Adeline et JérômeAdeline tend l’oreille. − Faites qu’il dorme. Au moins un peu. Et moi aussi par la même occasion. La respiration de Théo s’apaise. Il ronfle comme une locomotive encrassée, tousse, râle. Peut-être même qu’il a mal à la gorge. Il faudra l’emmener chez le médecin demain, c’est sûr. Là, maintenant, il faut dormir. Il est déjà deux heures du matin, voilà déjà trois fois qu’Adeline rendort son fils. Rien à faire ; il se réveille après deux minutes d’un vague sommeil agité. Là encore, il gémit, se tortille, s ‘apprête à s’asseoir dans son lit dans moins de dix secondes. Adeline commence à entrevoir l’hypothèse sérieuse d’une nuit blanche. Des hypothèses comme ça lui donnent envie de pleurer. D’ailleurs, ça y est, elle pleure. De fatigue, de solitude. De trop de responsabilit


