Chapitre 15

2364 Mots
''Nouvelle vie'', ces mots me firent verser des l****s de larmes. Ma mère les essuyait avec tellement de douceur et d'amour. On aurait cru qu'on avait passé toute la vie ensemble. Elle m'amena dans la salle de bain et me fit couler un bain tellement chaud et doux. Comme un bébé, j'étais assise dans cette baignoire. Comme un nouveau-né, je me faisais laver par une mère, par ma mère. Je n'avais pas eu du mal pour m'habiller car elle et moi avions la même corpulence. Je m'endormis quelques heures plus tard, à la tombée de la nuit. Ce jour, le jour où je devais tout raconter à tout le monde. Ma mère m'avait laissé dormir jusqu'à mon heure voulu. J'avais sursauté à dix heures du matin. Une nuit sans agitation, sans homme entre mes jambes. Maman : alors? Madame se décide enfin à se réveiller. Son sourire illuminait toute la pièce, elle semblait aller tellement bien. Moi : bonjour... Bonjour maman. Maman : si tu savais à quel point ce titre me fait du bien Moi : comme je voudrai que ça te guérisse, de quoi souffres-tu? Maman : c'est juste mon asthme. C'est ça qui m'a empêcher d'avoir un enfant. Les docteurs ont jugé mon corps trop faible, surtout après ma deuxième fausse couche. Mais bon... Dieu ne m'a pas oublié comme je le pensais, tu es là. La journée commença comme je l'avais imaginé. On alla au poste de police où Paul nous reçut pour me questionner. Ma mère ne voulait pas me laisser seule alors elle resta dans le bureau avec moi. Paul : bon, commençons... Moi : non, dis-moi d'abord : qui es-tu vraiment? Paul : on aura le temps de parler. Ne t'en fait pas. Maintenant, parle. Depuis la mort de mon beau père à mes dix ans, jusqu'à cet instant, je les racontai l'histoire. Seulement, je ne parlai pas du meurtre de Martin s**o, l'homme qui était mort d'arrêt cardiaque. J'avais tellement peur qu'on m'inculpe que je fermai ma bouche sur ce sujet en espérant qu’Astride face de même. Paul : ton père ne veut pas que tu témoigne au tribunal. On va donc faire écouter ton enregistrement le jour du procès. Moi : je crois que c'est beaucoup mieux comme ça Nos regards ne cessaient de se croiser à chaque fois. Paul pouvais avoir la trentaine et même la quarantaine, je ne pouvais nier le fait que mon cœur battait pour lui. Mais il fallait se fier à l'évidence, il était entré dans ma vie juste pour accomplir sa mission. Maman constata tout de suite cette attirance que j'avais pour le fameux officié. Une fois sur le chemin du retour, elle ne manqua pas de m'en parler. Maman : es-tu certaine que cet homme est juste un officier pour toi? Il est arrivé à point nommé pour te sauver des griffes d'Astride. Moi : moi-même je ne sais pas qui il est. J'attends encore ce qu’il va me raconter. Maman : j'espère juste que c'est un bon garçon. Moi : c'est mon sauveur. S'il n'était pas entré dans ma vie, je serai sans doute à la maison à me reposer d'une nuit... Maman : je sais chérie, je sais. Une fois à l'hôtel, je reçu un appel de Paul qui m'invitait à prendre un pot dans le but de tout me raconter sur sa véritable identité. N'ayant pas encore confiance en mon état de santé, maman préféra que Paul vienne à l'hôtel pour qu'on puisse parler calmement. Il n'y trouva aucun inconvénient lorsque je lui fis part de l'avis de ma mère. En fin de soirée, il arriva avec mon père. Tous les deux étaient particulièrement content car le procès d'Astride avait été fixé pour la fin de semaine. Moi : vous êtes déjà certain qu'elle va être condamnée? Paul : tout est contre elle. Nous avons réussi à contacté la femme avec qui elle avait tout planifié pour voler l'argent de son défunt mari. Prise de peur, celle-ci a tout raconté. Elle aussi a été arrêtée par la police de là-bas et viendra témoigner ici. Moi : comme j'aurai aimé que les choses soient autrement, si elle m'avait au moins élevé avec amour... Paul : ne te culpabilise pas pour elle. Elle mérite tout ce qui lui arrive. Si j'avais su tout ça la première fois que je t'ai rencontré, il y'a longtemps on aurait retrouvé tes parents. Moi : à cet âge j'avais encore plus peur d'elle que de n'importe quoi. Paul : je te comprends... Je suis là pour te dire comment le quincailler que je suis a réussi à coffré non seulement ta mère mais aussi tout le réseau de p**********n de