« Prince Karim, ce palais est surveillé, n’est-ce pas ? » demanda Leïla, sa voix ferme mais tremblante, résonnant dans la petite salle à manger privée du palais royal de Dubaï. Assise face à Karim, 28 ans, elle serrait ses mains sous la table, ses yeux noisette fixant le prince avec une intensité mêlée de défi. La pièce, éclairée par des lanternes en fer forgé, exhalait une odeur de jasmin et de plats épicés – couscous au safran, agneau rôti – mais l’atmosphère était lourde. Vêtue d’une robe en soie bleu nuit, son hijab soigneusement ajusté, Leïla, 18 ans, sentait la pression du palais s’intensifier. Son carnet de poèmes, où elle notait son plan secret pour annuler son mariage forcé, était caché dans une poche intérieure, mais la découverte des caméras, l’incident du banquet avec Noor, et


