Leïssa avoue ses sentiments à Nick

1974 Mots
Ils devaient avoir une sérieuse conversation tous les deux, Nick lui avait promis de parler un jour sans réserve, ils se disputaient pour savoir qui devait commencer car, Nick refusait d’être le premier, il savait déjà ce que voulait entendre Leïssa. Et, Leïssa de son côté, savait quel sujet en particulier elle voulait que Nick aborde… - Tu sais quoi ? On laisse tomber, on a chacun notre vie, on en fait ce qu’on veut. Lança Leïssa. - D’accord, dis-moi ce que tu veux savoir, parce que je vois que tu es fâchée pourtant, je ne faisais que plaisanter. - Je ne suis pas fâchée. Et je ne veux pas savoir. Je veux juste l’entendre de ta bouche, tu me dois bien ça, non ? Persista-t-elle. Nick se tut pendant quelques minutes en la fixant du regard… - Ton passe-temps favori n’est pas que ton violon, tu aimes bien aussi la conversation coupée de silence. Tu te plais à communiquer par les regards mais, je ne les comprends jamais. - Pourquoi veux-tu que je te dise quelque chose qui n’existe même pas ? Reprit Nick - C’est à ça que tu veux jouer ? C’est comme tu veux. - Ridja est une simple collègue de travail, on n’est même pas amis, elle a de l’humour c’est tout. - Pourquoi tu me mens ? Crois-tu que c’est ce que je mérite ? Lui demanda Leïssa, les pupilles dilatées. - Tu veux croire que je te mens ou tu crois que je te mens ? Tu sais que je te mens ou je te mens ? Parce que, dis-moi pourquoi je te mentirais ? Donne-moi une raison pour laquelle je pourrais te mentir. - Quel audacieux, tu es devenu ! Je vous ai vu ensemble, je voulais te faire une surprise à l’aéroport à ton retour, je vous ai vu vous câliner et je me suis cachée. Je suis tombée amoureuse de toi Nicky, je ne pouvais pas m’en empêcher vu tes petites attentions à mon égard, tes affections, tes tendresses, tout de toi m’a charmé. Je suis la dernière personne à qui tu aurais du mentir ou cacher quoi que ce soit. Quoique Leïssa lui ait avoué ses sentiments, il s’enflamma de colère, il ne supportait pas qu’elle lui traite d’audacieux… - Que tu ne me crois pas quand je te dis un truc, que tu doutes de moi, que tu ne me fasse guère confiance, est peu pesant mais, ne t’avises plus jamais à me traiter d’audacieux. Lui répondit Nick en haussant la voix pour l’effrayer. - Je ne voulais pas t’offenser en te disant cela, pardonne-moi s’il te plaît. - C’est déjà fait !! - Tu sais que j’ai grandi, n’aie pas peur de me le dire. Avoue que tu sors avec elle. Poursuivi-t-Elle. - Tu l’as dit toi-même : tu sais quand être mature et quand être gamine. En d’autre terme tu me demandes de mentir ? Tu t’obstines a vouloir entendre qu’elle est ma petite amie ? Ou tu veux simplement entendre la vérité ? - Je veux entendre la vérité. - Dans ce cas, je t’ai déjà répondu. - Tu savais que j’étais amoureuse de toi ? - Pourquoi tu dis ça ? - Tu n’as pas été surpris quand je te l’ai dit. - Une fois, je t’avais dit que tu ne pouvais pas me surprendre, je ne plaisantais pas. Tu ne m’as rien appris de nouveau, j’étais déjà au courant, je suis un homme voyons ! - Et, t’as choisi d’ignorer tout ça ? C’est de Nick qu’on parle, tu serais incapable de réagir autrement. Quoiqu’ayant très envie de lui dire que c’était réciproque, qu’il partageait aussi cet amour, il s’était tantôt refermé dans un silence méprisant, et rien de son langage, pas plus que dans son silence ni dans son attitude ne décela ses sentiments pour elle. Il ne pouvait croire que tout lui était permis, il ne pouvait se permettre de réagir n’importe comment face à elle, il avait ses principes, ses valeurs qui déterminaient de près