Entre le cœur et la raison

3427 Mots
***PAPE SAMBA NDAO Je voulais à tout prix montrer à Béssé qu'être pauvre ne m'empêchera pas de dépenser beaucoup d'argent pour elle. Je voulais lui montrer que j'étais TOTALEMENT dans la capacité la rendre heureuse mais le problème était que je n'avais que mille francs avec moi alors que je voulais qu'on aille dans un restaurant de son choix. Qui dit aller dans un restaurant de luxe, dit porter des habits présentables mais je n'avais que mon pantalon et ma chemise que je portais chaque jour. J'étais désespéré ! J'ai passé presque deux heures de temps dans ma chambre, plongé dans une réflexion profonde. Ne sachant franchement plus quoi faire, je décidai de demander de l'aide à une amie très proche. Elle était la seule qui pouvait m'aider à sortir cette situation. Je savais qu'elle allait me soutenir même si elle ne cessait de me dire qu'elle n'aimait pas Béssé et que cette dernière se prend trop pour la huitième merveille du monde. Trop hautaine, trop artificielle, trop mal élevée...la liste est vraiment loin d'être terminée. Mais quoi qu'elle puisse dire, j'aime ma chère et tendre laobé et je ne pense pas que j'en aimerai une autre un jour alors pourquoi ne pas tenter ma chance ? Mani yalla soula tathio danguay féthie ! (Si Dieu te donne une chance, il faut la saisir !) Bref arrivé chez elle, sa mère était en train de discuter calmement avec ses enfants. Après les salutations, je décidai de monter en haut où se trouvait la chambre de Bougouma Fall, ma meilleure amie. -Bonjour la plus belle, la plus chou, la plus mignonne, la plus gentille, la plus adorable, la plus humble. Adule-je. -Mon bébé tu ne penses que pas c'est mieux que tu me dises ce qui t'améne ici ? Flatteur ! Dit-elle en souriant. -Wa doma abal fofou cent milles francs fofou (Tu peux me prêter cent milles ?) -Nguani ? Yokk nga sa lokho nak (Je te demande pardon ? ) -J'en ai franchement besoin, j'ai un rendez ce soir avec Béssé. -Khana dou Béssé mila torokhal beurki dembo ndiaye bangua ni tote ? (Ne me dis pas que c'est la même Béssé qui t'a humilié il n'y a même pas quelques jours ?), souligne-t-elle. -Tu peux oublier cet événement s'il te plaît ? Elle est venue me demander pardon et m'invite pour qu'on sorte dîner et je lui ai promis de payer l'addition. Mais le problème en est que je n'ai pas assez d'argent pour l'amener dans un restaurant et je n'ai pas non plus des vêtements présentables. -Tu ne vois pas qu'elle se joue de toi ? -Non mais arrête maintenant ! Je suis majeur et vacciné et je sais bel et bien distinguer le mal du bien. Lui dis-je d'un ton ferme. -D'accord je me tais. C'est parce-que tu es mon ami que je te le donne. -Merci beaucoup. Elle me donna par la suite la somme que je lui avais demandée et quelques habits de son frère qui est apparemment en voyage. Ça me faisait mal de dépendre d'une femme mais c'était la seule et unique chose que je pouvais faire. Cependant, je comptais vraiment me tuer pour trouver un boulot stable et digne. Je voulais que ma famille sorte de ces conditions de vie invivables mais aussi épouser la femme de ma vie. Rien qu'en pensant qu'elle allait devenir dans le futur, Béssé Gallay Sow Ndao rék, mon cœur se gonfle de plaisir ! ***BÉSSÉ GALLAY SOW L'adjectif naïf est loin d'être adéquat pour qualifier Pape Samba. Non mais s'il pense vraiment que c'est pour lui donner une chance que je l'invite à sortir avec moi, il se trompe parfaitement. Je n'ai absolument rien à foutre avec lui. Je sais que c'est méchant de ma part mais je l'utilise uniquement pour arriver à mes fins... En effet j'avais su par le biais de ma "copine" qu'Abdoul Khadr l'avait invité pour se faire pardonner. Quand elle m'a mis au courant, j'a crû que mon cœur allait sortir de ma cage thoracique tellement il battait follement. J'étais