II Quand l’accusé Onésime Pécoulant apparut, ayant Philidor à sa droite et à sa gauche le brigadier Mouillard, un petit frisson passa dans le public de l’audience, et Messieurs les magistrats eux-mêmes échangèrent un même regard satisfait et curieux. Sans comporter le huis clos, l’affaire se présentait avec des détails piquants et des probabilités grivoises. Sur la table de justice une seule pièce à conviction : une culotte. C’était celle de Pécoulant qui n’avait pas eu le temps de la remettre quand il était tombé sous le poids de la vindicte publique. Car il s’agissait d’un procès en adultère, ce qui amuse toujours beaucoup les femmes et ne donne pas assez à réfléchir aux maris. Tout le monde était donc un peu à la rigolade, si j’ose m’exprimer ainsi. Et pourquoi ne l’oserai-je pas ? « S


