« Princesse Leïla ! Par ici, un sourire pour la presse ! » Les cris des journalistes résonnaient dans le terminal de l’aéroport international de Dubaï, un chaos de flashes et de micros brandis à bout de bras. Leïla, 18 ans, descendait l’escalier du jet privé, son hijab gris perle soigneusement ajusté, ses yeux noisette plissés sous l’assaut des lumières. À ses côtés, Fatima, sa fidèle servante, murmurait des mots d’encouragement, tandis que deux gardes royaux tentaient de contenir la foule derrière des barrières métalliques. Leïla, encore secouée par son voyage et le message inattendu du prince Karim, se força à garder la tête haute, son carnet de poèmes serré dans un sac contre sa poitrine. « Restez près de moi, Fatima », chuchota Leïla, sa voix tremblante. « Ils sont comme des vautours.


