Un clair matin, Leïssa se réveilla de très tôt pour aider Marah à préparer le petit déjeuner, gaminement coiffé ses lourds cheveux, étant d’une humeur agréable, elle fredonna et dansa sa musique préférée jusqu’au moment où Ridja frappa la porte en demandant après Nick. Elle s’était présentée en tant que sa collègue mais, Leïssa n’en voyait qu’une ruse.
- Je sais qui tu es, Nicky m’a beaucoup parlé de toi et même beaucoup trop. Répondit Leïssa en prenant son air méfiant.
D’un air surprit, Ridja la regarda, voulant éviter tout malentendu…
- D’accord, t’es Leïssa ? Elle m’a aussi parlé de toi.
- C’est assez logique, puisque je suis sa meilleure amie.
- Il est là ? Puis-je le voir s’il te plaît ? Dit Ridja en lui détournant le regard.
- Oui. Mais, avant je voulais te dire un truc. Persista-t-elle.
- Je t’écoute.
- Vous allez bien ensemble, vous formez un très beau couple. J’espère que tu prendras bien soin de lui.
- Quoi ? Mais…
- Je vais le chercher !
En voulant faire bonne impression, elle en avait beaucoup trop dit, ne pouvant pas trop se retenir, ce doute la rongeait à l’intérieur. D’après elle, elle avait réagi comme une personne normale. « je suis sa meilleure amie, comment pourrais-je ne pas être au courant de la personne dont Nick est amoureux ? » Elle a voulu faire savoir à Ridja qu’elle savait à peu près tout sur la vie de Nick.
- Ridja ! Je suis vraiment désolé, j’ai oublié qu’on avait rendez-vous. Dit Nick à haute voix.
Nick embrassa Leïssa et repartit avec Ridja…
- Tu ne prends pas ton petit déjeuner ?
- Non, ma chérie ! Je mangerai ailleurs, je vais être en retard.
- Bonne journée mon ami ! Dit Leïssa tout en gagnant l’attention de Nick car, elle avait plutôt l’habitude de l’appeler mon chéri ou Nicky.
Étant reparti, Nick n’arrêtait pas de se demander pourquoi elle avait précisé qu’elle était une amie. « C’est la première fois qu’elle m’appelle comme ça. » disait-il.
- Elle est amoureuse de toi ! Lança Ridja
- Quoi ?
- C’est elle la fille à laquelle tu penses tout le temps ? Lui questionna-t-elle.
Nick, ne voulut point y répondre…
- C’est une femme qui te le dis, et je ne saurais me tromper, c’est trop évident. Même à milles lieues, je pourrais remarquer qu’elle est folle de toi, rien qu’en la regardant. Elle ignore si je ne suis qu’une simple collègue de travail, pourquoi tu ne lui en as pas dit ?
- En quoi est-ce important ? Répondit Nick.
- En quoi est-ce important ? Je n’aime pas du tout ce genre de malentendu, je me respecte, je ne saurais fréquenter un homme s’étant déjà engagé et je déteste amèrement les disputes entre femmes pour un simple homme. Tu réagis comme si elle t’importait peu mais, il suffit de voir comment tu la regardes et tout le monde verra que cet amour est réciproque.
- Tu n’es pas qu’une simple collègue. Ajouta Nick.
-
Qu’est ce que tu veux dire par là ?
- Tu es aussi ma thérapeute en amour.
- Cet humour de pelure de banane, toutefois, c’est raté ! Je suis sérieuse Nick. Répondit-elle en s’esclaffant. Elle est vraiment folle de toi et elle croit qu’on sort ensemble tous les deux. Poursuivi-t-elle.
- Comment peux-tu penser une chose pareille ?
- Je ne le pense pas, c’est elle qui me l’a fait comprendre, à travers ses mots.
- Tu lui as répondu quoi ?
- Je n’ai pas eu le temps de lui dire quoi que ce soit.
