Chapitre 10

2004 Mots
Comme s'il m'était destiné, mais pourquoi ? Que pouvait-il bien signifier ?  J'étais en train d’arpenter un village, recherchant quelque chose, quelqu'un ! J'avais une rage en moi, que je parvenais tant bien que mal à contrôler, c'était à ce moment précis, que je remarquais une femme, elle était assise sur une balancelle, dans un magnifique jardin, chantonnant une douce mélodie. Elle avait le ventre arrondi, par une grossesse, sur son visage, on pouvait y voir son bonheur, sa joie de vivre, elle était heureuse, cette femme m'était étrangement familière, pourtant, je ne serais vous dire son nom, encore moins, qui elle était. Elle était observée, oui, je l'observais, je lui voulais du mal, je l'avais recherché, je voulais me venger, mais pourquoi ? Que m'avait-elle fait ? Doucement, tel la traitre que j'étais, je m'approchais d'elle, les pensées noires, j'allais lui faire du mal ! Non, contrôle-toi, non, non, STOP. Malheureusement pour moi, je n'avais aucun droit au mouvement, j'allais juste observer, pendant qu'il agirait. La scène fut horrible, je venais de lever mon bras, lorsqu'elle releva les yeux qui venaient de prendre une nouvelle teinte, on aurait dit... Non. Pourtant, j’eus le temps de la toucher, au même-moment un cri aigu me paralysa, la lame l'avait pourtant transpercé, or, je n'arrivais plus à bouger, la femme se tenait le ventre, la ou la lame l'avait atteint. Qu'avais-je fait, pourquoi m'en prendre à ses bébés sans défense, qu'elle était mon objectif ? Non, je ne pouvais pas avoir fait ça ! Quel monstre pourrait sans prendre à une femme enceinte ? Le sourire aux lèvres, elle se redressa, quand un coup un beau loup noir s'approcha les babines retroussées, il grognait si férocement, signe qu'il allait m'attaquer, j'en tremblais de peur, j'avais le sentiment que j'allais mourir. - Non ! Arrête, n'essaye même pas mon amour ! Dit-elle calmement avant d'ajouter : Il t'envoie n'est-ce pas ? De qui me parlait-elle ? Je ne comprenais pas, pourquoi ne l'avait-elle pas laissé me tuer ? - Oui ! Ma mission était simple, crachais-je sans le vouloir. J'avais une haine en moi, je détestais cette personne, pourtant elle m'avait l'air d'être une femme honnête. - T'avait-il mis en garde, sur le risque de t'en prendre à deux Alpha ? Me questionna-t-elle calmement. D'un seul coup, je ressentis un sentiment de trahison, il allait se venger c'était plus que certain, mais contre qui ? - On va faire une chose avant tout, s'exclama la femme le sourire aux lèvres. Sans comprendre, je dus expulser de ses pensées d'une rapidité qui m'avait surpris, que venait-il de ce passé ? - Je vous avais mis en garde ! Cracha l'homme méchamment. - Tu penses que ce tour de passe-passe va m'arrêter ? L'homme me regardait cruellement, avant que je ne replonge dans ses pensées, je fus à nouveau expulsé, mais croyait-il que ça allait m'arrêter ? Peu importe le temps que ça me prendrait, je pénétrerai dans ses pensées, aucun sort ne pouvait me résister. Après quelques essais, j'y parvenais enfin... La femme tentait de calmer son loup, tendis que j'attendais calmement le verdict, j'allais probablement mourir. Avec surprise, l'homme devenait de plus en plus calme, jusqu'à reprendre forme humaine. Alors s'était eux, ce qui veut dire... L'homme que je reconnus, attrapa son épouse fièrement, avant de la coller un peu plus contre lui, il se contenait, pour son épouse, sans elle, il m'aurait très certainement arraché la tête. Il carressait tendrement le ventre de son épouse, avant de l'embrasser délicatement, c'était à cette instant, un petit garçon sortie de null par s'approcha, il regarda son père, avant de faire une tête boudeuse. - Papa, tu m'as oublié, chez pas juste, tu m'avais promis ! La jeune femme ne pu contenir un rire, face à la mine de son enfant, ça me rappeler Sofia... - Ne vous en faites pas, l'enfant m'a déjà guéris ! Renchérit la jeune femme le