On est revenu dans la soirée du dimanche. Je me suis tout de suite mise au lit. Ma soeur n'était toujours pas revenu. Je me demande ce qui la retenait là-bas. Mon père lui devait revenir le lendemain mais je suppose qu'il n'allait revenir ici que le week-end prochain.
Ma mère qui aimait l'argent est partie travailler. Alors à moi de rester seule. Je devais aller à l'école mais toute la classe on avait convenu d'y aller que mardi. Mais je savais qu'il y aura déjà des satans qui allaient se présenter.
Dès que j'ai fini le ménage on a sonné. Je tombe sur Khalil.
- Khalil cava ?
- cool et toi?
-pareil aussi.
- vous êtes revenu hier soir ?
- oui. Pourquoi tu n'es pas allé en cours ?
- le prof n'est pas venu alors je me suis dit que j'allais passé.
- ha yeah c'est gentil.
- ton abbé comment il va ?
- s'il te plaît arrête j'aime pas le ton que tu emploi.
- sérieusement ça te dérange pas de l'embrasser alors qu'il boit de l'alcool qu'il mange du porc?
- mais qu'est-ce-que ça peux te faire? C'est quoi ton problème? Si tu n'es pas heureux pour moi ne fais pas semblant.
- désolé c'est juste que j'ai du mal à te cerner. Toi une m*******e qui ne rate jamais une prière ça me surprend de te voir avec un non croyant.
- ce n'est pas un non croyant il croit en Dieu il croit au jugement dernier et nous reconnaissons Jésus comme envoyé de Dieu.
- mais eux ils ne croient pas à Mouhamed.
- Khalil ce n'est pas avec toi que je vais tenir cette discussion arrête s'il te plaît. Je ne te demande pas de me comprendre vu que moi même je ne me comprend pas. À ma présence donne lui le respect qu'il mérite s'il te plaît.
- OK OK si c'est comme ça que tu le vois je ne vais plus en parler. J'ai quand-même pitié pour toi quand arrivera le jour où tu vas comprendre que y'aura pas de happy end pour vous deux.
- on dirait que tu veux même pas que cela marche.
- s'il t'aime comme tu le dis il va se convertir.
- et lui aussi il dira que si je l'aime comme je le dis je vais me convertir.
- tu n'osera pas.
- bien-sûr que non alors pourquoi veux-tu que lui il ose ?
Il ne répondit pas. Peut-être qu'il savait plus quoi dire. En tout cas c'est mieux car je risque d'éclater s'il continuait de parler comme ça.
On a finalement changé de sujet mais j'avais vu un lueur indescriptible dans ses yeux. Je crois c'était une mauvaise idée de faire de lui mon ami sachant qu'il avait des sentiments pour moi. J'espérais juste que le secret d'Isaac sera bien gardé. J'avais confiance mais on ne sait jamais.
Après qu'il soit parti j'ai rejoins ma chambre. J'avais des exercices à faire. Un SMS de Isaac est venu. On devait se voir vers 16h. D'habitude même si j'avais des choses à faire je sortais pas l'après-midi même si c'était urgent et là je me surprend heureuse de le retrouver.
Qui pouvait me dire exactement ce que c'était l'amour.
J'aimais Isaac sans rien attendre en retour à part son amour.
Je suis arrivée avant lui. Il m'avait dit qu'il aurait un peu de retard. Curieusement l'appartement était toujours propre. Peut-être qu'il avait une femme de ménage. Pour la première fois suis entré dans les deux chambres pour visiter et tout était impeccable. Il avait l'air d'être un homme ordonné.
En l'attendent je me suis mise à regarder " les reines du shopping ".
Isaac Valera
Quand je suis entré dans l'appartement j'ai trouvé Tamare entré de dormir. Elle était couché inconfortablement je l'ai donc emmené dans la chambre. Elle avait une respiration irrégulière alors je me suis rappelé de sa maladie. Elle devait être vraiment fragile et je crois que c'était pourquoi elle vivait tout à fond, c'est pourquoi elle souffrait plus qu'elle ne devrait.