- Tant mieux ! N’aborde jamais ce sujet avec elle, jamais. Si par mégarde, elle continue, tu changes de sujet.
- Tu vas la torturer avec cette attitude. Quoique tu endures, mets-le de côté et essaie d’être heureux.
- Si seulement l’aisance de le dire était proportionnelle à l’aisance de le faire, je serais le premier dans ce monde à m’y mettre. T’es-tu déjà trouvé dans une situation où tu guettes quelque chose dont tu crois déjà ne pas pouvoir obtenir ? Même à force de le savoir, tu la guettes encore en espérant l’effleurer par intermittence car, même comme ça, tu penses qu’elle pourrait t’apaiser pour un court moment l’esprit. Je m’épuise à force de guetter.
- Je suis curieuse de savoir ce que tu as vécu pour parler de cette manière.
- Dis-toi que j’ai juste vécu mon pire à moi !
Nick arrêta la conversation pour éviter de s’assombrir, ils s’étaient rencontrés pour une réunion d’affaire, ils avaient passé toute la journée et toute la nuit à travailler en oubliant de prévenir Leïssa qu’il n’allait pas rentrer, elle qui passa son temps à aider Marah à la cuisine juste pour s’occuper l’esprit.
En rentrant, Nick n’avait pas aperçu Leïssa à la maison, devenant furieux, il se mit à crier son nom de toutes ses forces. Marah s’était réveillée en sursautant croyant que quelque chose lui était arrivé.
- Mais, elle n’a pas quitté la maison de toute la journée Monsieur. Dit Marah
- Dans ce cas où est-elle ? Si elle commet à nouveau l’erreur de partir sans me prévenir, elle n’aura plus jamais l’occasion de dormir ici. Prévint Nick
- Monsieur calmez-vous, je ne vous ai jamais vu dans cet état. Lui demanda Marah
- Moi non plus Marah, c’est la toute première fois que je vois ce Nick, avec autant de rage. J’ai toujours connu un garçon pouvant se maîtriser, un garçon calme, serein, maintenant je ne vois devant moi qu’un homme enragé. Ajouta Leïssa.
De l’orbite, les yeux de Nick a failli sortir en apprenant que Leïssa le voyait comme un homme enragé.
- Tu parles comme t’adressant à ta fille, je suis adulte tout comme toi cher Nicky. Regarde un peu ta montre, c’est contre toi-même que tu devrais t’énerver. Oh ! Bien sûr, c’est toi qui fais les règles ici, tu as tout à fait le droit de les dévier, quel exemple ! Bonne soirée Nicky ! Oh zut, bon matin mon chou !
Nick contraignit son ressentiment au silence, il monta prendre son bain et se dirigea dans la salle de musique. Il joua jusqu’arrive l’heure où il devait aller travailler. Il s’était rendu compte qu’il avait vraiment perdu son sang froid et ne voyait pas comment une telle chose avait pu lui arriver , il n’arrêtait pas d’y penser, il s’en voulait à lui-même.
Dans la journée, Leïssa avait aussi décidé de travailler dans l’entreprise de son père, elle n’avait rien dit à Nick, voulant prendre seule sa décision comme il le fait tout le temps. Elle demanda à son Père de ne pas lui prévenir en lui faisant comprendre qu’elle voulait lui faire une surprise. Et deux jours suivants, Bermann l’avait présenté dans l’entreprise en tant que comptable en chef. Nick étant surprit, regarda Leïssa sans pouvoir lui dire un mot mais, elle s’approcha en lui sollicitant des mots félicités.
- Tu ne me félicites pas ? Lui dit Leïssa.
- Mes sincères félicitations ! Je vois que tu n’as pas voulu que je sois au courant de tout ça. Répondit Nick
- On ne converse pas trop ces jours-ci mais, c’est vrai que je n’ai pas voulu que tu sois au courant, tout comme tu prends tes décisions sans prendre la peine de m’en parler.
