3.

2164 Mots
Aïsha Je le regarde longuement en me demandant si c’est une coïncidence ou pas avant que je me lève pour sortir, en le voyant aussi sortir de l’autre côté, je me retourne et prends la route rapidement vers la maison. Je pensais que ça allait s’arrêter là mais lorsque mon prénom se fait entendre dans la bouche de ce dernier, je me stop sans pour autant me retourner. Encore une fois, je n’aurais pas dû le regarder avec insistance même s’il faisait de même, c’est peut-être à cause de ça qu’il m’appelle. Moi qui voulais m’enfuir en paix, je crois bien que ce n’est pas pour aujourd’hui. Il se met devant moi et me fixe longuement, il est bien plus grand que je l’imaginais, enfin, je ne suis pas grande du tout, je fais qu’un mètre soixante, ça doit être à cause de ça. Lakhdar : Tu rentres chez toi ? Je hoche la tête doucement, je suis pas trop à l’aise avec la gente masculine si ce n’est que mes deux frères, j’ai peur qu’il veut me faire du mal bien que nos familles se connaissent très bien. Il me regarde en disant plus un mot, il observe ensuite derrière moi avant que son regard se fige encore une fois dans mon regard. Lakhdar : J’vais t’accompagner, j’allais passer chez toi. Je cligne des yeux en ne sortant pas un mot, en vérité je suis timide, quand il y a un membre de famille, je suis un tout petit peu plus à l’aise mais ma timidité ne part pas pour autant. Lakhdar : Ça te dérange ? Je fais aucun signe de la tête et baisse le regard, j’ai envie de lui que ça me dérange pas sauf que je n’arrive à rien sortir de mes lèvres. Il lâche un rire ce qui me fait le regarder une fois de plus, sa voix était bien grave et sa corpulence m’étonne assez, il doit aller à la salle, c’est certain ça. Il prend la direction pour rentrer sans m’attendre, je le rattrape et me mets à côté de lui, il n’a pas l’air si méchant que ça ce qui fait que je peux rester quelques instants avec lui, je ne vais pas lui parler non plus mais je préfère largement être accompagné que toute seule. Je ne connais pas encore Monaco sauf que ça va arriver, pour l’instant je suis avec lui et ça jusqu’à la maison. Lakhdar : J’espère que t’as pas peur de moi, t’as toujours été une peureuse des hommes. Et c’est normal, je me suis faite agressée sexuellement par un homme à mes quatorze ans par un garçon de mon lycée, par chance il m’a vu que toute nue et il n’a pas pu aller plus loin car quelqu’un est venu m’aider. J’ai des trous de mémoire pour ce moment parce que je m’en rappelle pas qui a bien pu m’aider, la seule chose que je me souviens vraiment c’est qu’il ne m’a pas v***é, j’ai eu une grande chance. Je secoue la tête comme s’il me regardait, si ce n’était pas quelqu’un que mes parents connaissaient ou même au moins l’un de mes frères, je l’aurais pas dû tout parler, enfin, je ne serais pas à côté de lui en ce moment même. Lakhdar : Tu peux parler tu sais ? J’vais rien te faire. Je le fixe à la fin de sa phrase puis je détourne mon regard, il a raison, c’est un peu débile de ma part de ne pas lui répondre ou au moins que par des gestes, mais ce n’est pas de ma faute non plus. J’essaye de faire de mon mieux pour ne pas laisser ma timidité augmenter et être un peu plus à l’aise avec les autres, malheureusement c’est difficile, et surtout après l’accident. – Oui. Il a dû m’entendre par qu’un petit sourire s’est mit sur son visage, je n’ai pas parlé énormément fort, ça doit être pour ça qu’il a sourit ou c’est possible que c’est parce que j’ai réussi à placer un mot. On tourne à gauche et quand je vois un groupe de jeune non loin de nous, je lève ma tête sur Lakhdar puis je la baisse. Je ne dois pas paniquer, de toute façon il est là même si c’est possible qu’il en fait