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Tant que je peux tenir ta main

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Blurb

Brooke Hartwell et Jensen Rowan se connaissent depuis toujours. Inséparables, ils avancent côte à côte jusqu’au jour où Jensen commence à s’éloigner, sans jamais expliquer pourquoi.

Entre silences, gestes retenus et vérités qu’on n’ose pas dire, Brooke sent leur lien vaciller. Refusant de le perdre, elle s’accroche à ce qui les unit : une promesse muette, un amour qui ne se dit pas, et une main qu’on refuse de lâcher.

Tant que je peux tenir ta main est un roman sur les liens indestructibles, les secrets qui protègent autant qu’ils blessent, et l’urgence d’aimer sans mots.

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Mon meilleur ami.
Brooke Le matin a cette odeur particulière de promesses silencieuses. Un mélange d’air frais, d’asphalte humide et de café trop fort qui s’échappe des maisons encore à moitié endormies. Je sais qu’il est exactement sept heures douze quand je referme la porte derrière moi. Je le sais parce qu’il arrive toujours à sept heures douze. Jensen est déjà là. Appuyé contre la clôture, sac sur une épaule, l’autre main enfoncée dans la poche de sa veste, comme si le monde entier pouvait bien attendre encore deux minutes tant que je ne suis pas sortie. Quand il me voit, son visage s’éclaire d’un sourire que je connais par cœur. Celui qu’il n’offre pas à tout le monde. Celui qui est à moi depuis aussi longtemps que je me souvienne. — T’es en retard, je dis, juste pour dire quelque chose. Il hausse les épaules, faussement détendu. — J’avais dix minutes d’avance. J’ai survécu. Il s’approche et, avant même que je comprenne ce qui se passe, il m’arrache mon sac des mains avec une aisance insultante. — Jensen. — Brooke. — Rends-le-moi. — Non. C’est toujours comme ça. Toujours. — Je suis parfaitement capable de porter mes affaires toute seule. — Je sais. — Alors pourquoi tu… — Parce que j’en ai envie. Il ne hausse pas le ton. Il ne se justifie pas vraiment. Il énonce ça comme une évidence, comme s’il parlait de la météo. Et comme toujours, je soupire en roulant des yeux, tout en sachant très bien que j’ai déjà perdu. Il porte mon sac. Et mes livres. Les siens sont rangés à l’intérieur du mien, quelque part entre mon carnet et mon pull trop grand. Jensen prétend que ça ne lui fait rien. Qu’il ne sent même pas le poids. Moi, je prétends que ça m’énerve. La vérité, c’est que ça me rassure plus que je ne veux l’admettre. On commence à marcher. Dix minutes à pied. Toujours le même trajet. Le trottoir fissuré devant la maison des Wilson, l’arbre mort près du lampadaire, la boulangerie qui sent le sucre chaud même trop tôt le matin. Dix minutes qui font partie de ma vie depuis… toujours. Jensen et moi, on ne s’est jamais vraiment rencontrés. On a juste… existé l’un avec l’autre. Nos parents étaient amis bien avant qu’on sache marcher. Il y a des photos de nous bébés, côte à côte sur des couvertures trop grandes, à se fixer comme si on se reconnaissait déjà. C’est mon meilleur ami. Mon repère. Mon constant. Tout le monde à l’école connaît Jensen Rowan. L’athlète. Le gars populaire. Celui qui réussit tout sans jamais avoir l’air de forcer. Il est grand, confiant, brillant dans toutes les matières, brillant sur les terrains, brillant partout. Il attire les regards comme s’il était né pour ça. Mais ce que personne ne voit, c’est le génie derrière le sourire facile. Les calculs mentaux qu’il fait sans s’en rendre compte. Les livres qu’il lit en cachette. La façon dont il comprend les choses avant même qu’on ait fini de les expliquer. Personne sauf moi. — Tu réfléchis trop, dit-il soudain, sans me regarder. — Je ne réfléchis pas trop. — Si. T’as ce froncement-là. Je m’apprête à protester quand il s’arrête net devant moi. Deux doigts viennent tapoter doucement mon front. Geste ancien. Presque enfantin. Puis, comme toujours, il se penche et dépose un petit b****r exactement au même endroit. — Jensen ! Je rigole malgré moi. T’es ridicule. Je ne suis plus une gamine. Il rit aussi. Un rire bas, tranquille. Son regard accroche le mien une fraction de seconde de trop. Il ne dit rien. Il n’a jamais besoin de dire quoi que ce soit. On reprend la marche. — Tu sais que les gens parlent, je marmonne. — Qu’ils parlent. — Tu fais exprès, parfois. — Non. Il ment mal. Mais