Chapitre 208 : Karl, recroquevillé dans son siège, avait le visage couvert par ses mains. Ses épaules tressautaient à chaque grondement qui secouait la salle obscure. Gwen, d’abord amusée, observait cette panique presque enfantine. Elle étouffait un rire, mais à mesure que les minutes défilaient, un malaise la saisit. S’il lui avait avoué sa phobie, jamais elle ne l’aurait entraîné devant un écran pareil. Elle s’était naïvement persuadée qu’il connaissait le programme. Alors qu’elle hésitait à le rassurer d’un geste, un cri glaçant jaillit des enceintes. Karl bondit aussitôt et se cramponna à elle avec une force désespérée. « Gwen… je n’en peux plus… fais-les taire, fais-les disparaître ! » balbutia-t-il, incapable de contrôler sa panique. Les spectateurs des rangées voisines tournèren