rien si par malheur, ils m’accostent. Lakhdar : C’est des potes t’inquiète, ils vont rien te faire. Je fais rien et continue à avancer, au moment où on passe devant le groupe, Lakhdar s’arrête va les saluer, les hommes me regardent avant qu’un s’approche de moi, je ne bouge pas pour pas montrer que j’ai peur bien que mon cœur bat à la chamade. ? : Bah alors ma copine ? Même pas tu salues. Je l’interroge du regard, on se connaît ? C’est pas possible, j’habite en Espagne quand même et j’ai aucun souvenir d’être venue à Monaco. ? : Ah p****n j’viens d’me souvenir que t’as eu un accident, *il pose sa main sur mon front* et ta tête ça va ? Tu t’en souviens pas de nous, c’est ça ? Je hoche la tête en même temps qu’il retire sa main. ? : Bon moi c’est Idriss, le plus beau comme tu le vois. Je regarde les autres hommes, ils sont quatre plus Lakhdar mais pour le coup, ils ont tous chacun leur beauté mais Allah les a bien gâté. ? : Moi Cédric, écoute pas ce que ce fou peut dire, il dit souvent de la mettre. Idriss : Ferme ta gueule. Cédric : Qu’est-ce qu’il y a ma vie ? Tu boudes ? Idriss fait une bien dégoûtée ce qui me fait sourire. ? : Elle sourit wesh *il s’approche de moi* calcule pas les deux *il me tend sa main* Jefferson, mais tu peux m’appeler Jeff si tu veux. Je lui tends ma main en lui souriant. ? : Et le meilleur pour la fin *il pousse légèrement Jefferson* Artoy, enchanté encore une fois. – Aïsha. Jefferson : On sait bella, t’inquiète pas pour ça. Je hoche la tête sans en dire plus, ils ont l’air sympa n’empêche mais je me demande comment ils me connaissent, je pensais avoir retrouvé au moins la moitié de ma mémoire sauf que maintenant, je doute que ce soit le cas, être ici à Monaco n’est pas si mal que ça, ça va sûrement m’aider à être plus clair dans mes pensées. Lakhdar : Viens on y va nous, on se rejoint après les gars. Ils me font un signe et je fais de même avant que nous partons, j’avais le cœur qui battait un peu vite sauf qu’à cause du fait qu’il savait déjà mon existence, ça m’a aidé à me calmer, puis ils n’ont pas l’air méchant. J’ai bien envie de demander à Lakhdar comment ils me connaissent mais est qu’il pourrait me répondre ? En toute logique oui vu que ce sont ses amis. Il y a malheureusement énormément de chose qui font que je suis à l’ouest que ce soit par rapport à cette histoire ou d’autre même. Je dois faire des gros efforts si je veux me souvenir toute seule des détails de ma vie. – Ils sont gentil… Bon je peux pas lui parler comme si je le connaissais, enfin, c’est pas que je le connais pas mais je n’ai pas de souvenir de lui, aucun pour être précise, je dois me méfier. Lakhdar : Ce sont des bons gars ouais, surtout avec toi, ils te kiffent de fou. Cette fois-ci j’ai pas pu m’empêcher de le guetter, donc il sait sûrement comment je les connais. – Co…comment je les connais ? Il baisse son regard sur moi. – S’il te plaît ? Je détourne les yeux puis la tête, je vais être gênée si je continue de le regarder comme je le faisais, c’était beaucoup trop pour moi là. Lakhdar : C’est mes potes mais aussi ceux de ton frère, ils considèrent tous comme leur petite sœur d’ailleurs, tu n’as pas à avoir peur d’eux, aucun te ferait de mal. J’acquiesce de la tête en étant rassuré de ce qu’il me dit. Je vais peut-être pas les revoir maintenant mais au moins, ils pourront venir vers moi sans que je me demande ceux qu’ils veulent vraiment et les intentions qu’ils ont envers moi. – C’est mon frère qui m’a présenté à eux la première fois ? Lakhdar : Nan, c’est moi. Je fronce les sourcils légèrement, d’accord là, je vais avoir mal à la tête, je demanderais plus de renseignement à Adnan, il va m’éclairer sur plusieurs points parce que