alors, jeune dame où est ce qu'on te dépose ?
_ heu..... Juste à la pharmacie rahmatoulah.
_ d'accord. Je vois que tu es un peu gênée. Relaxe.
_ non je vais bien. T'inquiète pas.
_ tu as raison je comprends car de nos jours les malfaiteurs ont terni l'image des bienfaiteurs. Je t'ai vu de loin en train d'éponger tes larmes et j'ai eu pitié. Est ce que tout va bien ?
_ oui juste des soucis qui vont passer.
_ ça ira. La vie est ainsi faite mais accroche toi. Le chemin du bonheur est pavé d'épines.
_ merci.
_ je t'en prie..... Qu'est ce que tu fais dans la vie ?
_ j'assiste ma mère dans son commerce.
_ tu as fais les études ?
_ oui. J'ai eu mon bac.
_ ahh c'est bien. Et tu n'as jamais essayé de trouver un emploi ?
_ si , mais ça n'a pas encore aboutit.
_ je vais te donner un conseil jeune dame. Il faut être optimiste et dire que tu auras un travail grâce à tes efforts. J'entends une chanson malheureuse que certains jeunes chantent maintenant et c'est, si tu n'as pas de bras long tu ne trouveras pas de travail. Imagine que tu déposes une demande quelque part et on ne t'as pas pris tu ne te décourages pas tu retentes ta chance et malheureusement encore on ne te prends ainsi de suite. Tu en parles à des connaissances qui te chantent la chanson malheureuse mais au final tu te décourages et tu crois que c'est pareil partout et tu commences à chanter la chanson malheureuse comme tout le monde.
_ mais monsieur c'est ce qui en est à ce stade. La chanson malheureuse est très bien chantée. Ce qu'on appelle bras long c'est juste quelqu'un qui t'aide à trouver un emploi sauf que les bras long prennent leurs parents amis frères voisins cousins au détriment d'un postulant premier et plus compétents qu'eux..... Même si je sais que la compétence s'acquiert.
_ c'est vrai mais il faut enrayer ça de votre esprit et être optimiste, croire que sans bras long on ne trouvera un emploi c'est pas vrai. Aller vers les entreprises, tapez les portes des DG, le temps que vous consacrez aux réseaux sociaux réduisez le pour rechercher un emploi...
_ À t'entendre, tu facilites trop l'insertion des jeunes dans le milieu professionnel. Tu sais, ce sont souvent ceux qui sont à l'aise ou ont déjà un emploi disent que oui y'a des places pour les compétents nanani nanana..... Tu prends quelqu'un qui dès l'obtention de son baccalauréat ou après sa licence obtenue le lundi, le lundi qui suit il se trouve dans un bureau en train de pianoter sur le clavier de son ordinateur grâce à un de ses bras longs. C'est cette même personne qui te dis il faut chercher , les bras longs n'existent pas, les jeunes sont incompétents des blabla.... Cette personne n'a pas d'expérience en ce qui concerne imprimer des tonnes de CV frappant chaque jour au moins cinq portes d'entreprises. Tout le monde ne peut pas chanter la même chanson monsieur, c'est juste parce que cette mélodie fait le buzz. Monsieur, ce pays est en pénurie d'emploi... La population souffre en silence.
_ jeune fille tu es révoltée hein.... Et tu as sous entendus que je suis à l'aise alors que l'apparence est trompeuse.
_ à voir ton range tes accessoires de marque ta costume, l'odeur de ton parfum.....
L'inconnu se mit à rire à s'en décrocher les côtes.
_ je vais le prendre pour un compliment.
La voiture roulait à vive allure, le bienfaiteur était sympa avec Assia mais elle était toujours mal à l'aise. Elle a pensé à toutes sorte de scène allant d'un kidnapping, suivi d'un viol et pire d'un meurtre. Elle s'est laissée aller dans une discussion miraculeuse qui pourrait, si seulement elle allait être exécutée inspirer de la pitié.
Elle exhala un oufff de soulagement lorsque la voiture s'est arrêtée devant la pharmacie.
_ c'est ici. Merci monsieur. C'était vraiment gentil de ta part. Avait elle eu le courage de dire maintenant qu'elle est saine et sauve.
_ je t'en prie. Mon nom c'est Abdourahmame drame. Tiens c'est ma carte de visite au cas où tu aurais besoin d'un service. Je suis actionnaire dans pas mal d'entreprise alors je me ferai plaisir de te rendre un service si possible.
_ tu n'es pas en train de me tendre un bras long là ?
_ peut-être.....
