Chapitre 18 Grâce au plan qu’avait tracé Olivier Pierregrin, ils trouvèrent sans difficulté la ferme de Kermanec’h. Il fallait bien regarder, car c’était plutôt un toull-karr21que l’entrée d’un domaine et si le mot Kermanec’h peint en blanc sur une ardoise clouée de guingois à un tronc de chêne têtard n’avait pas signalé le nom de la ferme, on serait facilement passé à côté en ignorant le chemin qui s’ouvrait sous une voûte d’arbres défeuillés. Cette sente étroite portait la trace des charrettes aux roues cerclées de fer qui l’avaient empruntée pendant des décennies, creusant deux sillons aussi parallèles que des rails d’une voie ferroviaire. Au bout d’une centaine de mètres, on débouchait sur le corps de ferme proprement dit, un superbe ensemble de bâtiments de granit qui sentait l’aba