J'avais même pitié d'elle de ce qu'elle allait devenir. Elle doit comprendre qu'on aura beaucoup de problèmes dans l'avenir. On ne sera pas dans l'ombre pour toujours. Un jour ou l'autre on va devoir affronter le monde, les opinions des autres, le jugement et surtout cette sublime et dangereuse différence qu'est notre religion.
Mon téléphone a sonné et me sortit de mes pensées. C'était ma mère. Je suis sortie pour répondre.
- maman.
- Isaac ça ne se fait pas d'abandonner sa mère.
- abandonner celle qui a fait de moi celui que je suis maintenant? Je serai fort ingrat. Je ne laisserai jamais ma vie.
- tu m'as donc oublié.
- que le seigneur m'oublie si je t'oublie. Comment tu vas ?
- je vais bien mon fils toi as l'air d'aller mieux.
- si tu reviens ce sera beaucoup mieux.
- bientôt mon fils tu me manque. Dis-moi tu t'en sors avec ton statut?
- j'aurai voulu te dire oui mais tu sais que je ne peux te mentir.
- ce n'est rien de grave j'espère?
- ça dépend de nôtre capacité de voir les différences qui existent dans ce monde. Je te dirais tout t'en fais pas.
- moi je fais confiance à ton instinct et tu devrais faire pareil. Quelque soit le problème ton seigneur va te montrer le chemin à suivre.
- d'accord maman on se rappelle.
Quand j'ai raccroché j'ai entendu des pas je me suis retourné et j'ai vu Tamare réveillée.
- tu dormais pas toi ?
- la sonnerie de ton téléphone m'a réveillé.
- excuse moi.
- pourquoi ? Je suis pas la pour dormir.
- pourtant tu as dormi.
- j'étais fatigué. On dirait que tu es proche de maman.
- tu m'as entendu ?
- du début à la fin.
- viens je raconte.
Elle s'est logé dans mes bras. On dirait un oiseau qui cherche refuge.
- ma mère est celle qui m'a appris la religion. Mon père était très occupé à travailler. Ma mère est angolaise mais elle est ancrée dans le Sénégal. Elle ne laissait rien au hasard : les messes les séances de délivrance rien. Chaque année on marchait vers popeguine. Grâce à elle j'ai voulu devenir prêtre au début elle n'était pas d'accord vu que j'étais son seul enfant elle voulait que je perpétue notre lignée mais avec le temps elle m'a donné sa bénédiction.
- et tu l'aime hein vu la façon dont tu parle d'elle.
- je l'aime plus que ma propre vie et je t'aime de la même manière.
Elle se leva subitement et m'a regardé avec des yeux remplis d'amour.
- tu m'aimes à ce point ?
- tu ne devrais pas en douter.
- je t'aime Isaac et merci merci de me rendre cet amour merci de te sacrifier pour moi. Ce que tu fais là est suffisamment une preuve d'amour.
Je l'ai embrassé sur son front et elle a repris sa place.
- tes études cava?
- très bien oui je m'en sors bien.
- je sais que tu es intelligente.
- moi non même pas.
Comment tout ça allait finir mon Dieu?
Tamara Diaw
Il m'a déposé à la station. J'avais envie de marcher un peu vu qu'il ne faisait pas tard.
Le lendemain on a appris qu'il y avait trois étudiants qui sont Venus et qu'on avait pas cours. À 13h je suis allé chez Sylvie. Elle était descendu depuis 12h.
Comme j'aimais le faire je me suis jeté sur elle. Et la conne a crié tout ce qu'elle avait comme cris. Du coup sa mère est même venu.
- c'est quoi ces cris ? Questionna-t-elle.
- c'est Tamare qui a failli me tuer.
- c'est entre vous... Dit-elle en sortant
- je dois aller à un hawaré vendredi et samedi une soirée.
- tu n'es plus en vacances.
- je veux que tu m'aide je vais dire à ma mère que je passerai le week-end chez toi.
- c'est pas vrai.
- si tu as intérêts à m'aider.
- tu parts avec qui?
- avec Alex Hana weuh qui d'autre.
- vous attendez quoi pour vous marier?
- on attend que je trouve un boulot.
- hum je serai ta demoiselle d'honneur ?
