Partie 7

1964 Mots
Elle : Mon fils, je ne voudrai pas te stresser d'avantage, mais tu es obligé de la prendre comme deuxième femme après son accouchement, tes oncles iront demander sa main quand elle aura accouché, ils sont allés s'excuser auprès de son père, et comme c'est ce que la religion exige, ils ont promis à ce dernier que le mariage se fera aussitôt après l'accouchement et ce dernier n'avait pas le choix ........ Je me suis levé brusquement et je me suis mis à rire, comme un idiot, j'étais réellement choqué Moi : Maman, tu rigoles j'espère ? Mes oncles ne peuvent pas me forcer à marier une fille que je n'aime pas, même si elle est enceinte de mon enfant, je préfère mourir Elle : Mon chéri, malheureusement tu n'y peut rien, c'est comme ça, tu dois assumer les conséquences de tes actes, je sais que ça va être très difficile à gérer mais voilà Moi : HEEY JE NE ME MARIERAI PAS AVEC ELLE TU NE COMPRENDS PAS OU QUOI ? MAIS JE RÊVE OU QUOI ? Elle : Habib calme toi s'il te plaît, en étant énervé comme cela tu ne résoudra rien du tout donc essaie de te calmer Moi : Ne me demande pas de me calmer, il n'y a rien à résoudre ici, je ne me marierai pas avec elle, fin ! ____ lançai-je avant de monter les escaliers Je n'attends aucune réponse de sa part et monte les escaliers en furie J'étais très très énervé, mes oncles, ces idiots avaient osé demander la main de Bineta à son père sans Mon autorisation. Ils sont allés s'excuser alors que c'est Bineta elle même qui m'a attiré dans son lit, elle même a mis en place sa stratégie pour que je couche avec elle, et c'est à moi de m'excuser ? Le père de Mounasse je me demande s'il est normal, comment a t'il pu accepter cela ? Mounasse je l'adore, mais il faut quand même avouer que sa famille est bizarre, il s'y passe des choses Tellement incroyables. Mon problème je le réglerai tout seul, en tout cas, une chose est sûre, je ne me marierai pas avec cette folle de Bineta et ce bébé ne naîtra pas. DU CÔTÉ DE MOUNASSE La vie est parfois assez bizarre, la mienne l'a toujours été, je l'avoue, il s'est passé des choses tellement inédite depuis mon enfance. Je venais de d'apprendre la mort de ma bonne Fatou, je ne pouvais pas y croire. Après les 3 jours de repos que je lui avait donné, elle n'a pas donné signe de vie pendant une bonne semaine, elle était injoignable. J'ai décidé d'aller à sa recherche, un dimanche matin. Tout ce que je savais, c'est qu'elle habitait aux Parcelles Assainies. Mais j'étais sûre que j'allais la trouver car dans mon beau pays, et surtout dans ma belle capitale, tout le monde se connaît, on ne se perd jamais. Quand je suis enfin arrivé chez elle, après des heures de recherche en boucle, j'ai trouvé une vieille dame allongée sur une natte, Moi : Salam Aleykoum sohna si (Madame) Elle se leva avec difficulté, avant de répondre Elle : Aleykoum Salam, nagadef sama dom ? (Comment vas-tu ma fille ? ) Moi : Ça va Alhamdoulillah. Sohna si Fatou Diouf fi la deuk ? (Madame, je suis bien chez Fatou Diouf ? ) L'expression de son visage changea immédiatement, mais elle ne répondait toujours pas, elle m'invita à prendre place au salon avant de me servir une tasse d'eau fraîche, je déclinai gentiment avant de lui reposer la même question Elle se racla la gorge avant de m'annoncer calmement avec une voix tremblante que Fatou a été assassinée une semaine avant, par une b***e d'agresseurs alors qu'elle allait à la gargote du quartier acheter son dîner. Je ne pouvais y croire. Comment une telle chose avait pu se passer sans que je ne puisse être au courant ? Cette dame était sa tante, c'est elle qui avait accueilli Fatou à son arrivée dans la