CHAPITRE XLIIIComment, la tempête finie, Panurge fit le bon compagnon« Ha, ha ! s’écria Panurge, tout va bien. L’orage est passé. Je vous prie de grâce, que je descende le premier. Je voudrais fort aller à mes affaires. Vous aiderai-je encore là ? Baillez que je vrillonne cette corde. J’ai du courage prou, voire. De peur, bien peu. Baillez ça, mon ami. Non, non, pas maille de crainte. Vrai est que cette vague décumane, laquelle donna de proue en poupe, m’a un peu l’artère altéré. Voile bas. C’est bien dit. Comment vous ne faites rien, Jean ? Est-il temps de boire à cette heure ? Que savons-nous si l’Estaffier de Saint-Martin nous brasse encore quelque nouvel orage ? Vous irai-je encore aider de là. Vertus goui ! je me repens bien, mais c’est à tard, de n’avoir suivi la doctrine des bons ph