là, je suis totalement perdu. J’ai bien envie de lui poser plusieurs questions sauf que je n’ose pas le faire, je crois que ma timidité est en train de prendre le dessus encore une fois, c’est déjà bien vu que j’ai pu placer plusieurs mots aujourd’hui avec quelqu’un que je ne connais pas de base. Quand on est pas loin de la maison, je sors les clés de ma poche et lorsque j’ouvre la porte, je l’invite à entrer, j’enlève mes chaussures puis je me retourne, il était en train de faire de même, c’est gentil de sa part. Nous allons au salon et après que j’ai salué papa et maman, ils regardent derrière moi puis sourit. Maman : Lakhdar tu vas bien ? Lakhdar : Ça va et toi tata ? Elle hoche la tête puis me regarde. Papa : Tu l’as ramené ? Lakhdar : Même pas, on s’est croisé dans le bus ensemble, je voulais voir Adnan à la base. Papa : Vas-y monte il est en haut dans sa chambre. Il remercie mes parents avant de monter, je lui jette un coup d’œil avant que je regarde mes parents. Maman : Tu as pu faire le chemin avec lui sans avoir peur ? – J’avais pas trop peur parce que la dernière fois il est venu dîner avec sa famille, je crois que si ça n’avait pas été le cas, je ne serai jamais rentré avec lui. Papa : Il est pas du tout méchant t’inquiète pas, tu n’as pas avoir peur de lui. – D’accord, tout à l’heure quand on était rentré on a croisé ses amis, mais ce que je comprends pas c’est qu’il me connaissait déjà. Papa : Tu ne te souviens pas d’eux ? – Non pas du tout, et je n’ai pas encore eu de flash-back mais peut-être que ça va venir dans la nuit. J’espère en tout cas que c’est ce qu’il va se passer parce que j’aimerais avoir des réponses. Je suis totalement perdu dans cette histoire et j’aimerais être un peu plus au courant de ma vie, c’est vrai que c’est très bien que c’est moi qui m’en souvienne toute seule mais ce serait bien aussi qu’on m’aide un peu. – Je vais aller me reposer dans ma chambre, je commence à être fatiguée. Je leur fais un bisou de loin avant que je monte dans ma chambre, au moment où je suis passé à côté de la chambre de mon frère, je l’ai entendu parler avec Lakhdar. Adnan : Je sais que ça doit être dur pour toi, mais tu dois le laisser du temps, c’est aussi compliqué pour elle. Lakhdar : Ouais mais ça commence à me casser les couilles, on peut pas le dire tout simplement comme ça j’essaye de lui montrer ce que je ressens. Adnan : Je sais pas, j’avoue que ce serait mieux pour toi, mais vas-y, c’est pas avec moi que je peux voir ça mon pote. J’entends Lakhdar souffler. J’aimerais beaucoup trop savoir de quoi ils parlent tous les deux, j’avoue que ça commence à m’intrigué mais le problème c’est que ça ne me regarde pas mais aussi parce que c’est pas bien ce que je fais, je suis en train d’écouter à la porte de mon frère et je n’aurais pas du tout aimé qu’on me fasse ça. Je vais finalement dans ma chambre, ça ne sert à rien d’écouter aux portes, je ne serai pas demandé à mon frère de quoi il parlait avec lui mais si je me trompe pas c’est d’une fille, il a peut-être quelqu’un. Ça ne m’étonnerait pas du tout, il a de la chance d’avoir une beauté pareille et un corps comme ça, sa copine doit avoir de la chance, enfin si il en a vraiment une. Je m’assois sur le fauteuil qui est pas loin de la fenêtre et je regarde la jolie vue qui s’offre à moi, j’ai beaucoup trop de pensées dans ma tête et je dois me vider, il faut juste que je pense à l’essentiel et que j’essaye de retrouver tout ce que j’ai perdu et qu’on ne m’a pas dit, je sais très bien que ça va être compliqué et que ça va me prendre du temps mais j’en suis sûre qu’un moment ou l’autre, je vais savoir le mystère. Aïsha.
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