34Feuille-morte, les cheveux s’abattent sur un visage dont il ne resterait qu’un lobe. La tête ne roule plus sur ses mèches éparses, à peine nattées, qui tournent et s’enlacent. S’y dépose une gelée ; y coule un sang frais, avivant sa rousseur. Son crâne n’en est plus un, qui se brise encore, s’effondre, et dont les mots s’échappent. Fay se tarit, carpe œuvée qui frétille encore et déverse son frai de petites bulles roses. Son visage est une plaie, une bouche béante dont affleurent l’émail et le cristallin. L’œil traîne en poche crevée, hors d’une orbite bleuie. Au coin d’une oreille, une perle a séché, spinelle fondu ; les autres roulent encore, imperceptibles, sur le dos de Fay. Mal bues, les taches rouges s’y agrandissent. Le sang sec ronge encore qui nie les vêtements. N’en découlent