sourire aux lèvres. - Je vous... Alors... comment, demandais-je surprit par ce qu'elle venait de dire. Je pouvais entendre du regret, il y avait donc une part d'humanité en moi ? - Vous pensiez avoir atteint votre bute, pourtant, ce n'était pas le cas, il s'agissait d'une illusion. Pourquoi continuer, si vous ne supportez plus ses missions ? Combien de vie, vous faudra-t-il ? - Lucius m'a recueillis, lorsque j'étais enfant, une meute venait d'exterminer ma famille, il a réussi à me mettre en confiance et m'a donné le non des responsables, sans me méfier, je l'ai crue. Je me suis entrainé durement, pour qu'un jour, je puisse venger ma famille, jamais, je n'aurais crus qu'il me mentirait. À présent, j'ai pris conscience, qu'il se servait de moi, il ne m'avait pas demandé de vous tuer, il souhaitait vous voler votre enfant, j'ai d'abord refusé, c'est là, qu'il m'a montré sa véritable facette. Il s'agit d'un monstre voilà tous ! Jusqu'à présent, je n'ai été qu'un pantin. Les images devinrent floues, je pus voir Lucius ordonnait des choses à cet homme, tendis qu'il ne souhaitait que lui faire la peau. Je pouvais voir Lucius se servir de ses pouvoirs, pour le contraindre, puis le laisser avoir des remords, c'était un monstre, sans pitié. En ayant assez vu, je sortis de ses souvenirs, depuis le début, il n'était pas ce monstre que Khitoka pensait, pourquoi faisait-il mine de l'être ? Quelle était son objectif ? - Comment avez-vous fait ? Me questionna-t-il surpris. - Je pourrais te l'expliquer, ce souvenir m'était comme réservé, avouais-je pensif. J'avais reconnu mon père, il était l'homme de ce souvenir, mais qui était l'enfant ? Aurais-je un jour la possibilité de la rencontrer ? - Elle avait bloqué cette partie de souvenirs, elle les avait tous bloqués, pourtant, vous les avez fait sauter d'une facilité. Je vous ai vue... Je vous ai ressentis ! Vous êtes... me questionna-t-il tristement. - Le sort tien toujours, je me suis juste créé un passage, je devais m'assurer du monstre que vous étiez! Confirmais-je. - Comment avez-vous fait ? Personne auparavant n'avait réussi ce que vous venez de faire ! Vous êtes... - Oui, je le suis, à cette période, nous étions deux ! - De quoi parlez-vous ? S'emporta Khitoka. - Mon amour !, m'écriais-je, avant de lui sauter dans les bras. Rapidement, je libérais l'homme avant de l'observer d'un œil méfiant, il s'était posté contre le mur, nous observant avec surprise, oui, il avait totalement changé de comportement avec nous, pour sa défense, il avait été envoyer par notre cher Lucius, Il voulait encore me teste. S'il s'avait que l'heure n'était plus au teste, mais à l'acte, je pense qu'il agirait moins comme un enfant. Ce monstre se servait d'enfant, après avoir tué leur famille, les montant contre des potentiels assassins qui ne l'était pas... Faisant d'eux des criminels. Pourquoi faisait-il preuve d'une telle cruauté ? Manquait-il de quelque chose ? - Père ! S'exclama Khitoka, qui me regardait avec ... Colère. C'était bien ça, mais pourquoi ? Rapidement, il s'empressa de conclure sa conversation, pour ensuite m'emporter avec lui dans notre chambre, à peine avais-je mis un pied dans celle-ci qu'il me déposa au sol, avant de m'observer durement. Oui, je savais que je lui devais des explications. - Maintenant je souhaiterais des explications, j'attend ! - Ce n'est pas un monstre, enfin, pas totalement, il n'est plus le monstre qu'il était, depuis longtemps, bien avant ma naissance. Il a été manipulé, par ton père, qui lui a donné de faux coupable, ainsi, il éliminait l'ennemi de ton père. - Il ne lui a pas fallu mon père, pour tuer un enfant encore dans le ventre de sa mère ! Hurla-t-il en m'attrapant par les poignet. Que lui arrivait-il ? C'était bien la première fois qu'il se comportait ainsi avec moi, jamais auparavant, il n'avait osé agir ainsi, il serrait de plus en plus fort, m'ordonnant de ne pas faire