capitale. Elle était incontrôlable, j'essayais de la calmer mais rien, elle se roulait par terre et prononçait des mots incompréhensibles pour moi, sans doute leur langue maternelle, le séreére que je ne parlais bien évidemment pas. Deux gaillards qui semblaient être ses fils vinrent à mon secours et réussirent à la calmer après quelques minutes de sermons. Elle était visiblement très gênée après cette scène, pour ne pas aggraver la situation, je décidais de prendre congé en promettant de passer la voir dès que possible. Je lui remis une petite somme d'argent, ce qui la fit pleurer de plus belle, elle pria longuement pour moi avant que je ne quitte la maison. Sur le chemin du retour, j'étais vraiment déboussolée, j'avais l'impression d'être dans un cauchemar. Fatou étais morte ? Assassinée ? Je n'ai rien voulu dire aux enfants, de peur de les choquer, je leur ai juste dis que Fatou était rentré au village pour aider ses parents malades dans les champs. Je suis allé les voir, la semaine d'après, c'était dans un petit village majoritairement peuplé de séréres (Ethnie sénégalaise) situé à quelques kilomètres de la région de Thiés, ils m'ont très bien accueilli. C'était une grande concession, avec plusieurs bâtiments en briques, le Père de Fatou avait quatre épouses et chacune d'elles habitait dans un de ces bâtiments avec ses enfants, c'était une famille très nombreuse et tout le monde m'a très bien accueilli, j'ai été agréablement surprise par cette hospitalité à mon arrivée. Quand on parle de la Teranga (Hospitalité) sénégalaise, maintenant, c'est vraiment dans les zones rurales, dans les autres régions du Sénégal, à Dakar, les gens se préoccupent moins des autres, ils sont de plus en plus méfiants, de moins en moins accueillants, chacun fait sa vie de son côté, mais il y a bien sûr des exceptions. J'ai eu droit à un déjeuner de reine, un bon Couscous Sénégalais (à base de mil) bien différent du Thiéré (couscous sénégalais) précuit que nous achetons dans les supermarchés Dakarois, celui-ci était divinement bon accompagné d'une sauce rouge à la viande, succulente. Sa mère semblait toujours dévastée, elle souriait, mais on sentait que ce sourire forcé refoulait des l****s de larmes, c'était sa seule fille, le seul enfant que Dieu lui avait donné, mais malgré tout, elle rendait grâce à Dieu, elle avait une grande foi cette dame, ce qui m'a vraiment marqué. Je suis rentré le soir, très triste avec cette image de la mère de Fatou versant de chaudes larmes en priant pour mes enfants et moi. ****** Du côté de Habib Deux semaines s'étaient écoulées, rien n'allais comme je le souhaitais, Bineta était enceinte de 2 mois et demi, je faisais tout ce qui était en mon possible pour qu'elle avorte, mais rien. Par contre je lui ai bien fait comprendre que je ne l'épouserais jamais, qu'elle garde cette grossesse ou pas. J'en ai parlé à Mounasse, je ne voulais plus qu'il y ait des non-dits dans notre relation, elle m'a bien sûr traité de tous les noms d'oiseaux, refusant catégoriquement de croire que Bineta et sa mère étaient derrière Tout cela. Elle : Habib, tu crois que j'ai perdu la moitié de mon cerveau après l'accident ? Eh bien non, je dispose de toutes mes facultés mentales, donc comme ça, monsieur veut forcer les choses ? Tu n'as pas honte Habib ? Forcer la sœur de ta femme à se marier avec toi ? Maudit soit le jour où je t'ai rencontré ! Moi : Je vois que Bineta t'a fait un excellent lavage de cerveau ! C'est elle qui t'a dit que je veux la forcer à se marier avec moi ? C'est faux Mounasse ! Je ne veux pas d'elle, elles m'ont tendu un piège sa mère et elle, elles sont allées voir mes oncles pour