- Encore, mes félicitations !
À son tour, Leïssa avait décidé de rentrer tard, prétextant qu’elle aussi travaillait tard, quoi qu’elle ne puisse pas dépasser sept heures, elle avait passé du temps avec quelques amis et ensuite rentré à la maison.
- Tu attends sept heures pour rentrer ? Tu essaies de me provoquer ou quoi ? Lui lança Nick.
- Tout ne tourne pas autour de toi mon chéri ! Répondit Leïssa.
- Va te laver les mains et viens manger, je t’attendais. Lui ordonna Nick.
- Ce n’est pas la cuisine de Marah. Dit-elle.
- Parce que tu connais tellement ma cuisine ?
- Elle ne prendrait pas la peine de choisir ce plat. Pourquoi ce regard ? Lui demanda Leïssa.
- Je te regarde tout simplement, ne puis-je plus me permettre ?
- Je sais que tu as envie de m’admonester, accouche ! Lança-t-elle.
- Tu te trompes ma chérie, je meurs d’envie de m’excuser. Des jours ont passé et je n’ai pas eu le temps de le faire, c’était la première fois que je m’étais emporté de cette manière et j’ignore totalement ce qui avait déclenché cette humeur massacrante. Je m’excuse, je ferai en sorte que cela ne se reproduise plus, encore une fois, je tiens à m’excuser. Et, je m’excuse auprès de vous aussi, Marah et Mike, je vous ai réveillé en plein sommeil, je n’aurais pas du crier autant, mes sincères excuses.
Leïssa prit du temps avant de répondre, elle prit soin de le regarder…
- On ne saurait pas toujours nous mettre au dessus de nos émotions, un jour ou l’autre, on finit toujours par perdre le contrôle, sans quoi, on serait pas humains. « Quand les émotions se réveillent, on ne peut que les laisser en devenir maître » cela ne traduit en rien notre incapacité à les gérer, seulement, notre caractère d’humanité. L’important, c’est qu’il faut toujours essayer de ne pas les laisser sans borne. Ne t’inquiètes pas mon fils, on peut comprendre que tu étais en colère et que les attitudes de Leïssa te mettent souvent hors de toi-même. Répondit Marah.
- Quoi ? Pourquoi ce regard ? A-t-elle menti ? Ou a-t-elle oublié un truc ? Lui demanda Nick.
- Je te regarde tout simplement, ne puis-je plus me permettre ?
D’un éclat de rire, ils se regardèrent mutuellement…
- C’était la recette préférée de ma mère. Lança Nick
- Vraiment ? La tarte à l’oignon ?
- Ouais !
- Elle était comment ta famille ?
- Tu sais que c’est un sujet qui m’est très sensible et que je refuse toujours d’en parler.
- Je sais que j’ai la chance d’avoir mes parents avec moi mais, j’ai aussi perdu quelqu’un qui m’était très cher, ce qui veut dire que je connais ce genre de douleur. Ne penses-tu pas qu’un jour ou l’autre tu devrais en parler ?
- Si cela changerait quelque chose, oui je le penserais.
- De quoi t’as peur ?
- La question c’est plutôt, contre quoi je me bats ? Car, il ne s’agit pas de la peur mais, d’une lutte.
Subitement, Nick jeta un coup d’œil vers Mike et aperçut qu’il ne réagissait point, malgré ses excuses prononcées.
- À quoi tu penses Mike ? Lui demanda-t-il
D’un sursaut, Mike revint de son couloir de pensée…
- À rien monsieur ! Répondit-il
- On en reparlera demain. Ajouta Nick en ne voulant pas insister devant tout le monde. Je vais me coucher, j’ai sommeil ! Reprit-il :
- Déjà ? Je dors avec toi ce soir.
- Non, va dans ta chambre.
Quoique Nick lui ait dit non, elle s’était installée dans sa chambre, sur son lit.