l'idiote, m'insultant... Ses yeux s'étaient assombris... Ne voulant pas qu'il regrette ses actes, je me servis de mes pouvoirs pour l’immobiliser, - Calme toi ! Le suppliais-je. En face de moi, se tenait un homme différent, pensant le calmer, je venais de le provoquer, à peine, avais-je prononcé mes mots, qu'il se transforma en loup, encore une ruse ? Khitoka n'étais pas un loup, pourtant j'arrivais à distinguer son aura, c'était bien lui, il était un loup ? Il tenta de me sauter dessus, la gueule grand ouverte, mais, je l'esquivais, sans grande difficulté avant de lui lancer un autre sort de paralysie. - J'étais l'enfant ! D'un coup, plus rien, plus de grognement, plus de tentative désespérée de me faire du mal, il s'était enfin calmé, il reprit sa forme humaine, avant de s'effondrer face à moi, tristement. - Ma mère était une louve ! Mon père s'était servis d'elle, il lui avait fait croire tellement de chose, sauf qu'à l'exception de certain, elle en est morte, il était son âme sœur, mais il la repoussait, il en aimait une autre... Pendant un temps, il m'a fait croire qu'une autre femme était ma mère, jusqu'à ma première transformation, là, j'ai compris. Dans sa voix, je pouvais percevoir de la souffrance, il souffrait encore de ce mensonge. Comment avait-il pu ça à son propre enfant, lui faire croire qu'il était le fils d'une autre, alors que sa mère était morte, la culpabilité qu'il a dû ressentir. On a tous besoin de savoir d'où l'on vient... - Cette mère ne m'a jamais aimé, je pensais que ma mère me haïssait, alors qu'elle attendait ma visite ! - Ta mère serait fière de toi ! Tu es un homme bien, tu es l'opposé de celui qui te sert de père, tu as une âme sœur unique, lorsque tu es en sa compagnie, tu es différent, tu vis pour toi-même, ne laisse pas ton père te définir, par ce que tu es unique. Ne doute jamais de qui tu es ! Sache une chose, le règne de ton père, va bientôt prendre fin, compte sur moi, j'y veillerai. Expliquais-je. - Tu en as besoin, pas vrai ? - Tous va bien, ne t'en fais pas, je me dépêche. Le saluais-je avant de me téléporter chez moi. À peine avais-je posé un pied sur ce territoire, que j’eus comme l'impression que quelque chose n'était pas à sa place, mais quoi ? Il était tard, tout le monde devait s'être endormie, même Shone, doucement, je me dirigeais vers sa chambre, j'étais habitué à faire attention, à ne pas me faire attraper. À cet instant, je n'avais qu'une hâte, me retrouver dans ses bras, le serrait contre moi, sentir son odeur, elle me manquait, ses derniers jours, j'avais de plus en plus besoin de lui... Rapidement, je masquais mon aura, afin de ne pas attirer l'attention, je ne désirais pas spécialement me faire attaquer, ni devoir me battre. Je parcourus les couloirs à la recherche de sa chambre, lorsque je tombais sur celle de ma Sofia entre ouverte, elle dormait déjà, paisible, serrant contre elle, le collier que je lui avais offert. Ne pouvant me passé de cette vue, je l'observais un moment, quand l'envie soudaine de bien la bordée me prit, silencieusement, je m'approchais de son lit, avant de la couvrir, mission accomplie, je m’apprêtais à repartir, lorsqu'une main me saisit. - Maman, maman, c'est bien toi, s'exclama-t-elle en se frottant les yeux. - Oui ma princesse, rendors-toi ! Chuchotais-je ne voulant la réveiller davantage. - Maman, tu m'as manqué ! s'exclama-t-elle avant de me sauter à bras. - Toi aussi, tu m'as manqué et tu me manques ma princesse, tu n'as pas idée. Ses petits bras m’enlacèrent aussi fort qu'ils le pouvaient. - Cette fois-ci c'est différent, papa aussi me manque ! Lâcha-t-elle involontairement. - Comment ça ? Papa n'est pas avec toi ? Où était-il ? Pourquoi n'avais-je pas été averti ? Il pouvait se trouver n'importe où, en danger, avec une autre femme... Stop, on devait se calmer et respirer. Réfléchissons où pouvait-il bien être ?
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