- et mon témoin aussi.
- jure.
- j'ai pas d'autres amies que toi. Je ne peux même pas en avoir tu es tellement jalouse. Depuis l'école primaire tu boudes dès que tu me vois avec une autre fille. Que ferais tu si ton mec te trompe ?
- rien. On ne dit pas que "si tu veux qu'un homme soit fidèle fais en sorte qu'il ne respire plus car un homme mort est un homme fidèle".
- ha-ha moi si j'apprends qu'Alex me Trompe je le tue.
- après on le met en morceaux.
- puis on le jette dans les cages des fauves.
- hé oui.
- C'est pourquoi je t'aime. Dis-moi comment va entre Khalil et toi?
Khalil et moi? Heu...
- hein ?
- vous sortez ensemble non?
Lay j'avais oublié.
- oui oui
- il te traite bien ? Il est romantique ? Il embrasse bien ?
- heu tu veux que je réponde à quelle question ?
- par ordre.
- il me traite bien. Il est super protecteur il est romantique et le reste aucune idée il ne m'a jamais embrassé.
- quoi ? Mais tu l'a vu avec ses lèvres ho.
- tu n'as qu'à sortir avec lui tant qu'on y est.
- il ne m'a pas fait la cour à moi à toi. Je lui dirais de faire attention. Tu lui as dit que tu étais malade ?
- tout le monde n'a pas besoin de savoir.
- ton copain si.
T'inquiète il sait bien. Je suis allé dans les toilettes pour qu'elle arrête de me parler de ça. J'ai même oublié d'en parler à Khalil. Connaissant Sylvie je savais qu'elle allait parler avec lui surtout que c'est par elle que je connaissais Khalil, elle allait jouer au garde.
(...)
Il etait 04h 55 min et et c'est à cette heure que m'appelle Sylvie pour me dire de l'ouvrir la porte. J'attendrai le matin pour la tuer ou plutôt plus tard vu que le soleil allait se lever dans moins de deux heures.
J'ai ouvert et elle était avec Alex. Je n'ai pas dit un mot.
- ma chérie c'était très neh je te jure.
- ferme la Sylvie je dors chip.
J'ai tourné mon visage de l'autre côté pour essayer de me rendormir.
Je me suis levé pour prier puis je me suis recouché.
L'odeur du pain venait jusqu'à moi ce qui m'a forcé à me lever.
Maman et soda étaient entrain de manger.
- bonjour la famille
- bonjour où est Sylvie. Demande Ma mère.
- elle est entrain de dormir.
Avec la nuit d'hier je suis sûre qu'elle dormira toute la matinée. Après le petit déjeuner j'ai accompagné ma soeur qui devait rentrer à ugb. Après qu'elle ai eu une voiture suis rentré. Sylvie dormait toujours. J'en ai profité pour faire ce que je devais faire avant qu'elle ne se réveille. C'était un moulin à parole.
Ma mère s'est mise à cuisiner et moi je l'aidais. Vers 13h j'ai réveillé Sylvie et pendant qu'elle prenait son bain je lui ai préparé son petit déjeuner.
- tu as dormi suffisamment ?
- non j'ai trop sommeil. Dis après tu m'accompagne je dois faire le ménage de l'appartement d'Isaac
- quand ?
-_Dans l'après-midi
- d'accord..
Elle a commencé à me raconter sa soirée d'hier. Après le repas j'ai dormi un peu avant de suivre Sylvie à grand standing.
Elle aussi elle avait des clefs de l'appartement.
- mais c'est propre alors que ça fait trois semaines que suis pas venu ici.
Je souriais intérieurement. C'est propre car je faisais le ménage à chaque fois que je venais ici
- bon je vais voir la chambre.
Je me suis dirigé vers la télé pour l'allumer et la j'entendis la porte s'ouvrir. Isaac m'a regardé surpris.
- mais je savais pas que l'on....
- abbé Isaac comment vous allez?
Il m'a regardé sans comprendre mais quand il a vu Sylvie il m'a lancé un regard de reconnaissance.
- Isaac ?
- Sylvie tu es venu pour faire le ménage?
- oui mais c'est propre.
