bourama : Enceinte ? _en rigolant Imbécile tu ferais mieux d'arrêter de rigoler maintenant parce que si jamais j'explose... Tantie Masaran : Bourama ! Bourama : Pardon mais elle a quel âge ? Moi : Ça te regarde peut-être ? Tantie Masaran : Ne le considère pas ma fille. Je vais te faire de la salade de riz. Elle s'est levée pour aller faire cela pour moi et les enfants la suivaient. Tantie Masaran : Vous avez fini de manger, allez faire la sieste. La petite : Non je ne veux pas. Gaoussou : Je n'ai pas sommeil. Tantie Masaran : Vous allez faire la sieste et c'est tout. Bourama : Gaoussou, Mami allez dormir tout de suite ! Ils ont fait la tête puis ils sont rentrés dans la maison. Tantie Masaran : Je ne veux pas de problème avant que je n'arrive Bourama. Cet homme se moquait toujours de moi. D'où sort cette femme ? Tellement gentille ! J'en veux à mes nerfs qui parlent trop mal d'elle. J'ai trop les nerfs aujourd'hui. L'autre, Bourama ou quoi arrête de rire quand le téléphone à côté de lui sonne, sûrement le sien, je n'ai pas vu si c'est pour tantie Masaran. Il répond au téléphone, je ne voulais pas écouter mais vu que je n'ai rien d'autre à faire ben j'ai écouté.. Bourama : Djon de do ? (C'est qui ?) ... : .. Bourama : Non je ne t'ai pas appelé. ... : .. Bourama : Je dis que je n'ai pas appelé c'est sûrement une erreur. ... : .. Bourama : Dix appels en absence via ce numéro ? Non et puis arrête de crier demande calmement non ? Ça doit être Amir, donc le Bourama a répondu au téléphone de sa mère, je lui ai vite fait arraché le téléphone pour répondre à Amir mais il avait coupé. Bourama : Pourquoi tu m'arraches le téléphone ? C'est le tien ? Moi : Ce n'est pas le mien et certainement pas le tien non plus. Pourquoi tu réponds aux appels des gens ? Bourama : C'est le téléphone de ma mère. Moi : Quoi le téléphone de ta mère ? Tchrr. Bourama : Tu es trop mal éduquée, ton père a.. Moi : Ça ne te regarde pas. J'ai relancé l'appel, Amir a pris tout son temps pour finir par me répondre en criant.. Amir : C'EST QUOI TON PROBLÈME ? Moi : Amir c'est moi. Amir : TOI Qu... Tata ? Moi : Oui c'est moi, désolée celui qui vient de répondre n'est pas saint d'esprit apparemment. Il a l'air d'un gros grand bête. Amir : Tu cherches de.... Moi : WAAAAAAAYYYYEEEEE ________________
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