Elle prit la carte qu'elle glissa dans l'arrière poche de son sac, le remercia encore une dernière fois pendant que le chauffeur lui sortit sa valise dans la cinquième porte de cette bagnole. Elle ne se retourna dans la direction qu'a pris son bienfaiteur qu'après avoir entendu les crissements de pneus.
Paniquée lorsqu'elle s'est engouffrée soudainement dans la voiture d'un inconnu, Assia avait donné l'adresse de Lahad pour qu'on la dépose là-bas.
Elle avait les clés de l'appartement alors elle monta jusqu'au deuxième étage là où vit Lahad, introduisit la clé qui ne marchait pas, Elle essaya une deuxième et troisième fois toujours rien. Elle entendit derrière la porte quelqu'un qui lui parlait.
_ c'est qui ? Dit la voix.
_ c'est moi Assia. C'est qui toi ?
La voix ouvrit la porte.
_ Assia c'est moi.
_ ah Codou. J'avais oublié même que tu devais être là c'est pourquoi j'ai pas sonné. Pourquoi ma clé ne marche pas dans cette serrure ?
_ j'avais introduit ma clé. C'est pour cela.
_ c'est vrai je comprends. Comment tu vas ?
_ bien alhamdulilah.
Elle s'engouffra directe dans la chambre d'ami pour poser ses bagages avant d'y sortir pour prendre au frigo une bouteille d'eau fraîche et un verre au placard. Elle se rendit compte qu'elle n'avait pas bu une gorgée d'eau depuis hier car ce matin c'était son coeur qui criait sécheresse pas sa gorge.
_ Lahad est allé au travail ?demanda-t-elle à Codou qui concassait des plantes médicinales.
_ non, Lahad est dans sa chambre. Il est malade. C'est pour lui ces plantes. Pour qu'il les mettes sur ça tête.
N'attendant même plus un mot de plus de Codou, Assia se dirigea dans la chambre de Lahad.
_ mon amour ? Qu'est que tu as? Demanda-t-elle en rejoignant Lahad sur le sol couché sur un tapis ( mergadou).
_ ça va. Je suis un peu malade.
_ tu as mangé ?
_ oui.
_ whaouu ! Ta tête est trop brûlante. Est ce que tu as pris des médocs ?
_ oui. Dit-il difficilement. Mais ça n'arrange rien.
_ On va à l'hôpital alors.
_ pas la peine. Mon médecin à domicile ne va plus tarder.
_depuis quand tu as un médecin à domicile ?
_c'est juste un ami à qui je rends souvent des services.
Elle prit confortablement une place, allongea ses jambes et y pose la tête de Lahad qu'elle caressait en même temps qu'elle verbalisait des litanies de prières.
_ je t'aime Lahad...... Pardonne moi pour hier. C'était abusé de ma part.
_.........
_ j'ai déconné et je l'assume. Je t'aime n'en doute pas une seconde.
_ moi aussi j'ai déconné et je te demande pardon. Est ce que tu sais que la peur de te perdre m'a séché le coeur et c'est pour ça que je suis tombé malade ? Je t'aime Assia. Je t'aime comme un fou....
_ je crois que tu es guéri maintenant. Le taquina-t-elle.
_ c'est l'effet que tu me fais. Tu ne sais même pas combien je t'aime....tu ne peux pas mesurer le poids
_ je sais..... C'est des tonnes.... Répliqua Assia sur un ton plaisant.
Lahad émit un sourire au grand bonheur de sa chérie qui n'a pas hésité à l'embrasser longuement.
_ c'est vrai tu m'as guéri. Je vais beaucoup mieux maintenant.
_ ça fait plaisir. Qu'est ce que tu as envie de manger ?
_ Codou est en train de me préparer du kaldou.
_ c'est bon alors. Lève toi tu vas marcher un peu et après on va aller au salon sinon ton corps va demeurer sur sa léthargie. Je vais t'allonger là-bas un matelas le temps que ton médecin arrive.
_ fais moi couler de l'eau stp.
_ tu n'aurais pas besoin d'un massage après? Un bon massage...
_ bien sûr.....
Le médecin est venu après, a diagnostiqué Lahad, lui a prescrit des médocs que Assia a acheté à la pharmacie d'à côté.
Lahad se sentait mieux au côté de sa chérie mais le fait que Assia était en rogne avec sa mère ne lui plaisait point.
Assia l'avait raconté que sa mère était en colère contre elle parce quelle n'appréciait pas le fait qu'elle dormait comme une c***n chez lui. Lahad s'est senti gêné et a appelé Anna Ndiaye pour essayer de régler la confrontation entre mère et fille. Il lui a dit que si ça lui dérangé tant , il était prêt à l'épouser.
Honteuse, déboussolée, ou paniquée, Anna Ndiaye a accepté sa requête et lui a donné une date proche.