- disons qu'il y'a un ange qui veille sûr moi
Il m'a regardé furtivement puis s'avança vers Sylvie.
- où est le lave-vitre ? Je vais nettoyer les vitres.
- y'en a plus je crois.
- sors l'argent je vais en acheter.
- c'est pas trop loin ?
- juste 6 minutes
Isaac lui a donné l'argent. Je me suis avancé pour l'accompagner .
- non reste et tiens Isaac compagnie. Je reviens vite fait.
Quand elle referma la porte derrière elle, je me suis tourné vers Isaac.
- si tu n'avais pas réagis...
- j'ai réagis. Tu viens faire quoi par ici ?
- j'ai des papiers à récupérer.
- hum je ne t'ai pas manqué ?
- c'est une question ça?
Il m'a attiré vers le canapé et docilement je me suis laissé faire. Il a commencé par un bisou sur le front puis il a glissé jusqu'à ma bouche. Il s'y prenait avec douceur puis ce que me disait Khalil m'est revenu à la tête. Quand il me disait que j'embrassai une bouche qui buvait de l'alcool et mangeait...mais chacun son goût.
- ça ne va pas.?
- si si .
Il m'a interrompu en recommençant de m'embrasser. On atterrit sur la moquette tous les deux.
- je crois qu'il faut qu'on arrête Sylvie va bientôt venir... Dis-je en essayant de me libérer.
Il s'est levé le premier puis me tendit la main. On a juste eu le temps de s'asseoir et Sylvie est revenu.
Il est parti avec ses papiers et Sylvie s'est mise à nettoyer les vitres.
Quand on est retourné à la maison Sylvie a pris ses affaires et est rentré.
(...)
Quand je disais que le destin nous voulait réunis. On s'est retrouvé dans le salon, chez Sylvie.
Sylvie et moi on était parti à thiali à notre retour on l'a trouvé là. Il semblait gêner que l'on se retrouve comme ça car c'était dure de vouloir dissimuler les choses que l'on ressentait. Et comme si c'était pas assez Sylvie lui a demandé de me déposer. Je crois qu'il était temps de la mettre dans la confidence. Je ne supportais plus de la mentir.
- ce n'est pas la moto de Khalil ? Demande Sylvie
On était devant la porte avec Isaac
- y'a plusieurs moto de ce genre.
- attend.
Elle sortit son téléphone et composa sûrement le numéro de Khalil. Ce dernier a fait son apparition deux minutes après.
- que fais-tu ici ? Lui demande Sylvie
- pour voir ma nouvelle petite amie.
- quoi? Et tu dis ça sans gène devant Tamare ?
Khalil se mis à me regarder puis dirigea son regard vers Isaac
- il y'a quoi?.
- moi qui pensais que tu étais un gars bien tu n'as même pas honte de tromper Tamare.
J'étais morte Sylvie pour quoi tu fais ça? Khalil ne comprenait rien et Isaac lui s'est dirigé vers sa voiture. Ça sentait mauvais.
Je suppliais Khalil du regard et je crois qu'il a compris.
- je blague je suis la parce-que ma mère m'a envoyé.
Sylvie souffla et lui fit un tape.
- mon amour je t'appelle demain...dit-il en me lançant un sourire ironique.
Je me suis dépêché de monter car Isaac s'impatientait.
Il conduisait en silence. Il avait l'air en colère et je crois savoir pourquoi. J'ai donc posé ma main sur sa cuisse mais il réagissait même pas. Je me suis mis donc à le caresser et quand j'ai touché sa braguette il a enlevé ma main.
- quand tu es jaloux tu es mignon. Khalil il me sert de couverture. Sylvie m'avait surpris entrain de parler avec toi au téléphone et j'ai dû lui dire que je sortais avec Khalil pour qu'elle ne pose pas de questions. Je te jure mon amour.
J'ai remis ma main là où elle était.
- j'adore ce que tu fais mais arrête.
- si tu adore pourquoi devrais-je arrêter ?
- parce-que tu ne veux pas que je réveille ce qui dors en moi. Ou si?
J'ai rapidement enlevé ma main. Il m'a lancé un sourire du genre vainqueur.