excessivement en colère. J'avais juste envie de me diriger à l'hôtel où elle loge afin de la bastonner sauvagement mais je me suis dite qu'il fallait que je sois plus maligne, discrète et attentive. Comme ça je vais toucher là où ça lui fait le plus mal. J'ai alors pris la décision de les espionner afin d'en savoir un peu plus sur leur relation. Je ne pouvais pas aller seule au restaurant sinon ça allait être trop louche donc j'ai décidé d'utiliser Pape Samba. J'étais en train de me préparer quand j'ai reçu un appel venant d'elle. Quand on parle du loup.... -Bonsoir ! Salue-je simplement. -Bonsoir ma belle, je viens de t'envoyer deux Photos sur w******p. Tu peux choisir une robe pour moi ? C'est pour mon dîner avec mon Abdoul. Mon Abdoul ! Mon Abdoul ! Mon Abdoul ! Merde à la fin ! Je ne pouvais pas supporter de l'entendre parler ainsi. J'avais soudainement eu des envies de meurtres. Ma voix devînt automatiquement méconnaissable. Ma jalousie était maladive, ça, je le sais. -Oui oui, prends la première. Dis-je froidement sans pour autant regarder ses foutues photos. Ma conscience ne me permettait nullement de choisir la robe qu'elle devait porter pour être charmante devant MON homme. Sama foukki xeil khalatouko(Je ne le supporterai pas cela). Bref, j'ai porté une robe longue décolletée sur le dos de couleur noire avec une perruque coupe carrée rouge vive, histoire qu'ils ne me reconnaissent pas. Avant de sortir de la chambre, je pris de l'argent sur mon armoire parce que je savais bel et bien que Samba n'avait pas les moyens de ne payer me serait-ce qu'un verre de jus d'orange même s'il m'avait demandé de le laisser payer l'addition. Après avoir avisé ma mère, je sortis enfin de la maison pour me diriger vers celle de Samba mais je le retrouvai devant la mienne. Il était bien sapé à ma grande surprise, je pensais qu'il allait encore porter son unique ensemble. Mais le plus surprenant dans tout ça est qu'il y'avait une voiture devant la maison sur laquelle il s'était adossé en me souriant. Non mais comment a-t-il fait ? -Mais Samba comment tu as fait pour te trouver une voiture ? -Ce n'est pas important. Tu es à couper le souffle Masha'Allah. -Merci. Lui dis-je d'une petite voix. Je pense qu'on peut y aller. Il m'ouvrit la portière et je m'engrouffai dedans avant qu'il ne me rejoigne. Pendant tout le trajet, il n'y avait que lui qui parlait, je n'avais franchement pas la tête à blablater avec qui que ça puisse être de surcroît quelqu'un que je n'aime pas. Au restaurant, Il voulait qu'on se mette dans une place qui se trouvait presque au milieu de la pièce. C'était un peu risqué et ça ne m'arrangerais point. Il fallait que je sache ce qu'ils feront et je me devais de faire profil bas. Je lui ai alors dit qu'on choisisse une autre table mais il n'était pas du même avis. -Donc Béssé tu as honte de t'afficher avec moi ? Je te fais honte à ce point ? -Ce n'est pas le cas Samba. S'il te plaît essaie de me comprendre. Fis-je la voix triste juste pour toucher sa sensibilité. -D'accord, d'accord. Nous pouvons nous asseoir au fond. -Merci beaucoup, dis-je avant de lui faire un bisou qui le laissa stupéfait... Nous prîmes place et commençâmes à discuter de tout et de rien. Quelque minutes après Hawa surgit. Elle était accompagnée d'Abdoul Khadr, ils étaient l'un dans les bras de l'autre. Ça me faisait tellement mal de les voir ainsi. Je voulais juste fondre en larmes mais je ne pouvais pas le faire, du moins pas devant Samba qui ne devrait rien suspecter. -Béssé, commença-t-il, j'aimerai que tu m'accordes une chance. Je veux uniquement te montrer qu'aucun autre homme ne peut t'aimer de la manière dont je t'aime. Tu sais mes sentiments pour toi sont intenses, tellement intenses qu'ils me font peur. Béssé ait pitié de mon pauvre petit cœur car il ne bat que pour toi. À