ton quartier. Moi : c'est ça que j'attends depuis Paul : après la mort de mon père dans ce même quartier, j'ai décidé de venir y habiter pour comprendre ce qui s'y passait réellement. Je voulais absolument retrouvé ses assassins. J'ai donc parlé de tous les trafics de ce quartier et ils m'ont donné un délai pour rapporter des preuves de ce que je disais. Moi : je ne comprends rien du tout Paul : je travaillais toujours à la police mais je me faisais passer pour un civile. J'ai commencé à scionné de maison en maison pour voir comment vivaient les jeunes filles. Je suis allé de bar en bar pendant près de cinq années. J'ai eu les preuves dont j'avais besoin. Moi : alors tu n'es entré dans ma vie que pour ça? Juste pour le travail? Paul : ton cas était particulier, surtout quand tu m'as raconté ce que te faisait ta propre mère. De tous les cas que les jeunes femmes m'avaient racontés, ton cas m'a figé sur place. Même les loveurs sont dépassés. J'aurai du arrêté depuis et reprendre ma tenue mais j'ai retracé d'où ta mère et toi veniez. J'ai donc découvert la mort de son défunt mari mais il fallait que tu me raconte tout pour que je fasse le lien. Moi : et la mort de ces gens qu'elle avait disposé dans la maison cette nuit avant qu'on ne s'en aille? Qui étaient ces gens? Paul : nous l'ignorons encore. Le pays n'est pas assez développé pour exhumer les corps et les identifier. On va seulement chercher à savoir avec qui elle a commis ces autres meurtres. Moi : je veux qu'elle paye pour chaque chose qu'elle a faite. C'est le diable en personne. Paul : justice sera rendue, ne t’inquiète pas... Je vais y aller. J'ai une réunion de famille aujourd'hui. Moi : je te raccompagne. Il alla dire au revoir à mes parents et on s'en alla. Sur le chemin, je voulais savoir qu'elle était ma véritable place dans sa vie. Moi : dis Officier... Es-tu marié? Paul : non, pas encore. Je cherche encore comment conquérir la jeune femme qui fait battre mon cœur. Dès que ça sera fait, je la marierai. Moi : ha d'accord, elle doit avoir de la chance alors. Bonne chance... Paul : c'est moi qui aie beaucoup de chance. Pendant qu'on sortait de l'hôtel, un de mes anciens clients arriva de nulle part et on se tamponna. -hé ma beauté mais depuis deux jours je n'ai pas de tes nouvelles. Tu m'avais promis une autre nuit agitée... Mon cœur battait tellement fort, mes yeux se mirent à briller. Ça ne finira donc jamais? Cet homme dont les souvenir de notre nuit me hantaient en ce moment se rapprochait plus qu'il ne le fallait de moi. Paul se mit dans une folle colère. Paul : hé... Ne t'approche plus jamais d'elle de ci près si tu ne veux pas finir en tôle. -ton uniforme ne me fait pas peur, elle c'est une p**e et n'a pas... Sa phrase était restée en suspension. Comment parler avec des dents arrachées par le coup de poing que lui avait donné Paul? Ce dernier me raccompagna dans la chambre et s'en alla sans plus me parler. Et moi qui m’étais dit qu'il pouvait voir en moi une femme ! Maman me retrouva dans une salle. Maman : mais c'est quoi le problème mon bébé? Il s'est passé quoi en bas? Je lui racontais le petit incident. Elle me prit dans ses bras et m'assura que les choses allaient changer. Les jours qui suivis, je n'eus des nouvelles de Paul que lorsque papa m'en donnait. Il n'avait plus essayé de me joindre, ce qui me tuait de l'intérieur. Je constatais que j'avais encore mon cœur car il battait fort pour un homme. Le fameux procès tant attendu était enfin arrivé mais moi j'avais peur de m'y rendre. Maman : tu ne dois pas avoir peur. Tu ne vas pas passer à la barre, ne t'en fait pas. Ton père a déjà parlé au juge et ils vont t'épargner cette peine. Moi : tu vas rester tout près de moi, hein maman? Tu ne vas pas me lâcher une seule seconde. Maman : je vais m'asseoir avec toi tout le temps. C'est promis ma chérie. La nouvelle de ce procès avaient fait le tour de la ville et même des villes voisines. Les gens étaient venus par centaine juste pour voir cette femme qui avait tué autant de personne et vendu sa propre fille. La salle était pleine, sur les fenêtres, il y'avaient des têtes alignés. Les bruits étaient comme des bourdonnements d'abeille. Ils se transformèrent en cris d'humiliation lorsque l'accusé entra dans la salle. Les gens