ses limites. Depuis, il interdit à Leïssa de partager son lit, quoi qu’elle l’ait mal pris car depuis, elle voyait Nick s’attacher de moins en moins à elle. Nick devait être tenace, et peu importe que leur relation devenait froide. Elle se mettait tout le temps à se plaindre, reprochant à Nick d’être distant, immature, ne pouvant gérer une simple situation dont tout le monde finit par rencontrer. Bien que présente dans la maison, en continuant à se voir aussi souvent, Leïssa se sentait délaisser, sans plus aucun témoignage d’affection, de tendresse dont elle y était dépendante. - Pourquoi tu ne me dis pas clairement, que tu ne me veux plus dans ta vie ? Pourquoi tu ne me mets pas à la porte ? Pourquoi tu ne me dis pas directement que j’ai tout gâché en t’aimant ? Armes-toi de courage Nicky et dis-le moi en face ! D’après toi, quel est le pire ? Me mettre à la porte, ou me torturer comme tu le fais en étant distant, en me privant de tous tes charmes ? S’écria Leïssa. - Ce n’est rien de tout ça Issa ! Soupira Nick. - Alors, c’est quoi ? Attendant une réponse qui, clairement ne pouvait sortir de sa bouche… - Je comprends, et rassures-toi, je l’ai aussi retenue ! Répondit-elle en secouant la tête désespérément. - Ma chérie ! Reprit Nick. - Ne te fatigue pas, n’oublie pas que je peux être mature et là, je le suis. Leïssa avait demandé à Marah de faire ses valises. Elle ne voulait pas passer une minute de plus chez Nick. Dans la journée, elle avait envoyé un chauffeur prendre ses bagages comme ça, elle rentrerait directement chez elle. Après le boulot, Nick était rentré à la maison, sur la table, pendant qu’ils mangeaient tous ensemble, Mike, Marah et lui, il avait appris que Leïssa avait quitté la maison définitivement, il s’attrista… - Je sais que t’es au courant de tout ce qui se passe ici Marah, crois-tu que j’ai pris une mauvaise décision ? Demanda Nick. - Peut-être, crois-tu qu’avec ta personnalité, tu pouvais faire autrement ? Lui questionna Marah à son tour. - Ce qui veut dire ? Continua Nick d’un ton lugubre. - Tout ce que tu crois bien, fais-le ! Ne fais jamais quelque chose qui va à l’encontre de ta personnalité. Retrouves-toi dans chaque action que tu poses, dans chacune des décisions que tu prends, afin d’éviter d’être un étranger pour toi-même. Tu souffres suffisamment pour te dévier de tes propres règlements, de tes propres valeurs. - J’aime beaucoup cette fille, aussi immature soit-elle, aussi gamine soit-elle, c’est la seule que j’ai appris à connaître et c’est la seule avec qui, je souhaite vivre. - Qui ne s’en rendrait pas compte ? T’es le meneur, tu sauras comment faire avec elle. Elle a besoin d’un peu d’autorité, chance qu’au fond elle aime ça. Elle aime être menée. - Vraiment ? - Je sais ce que je dis. - Pourquoi tu ne t’es jamais mariée ? Lui demanda Nick. - Parce que je n’ai jamais trouvé un homme digne, un homme honnête. Dans mon adolescence, j’ai eu pas mal d’aventure, quatre environs mais, sans avoir des sentiments, je voulais jouer et j’avais joué. En poursuivant avec mes études universitaires, j’avais rencontré un garçon de mon âge, beau, séduisant, et j’ai été charmé par lui, tout de lui me plaisait mais, comme j’avais arrêté de jouer, je ne lui ai jamais parlé de mes sentiments pour lui. Un jour, il avait du souci, il était assis seul, sur la cour à pleurer la mort de sa mère, je m’étais rapprochée de lui, en lui faisant comprendre que je compatissais à sa douleur et, ce moment triste nous avait rapproché l’un de l’autre. Deux jours suivants, j’avais appris qu’il avait une copine, quoique sachant cela, on était resté des