chaque fois que je te vois, je le sens se lâcher. Rien qu'un sourire rayonnant venant de ta part peut suffire pour me donner des palpitations. À chaque fois que je pense que tu ne m'aimes pas, l'envie de pleurer toutes les larmes de mon corps m'anime mais je me retiens tant bien que mal. S'il te plaît accepte uniquement d'être la femme qui parviendra à m'aider à sortir de ces moments que je suis en train de vivre. Je veux que tu sois celle qui pourra me faire sourire et qui me donnera la force d'aller de l'avant à chaque fois que je vois ma mère souffrir à cause de mon père. Je veux que tu sois la femme qui criera au monde entier avec fierté que tu es la reine de mon cœur. Je ne peux certes rien t'offrir pour l'instant mais j'ai mon cœur, il est entièrement à toi et prêt à te donner de la tendresse, de l'amour, de la prospérité j'en passe...S'il te plaît ma Laobé. Oh mon Dieu ! J'aurais tellement aimé accepter sa demande mais....je ne pouvais malheureusement pas le faire. Je ne l'aimais pas et ma conscience ne me permettait pas de lui faire perdre son temps. Mais j'avoue que ces mots m'avaient PROFONDÉMENT TOUCHÉE ! -Je ne vais pas te mentir Samba, tous ce que tu as dit me vont droit au cœur par contre je ne peux rien te promettre. Laisse-moi le temps d'y réfléchir et je te reviendrai insha'Allah. -Prends ton temps mon amour. Dans tous les cas je ne suis pas pressé. Un seul "mon amour" venant de Mon Abdoul peut me mettre dans tous les états mais venant de lui, je ne ressentais rien. Il risque franchement de souffrir pour rien. Pourtant ça serait tellement facile si j'acceptais de me caser avec lui mais je ne pouvais pas laisser Abdoul avec Hawa. Konn day yomb ! (Ça serait trop facile) ***HAWA DIOULDÉ BÂ Abdoul Khadr m'avait invité à dîner pour se faire pardonner. Au début, j'étais réticente car, je n'arrivais pas à digérer le fait qu'il m'ait planter là-bas. Moi Bâ poulo dierri ? J'étais certes en colère contre lui mais je n'ai pas pu décliner l'invitation. L'idée de voir l'homme de ma vie était tellement tentante. En plus être seule avec lui dans un restaurant, c'était tellement mignon. J'ai alors choisi les deux robes les plus jolies de mon dressing avant de demander à Béssé de m'en choisir mais j'avais remarqué une sorte de froideur dans ses dires. Peut être qu'elle avait des problèmes avec son gars parce qu'elle n'était pas du genre à changer de comportement... Après m'être préparée, je suis sortie de ma chambre pour me diriger vers le salon où Abdoul m'attendait. J'étais contente de voir mon futur mari mon Dieu ! Dès qu'il m'a vue, il se leva et se dirigea vers moi sûrement pour me saluer mais je capturai ses lèvres afin de l'embrasser fougueusement, amoureusement, sensuellement, tendrement mais il ne répondait pas. Ayant eu honte, je mis fin à ce b****r. -Ça va ? Me dit-il -Je vais bien oui. Lui dis-je un peu froide. -Al-hamdoulilah alors. On y va ? Sans broncher, je le suivis. Je me sentais tellement ridicule ! Je n'aurais jamais dû l'embrasser sachant bien qu'il ne m'aimait pas. Mais j'avais quand même remarqué qu'il était tombé sous mon charme. Maxala dama raféte masha'Allah ( Je suis trop belle). Le trajet s'est passé dans un silence de cimetière et ça me gênait tellement. J'avais même essayé de lui faire des blagues mais rien. On dirait deux jeunes mariés indiens qui viennent de se connaître. Arrivés au restaurant, j'ai vu Béssé, elle était assise avec un autre homme, qui était de dos à moi. Alors c'est lui l'as de son cœur ? J'ai directement mis mon bras dans celui d'Abdoul juste pour qu'elle voit comment j'étais heureuse avec mon homme. Je ne sais pas si elle m'a vu mais bon... Nous nous assîmes mais personne ne disait rien. Ça ne servait franchement à rien de venir ici. -Je suis vraiment désolé pour mon comportement de la fois