l'insultaient, certains avaient même réussi à lui jeter des cailloux au visage. La police n'arrivait plus à les contrôler jusqu'à ce que le juge arrive. La salle se calma d'un coup et le procès commença. Il était plutôt relaxe ce juge ! -hé bien... Une affaire comme celle-ci... Je n'en avait jamais vu de toute ma longue carrière. Alors, madame Astride Essam ici présente est accusé de : meurtre prémédité de son mari il y'a de cela treize ans ainsi que le meurtre de deux autres personnes dont les identités nous sont encore inconnu. autres années plutôt elle a rompu les termes de son contrat de mère porteuse avec sa sœur ainé et a volé le bébé pour servir ses fins personnelles. Elle est également accusé de Proxénétisme à l'endroit de cette fille qu'elle était censé éduquer au moins. Aussi, elle a fait taire son associer avant d'essayer de tuer sa nièce, Murielle Essam, la fille volé à sa sœur, avec un briquet enflammé... Que plaidez-vous madame? Coupable ou non coupable? Astride : ... -écoutez madame, ce n'est pas un jeu. Sachez que si vous avoué tout ce que vous avez fait, il y'a des possibilités que votre peine soit diminué. Soyez un peu intelligente. Astride : coup... Coupable Toute la salle se mit à crier dans tous les sens. Des injures par-ci et par-là. La famille de mon défunt beau-père avait pris part à ce procès. Ils l'injuriaient sans s'empêcher de pleurer à nouveau leur fils mort par la faute de cette sorcière. Toute cette ambiance me tuait au fond alors maman du sortir avec moi. Elle me laissa dans les bras de Paul avant d'aller témoigner. Je ne voulais plus assister à ça. Les gens venaient en groupe compatir à ma douleur mais qui pouvait réellement me comprendre? Paul m'amena dans un endroit plus calme où on s’assit. Il n'y avait aucun bruit. Paul : tu vas bien maintenant? Moi : beaucoup mieux... Tu as passé toute la semaine sans me parler. Tu es fâché à cause de ce qui s'est passé l'autre jour à l'hôtel? Paul : je suis juste débordé de travail. Je me prépare pour quitter ville et plus tard le pays. Moi : quoi? Tu pars? À qui me laisses-tu? Cette phrase lui avait donné un large sourire. Paul : je ne savais pas que ça aurait autant d'effet sur toi. Alors je ne suis pas seul à ressentir ça Moi : ressentir quoi? Paul : cette folle envie de crier à toute la terre entière que je t'aime. Moi : même si je suis une... Paul : on ne vit pas en rétrogradant. C'est par devant qu'est notre vie. C'est vrai que ça sera difficile mais je saurai m'y faire. Moi : je suis illettré en plus. Paul : tu vas t''instruire. Tu as la possibilité de tout recommencer. Tu vas avoir la vie que tu mérites. Moi : tu pars vraiment? Paul : oui mais pas tout de suite. J'ai encore quelques mois ici et je pars pour suivre une formation de trois ans. Je suis certains qu'après trois ans, je vais revenir trouver une femme bien accompli. Moi : tu vas m'oublier... Vous êtes tous comme ça. On passa tout le reste de temps avant la fin du procès à parler de nos vies futures. Paul me convainquait de croire au fait qu'un homme pouvait revenir après des années pour celle qu'il aime. Ce fut un moment plein d'émotion. On ne sut même pas à quel moment l'audience avait été levé. Astride avait été déféré à la prison centrale sous les insultes de toutes les populations. Je regardais la scène de loin, dans les bras de mon officier. Je ne pouvais rire de son sort, je ne pleurais pas non plus. Une fois qu'elle fut embarquée, j'allai rejoindre mes parents après avoir reçu une petite bise sur le front de la part de Paul. Paul : on va fêter ce renouveau, tu dois fêter cette nouvelle vie. Va voir tes parents et soit heureuse. Moi : je remercie Dieu pour t'avoir mis sur mon chemin. Tu es un ange. Paul : on s'appelle, d'accord? Moi : d'accord. Ce jour, maman vit enfin mon sourire. J'allai sauter dans ses bras comme une petite fille accueillant sa mère à la maison. Papa était en train de remercier les avocats et d'autres agents de la police. On alla l'attendre dans la voiture. Maman : je te vois venir avec ton officier. Moi : nous sommes juste des amis maman, de bons amis. Maman : C'est ce que je disais... Moi : alors ? Comment c’est terminé le procès ? Maman : on a condamné Astride à vie. À suivre…
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