XCIII Or, cet homme qui arrivait au secours de Jeanne éperdue, ce sauveur que la Providence semblait envoyer juste à l’heure où madame la comtesse de Kergaz, la noble et chaste compagne d’Armand, allait être outragée, ce n’était pas Armand lui-même, comme on aurait pu le croire, c’était M. le vicomte Andréa ; Andréa ou sir Williams, c’est-à-dire cet ange des ténèbres, ce génie du mal qui échafaudait pièce à pièce la ruine de cette noble maison, qui avait préparé avec sa lente et tenace habileté cette scène d’audace, qui venait de faire outrager la plus sainte des femmes et, se réservant le rôle du deus ex machina, survenait pour avoir l’air de sauver celle dont il préparait depuis si longtemps la perte. À la vue de celui qu’elle considérait comme un libérateur, comme un ami, comme le frè