passée. Je sais que je n'aurais jamais dû fausser notre Rv l'autre jour mais c'était inévitable. Je devais aller quelque part. Tu avais un rendez-vous avec ta p**e ouais. Me disais-je intérieurement. -Je te pardonne bébé. Mais je veux que tu saches que je ne te demandes pas beaucoup de choses. Je veux juste un peu d'amour, d'affection et d'attention venant de ta part car c'est le minimum des choses que tu puisses faire. J'ai laisse tout aux USA pour venir vivre avec toi mais arrivée ici je remarque c'est que tu ne me prête même pas d'attention. Alors que nous sommes condamnés à vivre toute notre vie ensemble. -Je te promets de faire de mon mieux. Me dit-il sans me regarder. Il est tombé sous mon charme yes ! ***VOIX EXTERNE Abdoul Khadr aimait Béssé de tout son cœur certes, mais Hawa ne l'a pas du tout laissé indifférent. Sa beauté exquise était juste à couper le souffle. Elle était tellement croquante avec le visage et les formes bien arrondis. Il pensait que sa cousine faisait partie de ces filles laides mais non. Il a lui-même pensé que sa mère avait fait le bon choix pour lui. Mais cette attraction était juste dû au physique de cette dernière mais rien d'autre. Béssé avait déjà réussi à gagner son cœur et il ne pensait guère qu'il allait pouvoir aimer une autre femme. Après leur dîner, il a passé toute la nuit à penser à Hawa et en même temps à Béssé. Cette dernière, après son espionnage, avait pu remarquer que son homme était tombé sous le charme de sa meilleure amie. Elle voyait clairement la manière dont Abdoul était happé par sa personne. C'était loin d'être un simple regard. Elle s'est alors dite qu'il était préférable qu'elle mette exécution tous les plans qu'elle avait élaborés pour empêcher ce mariage même si elle avait l'ultime conviction que Hawa allait tôt ou tard devenir la première épouse de son homme. Quant à mère Ndoumbé, les mensonges que sa nièce lui avait racontés l'avait tellement touchée qu'elle n'a pas pu s'empêcher d'aller voir son amie Sarata pour qu'elles aillent voir le charlatan le plus vite possible. Mais cette dernière lui fit malheureusement savoir que le charlatan était allé au mali et n'allait pas revenir avant deux semaines. Pour régler un peu la situation avant le retour du marabout, elle décida de rendre une toute petite visite à Béssé afin de la menacer même si elle savait que cette dernière n'allait pas abandonner aussi facilement. Elle était franchement désespérée dire qu'elle ne supportait pas le fait que Hawa souffre à cause de son fils. Elle aimait tellement sa nièce. Arrivée à destination, Ndoumbé hésita longuement avant de toquer. La sœur de Béssé lui ouvrit la porte. -As'Salamou'Aleykoum. -Wa'Aleykoum salam vous cherchez...? -Béssé Gallay Sow, elle habite ici n'est-ce pas ? -Oui oui entrez. Elle s'effaça de la porte afin de la laisser passer. Une fois dans le salon, elle lui servit de l'eau mais cette dernière refusa de le boire tellement elle ne voulait rien venant de cette famille. La fille alerta Béssé qu'elle avait de la visite. Cette dernière se dépêcha de venir dans le salon afin de voir qui pouvait bien être son visiteur mais elle vit à sa plus grande surprise Mère ndoumbé. Elle se demandait ce que cette dernière pouvait bien faire chez elle. -Oh quelle surprise ! Mariéme Faye Sall dans ma maison. Dit-elle sarcastiquement. -Calme tes ardeurs, je ne suis pas là pour une visite de courtoisie. Je t'avais bien remonté les bretelles la dernière fois mais diom thi boppam nga niakk (mais tu es sans vergogne). Aujourd'hui, je suis venue pour te dire de laisser mon fils vivre tranquille. C'est facile non ? Je suis sûre que c'est lui qui te donne de l'argent afin que tu t'achètes tes habits de marque. Vu ta maison, je peux dire que amolen dara, badola ba parei beug nio sonnal, kholal sén fauteuil yi nimou