qu'ils sellent notre relation à vie après son accouchement, j'ai vraiment besoin de toi pour au moins me motiver dans cette bataille, s'il te plaît Mounasse Elle : Mariez-vous ! Je m'en fou ! De toute façon nous deux, c'est fini, je ne me remettrai jamais avec toi, sois en sûr. Je te laisse le temps de remettre de l'ordre dans ta vie, puis nous réglerons le divorce _____ cracha t'elle avec une voix remplie de haine Moi : Je ne sais pas quoi dire ! Je t'avoue que tes propos m'ont réellement choqué Mounasse. Ce qui me fait mal, c'est que tu es entrain de protéger la peste qui est à l'origine de tout cela, elle est mauvaise, elle veut juste nous séparer pour prendre ta place dans ma vie et dans mon coeur, ne lui donne pas ce plaisir s'il te plaît ma chérie _____ suppliai je sur un ton rempli de désespoir Elle : De un, je ne la défend pas, je n'ai pas oublié qu'elle est aussi coupable que toi, si elle est mauvaise, tu l'es autant, vous êtes tous les deux des monstres. De deux, elle ne prendra pas ma place ni dans ton coeur, ni dans ta vie parce que je n'y suis plus, nous deux, c'est de l'histoire ancienne, seul un papier nous lie à présent et une fois obtenu, tu n'entendras plus jamais parler de moi Moi : Mohamed est là, j'espère que lui au moins, te fera réfléchir, tu ne voudrais pas qu'il grandisse sans son père Elle : Assez ! J'en ai assez ! Tu parles trop Habib ! J'en ai marre de tout ça ! Tu as gâché ma vie ! S'il te plaît laisse moi ! Ne m'appelle plus ! Avant que je n'aie le temps de répliquer, elle avait déjà raccroché son téléphone. Je n'ai pas rappelé, pour ne pas l'énerver d'avantage. Je comprenais sa réaction, ce que je venais de lui annoncer n'était pas au tout facile à digérer Quand je lui parlais au téléphone, j'avais l'impression d'être devant une inconnue, elle était si méchante, si agressive. J'étais conscient de mes erreurs certes, mais est-ce que je méritais toute cette haine ? Du côté de Mounasse J'étais méconnaissable, j'avais des cernes énormes, des boutons dus au stress, et une perte de poids considérable, je ne dormais plus, je n'avais plus faim. Je n'avais même plus envie de m'occuper de mes enfants, de passer du temps avec eux pendant les week-ends, au bureau je rêvassais toujours, à la maison pareil. Voilà, deux semaines qui se sont passées comme ça, depuis que Habib m'a annoncé qu'il allait se marier avec Bineta après son accouchement, je ne pensais pas que les choses allaient être aussi compliquées, j'étais Tellement déçue et en colère contre la terre entière. Je voulais juste mourir ... tout laisser et aller me reposer auprès de Dieu Une seule chose me donnait envie de continuer à me battre, cet homme, le seul qui employait les bons mots à la bonne place pour me redonner le sourire quand ça n'allait pas. Pourtant, je le connaissais depuis si peu de temps... Pourquoi ne l'avais-je pas connu avant ? Mes chéris, je suis vraiment vraiment désolé pour ce très long retard, mon téléphone m'a lâché au mauvais moment. Désolé à tout ceux et celles qui m'ont envoyé des messages sans recevoir de réponse de ma part ?? Pour me rattraper je vous publierais deux parties cette semaine, si Dieu le veut. Merci pour tout vos messages d'encouragement très touchants, vos superbes commentaires j'apprécie énormément ♥️♥️♥️♥️♥️♥️ Qui est cette nouvelle personne dans la vie de Mounasse ? Je vous laisse y réfléchir La suite dans la huitième partie. Je n'ai pas eu le temps de corriger les fautes sur cette partie, donc excusez moi s'il y en a ? N'hésitez pas à dire ce que vous en pensez, toute critique objective sera la bienvenue.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER