CHAPITRE 06 : BAKARI Mouchid est de retour.

1587 Mots
( Mouïnath ) Il m'est venu à l'esprit de créer un compte f*******:. Je n'utilisais qu'un compte w******p jusque là. Vu la tournure que prennent les évènements dans ma vie, j'ai décidé de penser à autre chose en surfant sur les réseaux sociaux. C'est ainsi que j'ai réussi à télécharger un compte f*******: et puis j'ai créé mon premier compte sur ce réseau. A peine je finissais de configurer les paramètres de mon compte et je reçois une demande d'ami. C'était un homme. J'ai accepté sa demande. A la minute ou cela a été fait, ce dernier m'envoyait des messages. Ne trouvant aucune objection à cela, je me suis mis à lui répondre également. C'est ainsi que démarra mon aventure sur f*******: en ce jour férié ou mon mari était sensé rester à mes côtés. Même si je n'avais pas le coeur en paix, j'essayais de m'aérer l'esprit. Cela ne servait à rien de me mettre en soucis ou de me stresser. En effet, mon ami de f*******: et moi continuons notre conversation comme deux adultes responsables. Tout d'abord il s'est présenté et j'en ai fait de même. Ensuite on a approfondie notre conversation en essayant de faire plus ample connaissance. Je lui ai révélé que j'étais une femme mariée et il me faisait comprendre qu'il avait également une femme. D'après les informations qu'il me donnait en plus, il dirigeait un restaurant dans la ville de New York. Je voulais lui demander le nom de son restaurant mais même s'il me le disait, je ne pourrai pas connaître son emplacement puisque je ne maîtrise pas les restaurants de la ville. C'est mon époux Abayomi qui adore faire le tour des restaurants contrairement à moi, je préfère manger ce que je prépare de mes propres mains. A la suite de cela, on a tellement rigolé à travers nos messages pendant plusieurs heures que je n'avais pas vu le temps passer. Au final j'étais fatiguée et j'avais besoin de me coucher. Je lui ai dit que j'allais me déconnecté et que j'étais ravie d'avoir échangé avec lui. Il me demanda à son tour mon numéro de téléphone afin que nous puissions garder contact. Sans aucune gêne, je lui ai laissé mon numéro w******p et il en a fait de même. Ensuite je me suis déconnectée. ( Abayomi ) PLUSIEURS HEURES APRÈS _ Il sera bientôt nuit. Je ne peux pas rester encore plus longtemps. Je voudrais rentrer madame (Disais-je) _ Rentrer ? Mais et ce que nous faisons ? Nous allons laisser cela à qui? Je n'aimerais pas remettre à demain ce que je peux faire aujourd'hui et maintenant. (Rétorquait-elle) _ Vous n'aurez qu'à me laisser faire tout le boulot. J'étais là depuis 10 heures. Je dois rentrer. Il sera bientôt 20 heures. Je refuse de travailler au tend puisque demain je dois être encore au boulot à 07 heures. (Ajoutais-je) _ Avec tout le respect que je vous dois monsieur Abayomi ; je pense que vous n'avez pas le choix. Si vous avez faim, dîtes le moi et je vous cuisinerai un excellent repas. Si c'est d'un massage vous avez besoin, je suis prête à me plier à vos exigences mais vous ne pouvez pas m'abandonner en cours de route. On a commencé un travail aujourd'hui et on le finira également aujourd'hui. Demain j'ai d'autres choses en vue. (Disait-elle en souriant) J'étais dans les locaux de mon entreprise et je travaillais sur un projet de grandes envergures avec une cliente. Et ce n'était pas n'importe quelle cliente. C'était la meilleure de mes clients. C'est une dame avec qui j'ai eu à traiter sur plusieurs affaires par le passé et nos collaborations ont toujours engendré comme bénéfices des millions de dollars. C'était le genre de femme que je ne pouvais pas négliger vue qu'il y avait assez d'argents en jeu. N'ayant pas le choix, j'ai décidé de rester et de finir le travail que je faisais avec elle. J'ai voulu appeler le numéro de ma femme pour l'informer que j'allais dormir au bureau mais malheureusement mon téléphone portable était éteint. J'ai emprunté pour celle de ma cliente pour la contacter mais dommage la ligne ne passait pas. _ Même Dieu a vu les efforts que vous avez fournis pour joindre votre femme. Lorsque vous rentrerez demain, elle vous comprendra si vous l'expliquer les choses simplement. Alors ne vous en faites pas. Tout irait bien. Maintenant, mettons nous au travail. (Disait-elle) Et à ses mots, le travail reprenait. AU LENDEMAIN Nous nous sommes endormies au bureau. On a passé toute la nuit à travailler. Je me suis finalement réveillé vers 06h 45 minutes et j'avais besoin de prendre une douche. J'ai réveillé ma cliente qui est également rentré chez elle. De mon côté, je suis monté dans ma voiture et j'ai pris la direction de mon domicile. Arrivé à la maison, ma femme était déjà au salon. Pile au moment ou je franchis la porte du salon, elle s'avançait vers moi. _ Bonne arrivée chéri. (Me disait-elle même si elle était en colère) _ Bonjour mon ange. Excuse-moi beaucoup de t'avoir faussé compagnie hier s'il te plaît. Je ne voulais pas te vexer. Tu sais très bien que je t'aime et tout ce que je fais, je le fais pour nous deux. Je dois gagner énormément d'argents pour que nous puissions vivre comme des rois et des reines plus tard. (Rétorquais-je) A peine je finis mes mots et ma chérie se met en larme. Je ne comprenais pas ce qui se passait. J'ai essayé de la calmer et elle me repoussait. Au bout d'un moment elle ajoutait qu'elle était persuadé que je la trompais avec une autre femme. Ce qu'elle disait était absurde puis je l'ai répondu que je n'avais pas le temps de sortir avec une autre femme et que je n'aimais qu'elle. Elle se rapprochait de moi et me montrait le rouge à lèvres qui était dessiné sur ma chemise _ Si tu ne me trompes pas comme tu le dis constamment, alors pourquoi tu as des marques de rouges à lèvres sur ta chemise ? (Ajoutait ma femme) Je jette un coup d'oeil sur la partie concernée et effectivement il y avait des traces de rouge à lèvres. Honnêtement, je ne savais pas quoi répondre. Néanmoins j'étais étonné puisque je me rends compte qu'il s'agissait du rouge à lèvre de la cliente avec qui j'ai passé la soirée d'hier à travailler. Mais je ne comprenais pas comment les traces de ses rouge à lèvres sont arrivés sur ma chemise pourtant je ne l'avais même pas touché. Je me posais automatiquement des questions. Pendant ce temps, Mouïnath était reparti dans sa chambre. J'ai tout dit pour la calmer ce beau matin mais malheureusement, ma femme ne voulait rien entendre. Elle ne me croyait pas DE L'AUTRE CÔTÉ AU BÉNIN ( El hadja Manroufath ) La situation s'empirait de jour en jour pour mon petit-fils Loukman. Lui qui depuis tout petit était sage et responsable, il est devenu une autre personne au fur et à mesure qu'il grandissait. Loukman agit désormais à l'image des jeunes délinquants avec lesquels il a l'habitude de cheminer. J'ai maintes fois essayé de le ramener à la raison mais il ne m'écoutait pas. Au début, tout allait tellement bien. Le calvaire s'est abattu dans sa vie depuis le fameux accident tragique qu'il a eu aux côtés de l'oncle Charlie. Jusqu'à présent rien n'allait convenablement pour lui. Sa mère ne prend plus mes appels et son père n'a jamais essayé de le contacter. Cela fait pratiquement plusieurs semaines que mon petit fils ne dort plus à la maison. Je faisais la cuisine quand l'on frappait au portail. J'ai décidé de me redresser et d'aller ouvrir. Je marchais lentement jusqu'à ce que je suis arrivé au portail. Je l'ouvre et grande fut ma surprise lorsque mes yeux ont croisés celles de BAKARI Mouchid le père de Loukman. Mon coeur a faillit lâcher. Je lui ai demandé ce qu'il venait chercher chez moi. Il me saluait en amont puis en avale, il me faisait comprendre qu'il voulait voir son fils. Je lui ai à mon tour répondu qu'il n'avait pas d'enfants chez moi et qu'il n'était pas le bienvenu. BAKARI Mouchid s'est agenouillé et il a commencé par me présenter des excuses. Malgré tout ce qu'il disait, je lui ai fait comprendre qu'il n'était pas le bienvenu. On était en pleine conversation quand Loukman débarquait. Il était saoulé et il peinait à marcher. Arrivé à notre niveau, il voulait nous saluer quand il s'est automatiquement écroulé. J'ai tout de suite crié à l'aide. Pendant ce temps, son père le prenait puis il le déposait dans sa voiture. _ Il n'arrive pas à respirer correctement. Je l'emmène à l'hôpital. (Disait-il) _ Revient me chercher quand les infirmiers se mettront à le traiter. (Rétorquais-je) _ D'accord El hadja Manroufath.(Ajoutait BAKARI Mouchid) Je n'avais pas le coeur en paix. Je savais que quelque chose de mal allait finir par lui arriver. La cigarette constitue un énorme danger pour un jeune garçon de son âge. J'avais tout essayé pour le moraliser mais au lieu de m'écouter, mon petit-fils m'avait fuit. C'était depuis le jour où je lui parlais des effets néfastes de la consommation des stupéfiants qu'il a cessé de venir dormir à la maison. Une fois qu'il a été emmené à l'hôpital, de mon côté j'ai éteint le feu qui me servait de cuisson et je me préparais avant que son père BAKARI Mouchid ne vient me chercher. A suivre.
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