XLVI

571 Mots

XLVI Le camp de César Aussitôt après l’entrevue de Tivoli, César Borgia tout bardé d’acier, entouré de sa garde suisse – un régiment de solides et pesants fantassins que César avait choisis un à un – escorté d’une vingtaine de seigneurs qui composaient son état-major, avait alors donné le signal du départ. À travers les défilés des montagnes, les troupes formaient un immense serpent qui ondulait, hérissé de fer. C’étaient, en tête, les deux régiments de Piémontais, barbus, trapus, les yeux féroces, chantant des chansons de mort, en entrechoquant leurs courtes lances et leurs glaives à deux tranchants. Puis venaient les canons et les bombardes que traînaient des mules incessamment fouettées par d’agiles Calabrais. Le long des pièces d’artillerie marchaient en bon ordre les servants – de

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