je le laisse faire. Il me fait toujours passer en premier. Toujours. Sur le trottoir, il se place du côté de la rue. Aux intersections, il regarde avant moi. À l’école, il ouvre les portes, bloque les couloirs, s’assure que je ne suis jamais bousculée. Pour lui, ce sont de petits gestes. Pour moi, ce sont des preuves d’existence. Quand l’école apparaît au bout de la rue, massive et familière, je ressens ce pincement étrange que je ressens chaque matin. Comme si quelque chose d’invisible pesait sur ma poitrine. Je ne dis rien. Je souris. Jensen remarque toujours, mais il respecte mon silence. — Prête ? demande-t-il. Je hoche la tête. Toujours prête, tant qu’il marche à côté de moi. Il ajuste son pas au mien. Dix minutes se sont écoulées. Le monde peut bien nous attendre encore un peu. La cloche sonne trop vite. Toujours trop vite quand je suis avec lui. Devant le bâtiment principal, Jensen ralentit. Je sais déjà ce qui vient. Ce moment minuscule, ridicule pour les autres, mais qui me serre la poitrine tous les matins. — Littérature anglaise tout à l’heure, il dit. — Comme si je pouvais oublier. Il sourit. Ce sourire-là. Celui qui me donne l’illusion que tout ira bien tant qu’on partage au moins une heure dans la journée. Puis il s’éloigne vers l’aile sportive, son sac — mon sac — toujours sur l’épaule. Quarterback vedette, option sport, avenir tout tracé. Jensen est exactement là où il doit être. Moi, je prends le couloir opposé. Biologie. C’est ma matière. Celle où je respire un peu mieux. Là où mon cerveau se tait enfin pour laisser place à quelque chose de logique, de clair. Les cellules, les systèmes, le corps humain… tout a un sens. Tout suit des règles. Contrairement aux gens. Je soupire sans m’en rendre compte. Déjà, il me manque. Oui. Je suis amoureuse de mon meilleur ami. Je le sais depuis longtemps. Trop longtemps. Et j’ai honte. Une honte lourde, poisseuse. Comme si j’étais faible. Comme si je faisais partie de ces filles qui succombent au charme de Jensen Rowan, le garçon trop gentil, trop parfait, trop lumineux pour être réel. Lui dire ? Non. Non non non non. Ce serait une catastrophe absolue. D’abord… pourquoi moi ? Il pourrait avoir qui il veut. Littéralement. Ensuite… moi, je suis moi. Petite, discrète, banale. Sans éclat. Sans ce quelque chose que les autres ont naturellement. Et puis il y a nos parents. Nos familles. Nos histoires entremêlées. L’idée seule me donne envie de disparaître sous le plancher. Alors je me tais. Comme toujours. Le cours de mathématiques commence mal. Il commence toujours mal. Je suis à peine assise que je la sens derrière moi. Même sans me retourner, je sais. Certaines présences s’imposent comme des migraines. Corrine Black. Fille du directeur. Capitaine des cheerleaders. Reine autoproclamée du lycée. Une fausse blonde parfaite, trop parfaite. Faux cils qui frôlent presque ses sourcils, ongles interminables, maquillage lourd, extensions impeccables. Tout chez elle crie artifice. Je suis à peu près certaine qu’elle s’est refait le nez — subtilement, évidemment. — Oh… regarde qui est là, souffle-t-elle derrière moi, assez fort pour que ses amies entendent. Je serre mon stylo. — Brooke Hartwell. Toujours aussi… invisible. Rires étouffés. Je fixe mon cahier. Ne pas répondre. Ne jamais répondre. C’est la règle. — T’as vu Jensen ce matin ? reprend-elle, faussement innocente. — … — Il avait l’air tellement… fatigué. Tu dois vraiment lui pomper toute son énergie. Je sens la chaleur monter dans mes joues. — C’est fou comme tu t’accroches, ajoute-t-elle. Genre… t’es sa charité personnelle ou quoi ? Je déglutis. Elle se penche un peu plus près. Je sens son parfum trop sucré, trop fort. — Tu sais, il aime bien les filles qui brillent. Pas les… plantes vertes. La cloche du début de cours retentit. Le professeur entre. Corrine se redresse instantanément, posture parfaite, sourire angélique. La sainte altruiste. Devant les adultes, elle est irréprochable. Devant Jensen ? Un modèle de gentillesse. Mais là, elle murmure encore, juste pour moi : — Reste à ta place, Brooke. Avant de te faire vraiment mal. Je ne pleure pas. Pas ici. Pas maintenant. Je respire. J’écris. Je me raccroche aux chiffres, aux équations, à tout ce qui ne fait pas mal. Mais malgré moi, une seule pensée tourne en boucle dans ma tête. Si Jensen était là…

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