Dans deux mois, Assia sera madame Bengelloune.
Elle était contente de cette nouvelle notre chère Assia ou faisait semblant alors.
_ maman chérie. Disait shérif en embrassant sa mère fortement.
_ mon coeur comment tu vas ?
_ ça va bien maman. Tu n'as plus mal ? Tu te sens mieux ?
_ je me sens mieux. J'ai pris rendez-vous avec mon docteur en Chine. Je dois y aller dans une semaine.
_ maman pourquoi tu adores voyager. Il existe de bonne clinique ici à Dakar, pourquoi aller jusqu'en Chine. Je prendrai soin de toi reste ici stp.
_ il faut que je me sente bien chéri. En plus c'est la vieillesse. Je vais prendre soin de mon corps. Et toi, essaye de te caser shérif. Je ne voudrais pas mourir sans te voir heureux au côté d'une femme merveilleuse qui prendra soin de toi..
_ maman je me caserai le moment venu. Nul ne peut échapper à son destin, tu as déjà entendu ce proverbe ?
_ ...... je suis très fière de toi shérif. Je suis contente que tu aies des principes. Tu es charmant intelligent poli , des soupirantes et prétendantes tu n'en manques pas et tu pouvais en profiter mais tu ne l'as pas fait. Je suis fière de toi chéri.
_ c'est normal je sais ce que je veux. Je t'ai apporté des fruits je vais t'en faire une bonne salade de fruit. Dit-il en se levant.
_ ne te dérange pas.
_ ça fait plaisir.
Il s'en allant vers la cuisine pour lui concocter une salade de fruit.
Pendant ce temps, sa mère parlait au téléphone.
_..... Je vais voir si je peux te l'envoyer ce soir par commission chez toi. Sûrement ce sera shérif mon fils.
_ ce serait merveilleux si ça aboutit. Merci Sira. Passe mon salut à monsieur Diarra et la famille et bonne soirée.
_ j'en manquerai pas cheikh. Passe une excellente soirée.
_ voilà, c'est prêt. C'est moi qui vais te donner à manger. Dit shérif en revenant de la cuisine.
_ tu es un excellent chef. J'envie ta femme.
_ ahh oui elle sera gâtée.
_ je vais te commissionner lorsque tu rentreras chez un ami, je crois que tu le connais, il s'appelle Cheikh Bengelloune.
_ ahh oui bien sûr, le magistrat. Son fils est ami avec Lamine n'est-ce pas?
_ exactement. Il s'appelle Abdou Lahad. Tu vas aller dans sa maison lui remettre une commission. Il t'attendra.
_ aucun problème. Maintenant mange.
_ ...... c'était délicieux! Merci beaucoup.
_ je t'en prie. Disait shérif en se levant pour laver l'assiette et la remettre au placard.
Il revient s'allonger au côté de sa mère, la tête sur ses cuisses. On dirait un bébé.
_ ..... chéri, ne suis pas Lamine de ses délires. Il est ton grand frère mais il n'a pas cette posture. Je t'en supplie évite toute querelle avec lui.
_ d'accord je ne vais pas le suivre t'inquiète pas. Mais maman, hier il a dit que tu devais me laisser je ne sais où, de quoi allait-il parler maman? Demanda-t-il calmement.
_ j'ai pas entendu ça, c'est ce qu'il a dit ?
_ oui. Et on s'est vu aujourd'hui il m'a dit de te le demander. Dis moi ce que sait maman je t'en supplie. Tu sais que j'aime pas qu'on me cache des trucs et je sens que c'est le cas.
_ je vais lui demander ce qu'il voulait dire parce que je ne comprends rien moi.
_ d'accord. Oublions ça pour l'instant. Mais papa il rentre tard ces temps ci. Ça fait deux jours que je ne l'ai pas vu.
_ il a des séminaires à animer à saly et il préfère rentrer au lieu de rester jusqu'à ce que ça finisse. Ça doit durer 4 jours.
_ ah j'avais oublié il m'en avait parlé. Mais c'est normal, il doit te tenir compagnie.
_ ton père ne tient personne compagnie, il est toujours en train de parler affaire au téléphone ou s'enferme dans son bureau......... A propos de Lamine, samedi prochain c'est à dire après demain, il épousera Sonia comme deuxième épouse.
_ OK, que Dieu fasse tout se passe bien.
_ amen. Mais diatou est contre ce mariage. Elle n'accepte pas l'idée d'avoir une co-épouse.
_ elle a dit que ce qu'elle ressent. Moi en tout cas j'aurais qu'une seule femme. Une seule me suffirait.
Bonne Lecture