- Il ne fallait pas poser la question si tu comptais venir quand même. Lui dit Nick.
- Ce n’était pas une question, j’ai dit : je dors avec toi ce soir. Tu n’as même pas fait attention au ton de la phrase.
- Bien, merci ma prof de grammaire. Répondit Nick ironiquement.
Un sourire mélodieux naquit sur ses lèvres , elle baisa Nicky en le chatouillant. Ils passèrent des heures à se blaguer, à se chatouiller qu’ils faillirent s’embrasser…
- Quelle est la chose la plus intime que tu puisses dire à une femme ? l’interrogea Leïssa.
- Quelle est cette question ? Que je suis puceau.
- Mais, ça je le sais déjà.
- À une femme tu m’as dit, tu n’es pas une femme pour moi, tu sais presqu’absolument tout de moi.
- Tu n’as jamais eu envie d’embrasser une femme ? Poursuivi-t-elle
- Issa chérie, je dois dormir.
- La dernière s’il te plaît.
- Non.
- Tu veux dire : jamais ?
- Jamais.
- Ok, je comprends puisque je ne suis pas une femme pour toi. Répondit Leïssa en faisant semblant de bouder.
- Que veux-tu dire par là ?
- Rien du tout !
Nick la baisa et ils s’endormirent…
Dans la matinée, en ramenant Nick au bureau, Mike entama des conversations plutôt étranges, n’ayant absolument aucune importance, juste pour éviter que Nick lui questionne à nouveau.
- Je ne peux pas seulement être qu’un employeur, tu sais ? Je saurais être un ami ! Informe Nick.
- C’est juste que… c’est très personnel. Répondit Mike.
- J’en ai bien eu l’impression hier soir, c’est pour cela que je t’ai dit que je saurais être un ami, parlons entre homme, si c’est comme ça que tu le préfères. Insista Nick.
- Ma femme a eu l’indécence de m’être infidèle.
- WoW ! C’est un sujet très délicat ! Vue la certitude marquant en plein ton visage, c’est clair que ce n’est pas une impression que tu nourris.
- Je l’ai vu de mes propres yeux et elle l’a avoué, disant que je n’étais pas trop disponible pour elle, c’est la seule excuse qu’elle a pu trouver.
- J’avoue que ce genre de sentiment ne m’est pas familier, puisque je ne m’étais jamais engagé mais, je peux imaginer ce que ça fait quand on est trompé. Je suis vraiment désolé d’apprendre cela. Que comptes-tu faire maintenant ?
- Je suis en plein cours de divorce mais, j’ignorais que ça allait me coûter autant.
- Je pourrai bien t’aider avec les coûts mais… crois-tu que c’est la meilleure chose à faire ?
- Prenait-elle le soin d’analyser si c’était la pire chose à faire ? Je ne crois pas !
- Tu n’as pas à réagir comme elle.
- Ce n’est pas ce que je fais en prenant cette décision. Je ne peux plus la supporter près de moi, je ne peux plus la laisser m’approcher. La revoir tout le temps, je repasse sans cesse l’image de cet homme avec elle, mon imagination est devenue un peu débordante. savoir qu’on partage le même appartement me dégoûte, je la déteste tellement !
- Ne dis pas ça ! Je suis sûr que tu ne la détestes pas, elle a juste fait une bêtise, une bêtise qui peut se pardonner, j’imagine comment cette trahison peut te ronger à l’intérieur mais, ne me dis pas que t’es incapable de la pardonner. Si elle veut se racheter, ne la repousse pas, accepte-la à nouveau dans ta vie.
- Avec tout le respect que je vous dois, puisque c’est si évident que vous et mademoiselle Leïssa, vous vous aimez, je crois que je peux librement vous poser une question ? Lui demanda Mike.
- Bien sûr que tu peux, je t’écoute !