bonei, sén keur gou khatt té khassaw(Vous n'avez absolument rien, tu es pauvre et tu veux nous rendre la vie impossible. Regarde comment vos fauteuils sont délabrés et votre maison si étroite et sale !) -Si tu finis, tu me le dis okay ? -Eh xolal mane douma sa morom dei ba nguamay tontou ! Yaradikou ngua trop ! Té awouma temps nguir déglou ab laobé bou bone ! (Je ne suis pas ton égale pour que tu me réponds ! Insolente que t'es ! De plus, je n'ai pas de temps pour écouter une saleté de laobé). -Waw mane laobé pire la té fière si nak bou baxx. Nitt so bagnei lingua done da féke da nga sé gueuneu niaww. Laobé thi ndèye, laobé thi baye ! Kérok dama nieuw sa keur nguir wax ak ioe thi niékak téranga wayei nga torokhalma bama nei tote. Beugouma la wone tontou nak naxté matt ngama yaye tei app yaye dagnkoy diokh thieur. Wayei mane sow poulo diérri ardo sett na ba sett wayei meriteiwo koula respecter. Ioe mère Ndoumbé louy sa problème ? Barki sama mame ioe kou soff nga, kou bone nga. So diouguei di khasté tei diago. (Je suis une laobé et j'en suis fière ! Chacun doit s'aimer tel qu'il est. La fois passée je suis venue chez toi pour te parler comme une personne civilisée et tu m'as humiliée de la pire des manières. Je ne voulais pas répliquer parce-que tu peux être ma mère et une mère, on la respecte. Mais je me suis rendue compte que tu ne mérites pas qu'on te voue le respect. Non mais c'est quoi ton problème au juste ? Je jure que tu es une femme mauvaise et désagréable. Tu passes ton temps à faire des remarques négatives sur les gens alors que ta petite personne n'est submergée que d'imperfections). -Haayyy mane nguay waxal ni dei (C'est avec moi que tu t'adresses je te rappelle). -Et après. Ioe lima la may dafa beuri saxx. Di waxone nala ni que remontada dina ame té nak biss bo guiss biss lay khar. Sa pata way ngamay saff Michelin, sa khessal bou masséwoul té bone. Khana nioune laobé yi sakh niola dakk khéssal. Do soll dara bamou diapp la, do deff dara bamou saff kenn ndaxté sa khol baxoul. Ngani Abdoul khadr cousinam lay takk ? Manila eh nako takk dh wayei liiy khassan sa khol bi diko beugeuthie moy que ni Abdoul laobé bi la beug thi kholam tei meunossi dara. Lègui nak si bamouy néxx dama beug nga dioukk ndank tei gueine sama keur. Niakk nga class torop sakh shimm. (Et après ? Je t'ai accorde trop de privilèges. N'est-ce pas la dernière fois, je t'avais dit que chaque aller aura un retour ? Avec ta grosseur là on dirait que tu ressembles à Michelin. Ta peau dépigmentée là, on dirait celle d'un caïman. Même nous les laobé, on fait la dépigmentation mieux que toi. Tu ne peux pas porter quelque chose qui te va à la perfection et tu ne peux non plus faire quelque chose qui peut plaire aux gens parce que tu n'as pas un bon cœur. Tu dis que ton fils va épouser sa cousine avant moi ? Bah qu'il le fasse ! Mais ce qui te fait bouillonner est que ton cher fils aime cette sale laobé comme tu as l'habitude de le dire et ça tu n'y peux absolument rien du tout ! Maintenant avant que ça ne chauffe pour toi, j'aimerais que tu déguerpisses de ma maison tout de suite. Savoir être zéro shimmm ! ) Mère Ndoumbé était juste choquée par les mots de Béssé. Elle se sentait mal, mal au plus profond de son cœur. Dire qu'elle a maintes fois entendu les enfants dire le mot REMONTADA mais elle ne savait nullement ce que ça signifiait jusqu'à aujourd'hui. Désemparée, elle l'était. -Démal adouna mongui sa kanam. Wayei khamal ni kou niakk yarr amo dara wayei tamit kou niakk téguine amo dara ! (La vie est devant toi. Sache que celui est qui insolent n'a rien mais aussi celui qui ne respecte pas ses aînés n'a rien). Lui dit-elle avant de se lever pour partir. Décidément les choses ne s'étaient pas déroulées tel qu'elle le souhaitait !
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