Chapitre 209 : Alice soutint Noah jusqu’au salon, le fit asseoir et verrouilla la porte derrière eux. Elle aurait voulu rester distante, ne rien céder à l’élan de compassion qui l’envahissait, mais son regard brillant d’attente fit fondre une partie de ses défenses. Son visage portait encore les traces d’un orage intime. Ses yeux gonflés, cerclés de rouge, prouvaient qu’il avait pleuré seul, enfermé dans son appartement. Elle inspira longuement avant de trancher d’une voix ferme : — Va te rincer le visage, puis viens t’allonger. Elle tourna les talons, mais des bras chauds se refermèrent autour d’elle. Noah s’agrippait à elle comme un enfant redoutant d’être abandonné. — Tu refuses de croiser mes yeux… murmura-t-il d’une voix cassée. Ce tremblement dans sa gorge, cette supplique à p