- Seriez-vous capable de pardonner à mademoiselle, si elle te trompait ? Tenant compte de vos principes et de vos valeurs, en seriez-vous capable ? L’accepteriez-vous à nouveau dans ta vie, si elle voulait se racheter ? Je pouvais m’attendre à recevoir ce genre de conseil de la part de n’importe qui mais, sauf de vous monsieur, vous êtes tellement strict !
- Crois-tu que je me suis permis de te conseiller sans mes principes ou sans mes valeurs ?
- Ne le prenez pas mal, monsieur !
- Ce n’est pas le cas, j’essaie juste de te répondre.
- D’accord !
- Entamer une relation avec quelqu’un, se marier avec quelqu’un, former une famille avec quelqu’un révèlent être trois choses différentes avec leurs niveaux de responsabilités. On peut s’engager dans une simple relation et ne pas supporter une tromperie ou encore une bêtise de la part de l’autre, simplement parce que cet engagement n’est que la toute première étape pour former un foyer. Mais, se marier avec quelqu’un et pire encore avoir une famille c’est tout autre chose, le mariage est irrévocable sauf en cas de suicide, Dieu unit les hommes et les femmes sans leur laisser le plein droit de se désunir. N’est-ce pas la décision des hommes ou des femmes qui choisissent de s’unir ? Même en sachant que Dieu n’approuve pas le divorce. Et, si je parlais au nom de cette petite fille que tu as avec elle, ses parents qui se séparent, sans penser une seconde comment cette situation lui affecterait. Pour elle, sa famille sera brisée, elle se sentira moins aimée ce qui pourrait affecter aussi son éducation. Ne brise pas la famille que tu as pris soin de construire par amour, juste parce que tu crois la détester, ou parce que tu ne peux que lui jeter des pierres. Ne nourris pas ton orgueil ! Dans une famille ou quand le sang est en chaire, l’orgueil doit être bannis, sinon, on n’est pas digne d’en faire partie. « Est-ce que l’amour et la famille ne consistent pas à fermer les yeux sur l’erreur ? Si nous ne nous prenons pas avec nos erreurs qu’elle serait alors, la signification de l’amour et de la famille ? Aucun de nous, n’est exempté à faire souffrir l’autre, aucun de nous serait jugé incapable de peiner le cœur de l’autre, inconsciemment, on blesse l’autre par nos actions ou même, nos réactions. Peut-être que tu te dis que celle-là était de plein gré mais, elle te dira que c’était par pure faiblesse charnelle, et tu ne saurais en dire le contraire car, pour elle, c’est la vérité. De la même façon, qu’on se laisse emporter par nos émotions, c’est de la même façon que les désirs emportent sur nous. Toutefois, je n’encourage pas les stupidités mais, je comprends et j’accepte que nous pouvons parfois se laisser aller, c’est ce qui me pousse et m’encourage à toujours pardonner, comprendre que rien ne vaut plus que le lien déjà créé.
- Je ne lui ai jamais trompé, jamais j’oserai le faire, je l’aime et je la respecte. Répondit Mike d’un ton lugubre.
- Crois-moi je te comprends. Prends un peu de temps avant de te décider, ne te hâte pas à le faire pendant que la plaie est encore ouverte.
- Tu sais l’un des vœux qu’elle m’avait fait le jour de notre mariage ? Elle avait promis de prendre soin de mon cœur. Autant de choses qui sont là pour être dit, peu le sont pour être fait ! Qui prend vraiment soin du cœur de l’autre ?
Nick lui signa un chèque pour l’aider à couvrir les dépenses pour entamer le divorce…
- Peu importe ce que je viens de te dire, la décision te revient. Prends-le, si jamais tu décides à en finir mais, rassures-toi que c’est vraiment ce que tu veux ou ce qui te semble le plus juste.
- Merci monsieur ! Vous êtes un si bon patron, vous nous accordez tellement de valeur, vous nous traitez comme un membre de votre famille.
- Dites-vous, que vous valez beaucoup plus que je ne vous le démontre.