meilleurs amis, j’étais sa conseillère, il me parlait de tout ce qui se passait dans sa relation avec cette fille. Il avait fini par rompre sa relation et en le consolant, on a fini par s’embrasser et depuis, c’était le début de notre relation. On avait vécu une belle histoire d’amour, d’aussi peu de durée fut-elle. Avant de se mettre avec lui, j’étais sa confidente, et d’un coup tout avait changé, il commençait à me mentir, me cacher un tas de trucs, je ne pouvais supporter ses mensonges, c’est l’une des pires choses qu’on puisse me faire. J’avais rompu et quitter le pays pendant un certain temps, juste pour me remettre de cette rupture, je l’aimais tellement qu’il m’était très difficile de passer à autre chose. Depuis lors, je n’ai jamais pu partager quoi que ce soit avec quiconque , les amourettes ne m’intéressent plus, rien de tout ça ne m’est prioritaire. Tu sais ce qui m’a poussé à te choisir ? Ton honnêteté, l’agence m’avait proposé plusieurs familles mais, c’est toi que j’ai choisi, j’ai vu en toi ce que j’ai cru ne plus exister. Alors, ne change jamais mon garçon, quels parents n’en seraient pas fiers ? Ne se sentiraient pas honorer de t’avoir comme fils et, même en étant que fils unique, tu comblerais leurs attentes. Chaque jour que je passe ici avec toi, je ressens cette fierté me brûlant l’estomac. - Merci Marah ! Tu me fais rougir ! lui répondit Nick. - Je ne te fais pas de cadeau quand même. Bonne soirée fiston. - Attends ! Tu n’as jamais regretté d’avoir rompu ? - Je ne m’étais pas décidée à la hâte, c’est là que je me retrouve en toi. Tu prends soin de réfléchir avant de dire ou faire quoi que ce soit, c’est une qualité exceptionnelle, maintiens-la. - Tu es une gouvernante exceptionnelle, j’espère que tu ne te lasseras jamais de moi. Merci de m’avoir choisi, merci pour tes riches conseils Et, bonne soirée à toi Marah ! Le lendemain matin, en se rendant au bureau, Mike lui remit le chèque, lui disant avoir décidé autrement… - Comment ça ? Je ne comprends pas. Demanda Nick curieusement, pensant qu’il avait simplement refusé son aide. - Ce n’est pas que j’ai refusé d’utiliser votre argent, ne faites pas cette tête monsieur ! - Alors quoi ? - Je ne vais plus divorcer de ma femme, j’y ai bien réfléchi, en prenant soin d’analyser vos conseils et de comprendre ta conception sur le mariage, cela m’a redonné la force de continuer. C’est vrai qu’elle a fait une bêtise mais, je dois la pardonner, ça fait partie de la vie. En plus, je suis toujours amoureux d’elle, on a remis les choses au clair et, je crois que dans pas longtemps, tout va redevenir comme avant. - Je suis content de l’apprendre. Mais, je n’accepte pas de reprendre le chèque, c’est à toi. Ajouta Nick. - Mais… c’est une somme assez élevée ! - Une somme que tu ne saurasquoi en faire, tu veux dire ? Ne me fais pas rire Mike, tu as une famille à nourrir. - Non, monsieur, je ne peux pas l’accepter, puisque la raison pour laquelle tu me l’avais donné n’est plus. - D’accord. Répondit Nick vaguement. Nick lui prit le chèque, le déchira, il lui en signa un autre au même montant et le lui donna… - Que faites-vous monsieur ? Demanda Mike. - Je te donne une semaine de congé, emmène ta femme et ta fille quelque part, passe du bon temps, va ranimer cette flamme que la tromperie a éteinte. Maintenant, tu sais quoi en faire. - Monsieur ! - Chut ! C’est un ordre ! - Merci monsieur ! S’extasia-t-il. - Je ne te voyais jamais me remercier pour un ordre, ne commence pas maintenant. Moqua Nick d’un fin rire. - Cet ordre se diffère des autres. Riait-il
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