Partie 8

2849 Mots
L'attente a été très très longue, je sais, mon téléphone m'avait lâché, j'ai du en racheter un autre cerise sur le gâteau je n'arrivais plus à me connecter sur mon compte avec le nouveau téléphone. Là Dieu merci j'ai enfin pu me connecter et je m'excuse sincèrement du retard. Bonne lecture mes loulous ♥️ Après le décès de Fatou, j'ai vécu un calvaire, c'était très difficile pour moi d'allier les tâches ménagères, les enfants, la cuisine et le boulot. Je faisais le ménage la nuit après avoir préparé le dîner et mis les enfants au lit, et je me levais très tôt le matin pour préparer Mohamed, leur faire leur petit déjeuner à tous les deux, me préparer rapidement avant de les déposer à l'école pour ensuite enchaîner au travail, quand ils devaient passer la journée à l'école c'était plus facile, il déjeunaient à la cantine de l'école, par contre s'ils descendaient tôt, je devais quitter le bureau à la pause pour aller les récupérer à l'école, ensuite les déposer chez Ta Mary pour enfin retourner au boulot, pour descendre à 19 heures. J'ai fait ce marathon pendant une semaine. La semaine suivante, j'ai croisé la fille qui m'avait une fois intercepté un matin de bonne heure dans la rue. Dès qu'elle m'a vu, elle s'est précipitée vers moi Elle : Madame nagadef ? (Comment allez-vous ?? Moi : Sante Yallah (Je rends grâce à Dieu) Vous avez pu trouver du travail ? Elle : Non madame, je suis toujours dans la rue, j'ai commencé à mendier depuis peu, pour au moins avoir quelque chose à me mettre sous la dent. Moi : Je n'ai pas de bonne en ce moment, si tu cherches toujours du travail, tu peux venir voir si le travail que je te propose te convient. Comment t'appelles-tu déjà ? Elle écarquilla les yeux semblant très surprise Elle : Penda Diop madame, oui bien sûr je suis toujours à la recherche d'un travail. Vous voulez que je commence quand ? Moi : D'abord laisse moi t'expliquer tout ce que tu devras faire, la cuisine, le ménage et tu t'occuperas des enfants, pour le linge il y a déjà une dame qui s'en occupe Nous sommes tombés d'accord sur un salaire assez raisonnable, elle devait commencer le lendemain mais elle disait que je devais d'abord rencontrer son oncle pour qu'il sache où elle est. Ce qui me semblait assez bizarre, pourquoi vivait-elle dans la rue alors ? Le soir même, elle est venue à la maison avec son oncle, j'étais très étonnée, il est descendu d'une très jolie voiture et était très classe. Il voulait s'assurer que sa nièce allait travailler dans de bonnes conditions, il a d'ailleurs pris mon numéro de téléphone pour prendre régulièrement des nouvelles de sa nièce. La jeune fille a donc commencé le travail le lendemain, je la trouvais assez bizarre, dans sa façon de parler, ses faits et gestes. Mais je mettais tout sur le compte des difficultés qu'elle avait enduré récemment. Pendant plus d'une semaine, son oncle m'a appelé tous les jours, au début c'était pour voir si sa nièce faisait bien son travail, ensuite les discussions sont devenues un peu plus personnelles, nous discutions beaucoup , en même temps, j'en avais besoin, je me sentais si seule, j'aimais bien sa compagnie. Donc, je ne pouvais refuser sa compagnie, il était là au bon moment, je ne pouvais même pas imaginer que je pourrai un jour rencontrer une personne qui pourrai me faire oublier mes soucis à ce point. Quand on se parlait au téléphone, j'oubliais tous mes problèmes, il savait comment m'apaiser, me soulager avec des phrases simples mais efficace, même si, après qu'il ait raccroché, je revenais à la triste réalité qu'était ma vie Deux mois plus tard, J'étais toujours au même stade de ma vie, à part l'amitié grandissante qui me liait à l'oncle de Penda, rien n'avait changé. D'ailleur, elle n'était pas au courant de la relation amicale que j'entretenais avec son oncle, je ne voulais surtout pas la mêler à ma vie privée, et lui non plus d'ailleurs ne le souhaitait pas. Ismaïla Diop il s'appelait, il avait un physique assez imposant, très grand de taille et légèrement en surpoids, il avait la quarantaine mais cela ne me dérangeait absolument pas. Il était le propriétaire d'un grand cabinet de consultance à Dakar, marié sans enfants, sa femme était malheureusement stérile, donc ils n'ont jamais eu la chance d'avoir un enfant. Il était très gentil et était en quelques sortes devenu mon conseiller, je ne lui avait bien sûr pas étalé toute ma vie, il savait juste que j'étais en froid avec mon mari, et il n'en profitais pas pour s'incruster, au contraire il m'incitait à bien réfléchir avant de penser au divorce. Nous nous voyions toujours chez lui, je n'y ai jamais trouvé sa femme, d'après Ismaila, elle était aux États-Unis à la recherche d'un bon médecin capable de la faire tomber enceinte. Sa situation m'attristais beaucoup, je me demandais comment elle faisait pour ne pas lâcher prise, apparemment elle ne perdait jamais espoir, elle espérait toujours qu'un jour elle entendrait Enfin "Maman" , son mari lui, n'avait pas l'air très préoccupé par ça « Ah ! Je laisse tout entre les mains de Dieu » disait-il souvent, en haussant les épaules J'avais l'impression que cette situation (la stérilité de sa femme) brisait petit à petit leur couple, nous avions au moins ça en commun, une vie amoureuse chaotique, c'est malheureux mais vrai. Pour ma part, la situation commençait à se stabiliser peu à peu, la maman de Habib qui était au Sénégal pour quelques jours avait à peu près réussi à me faire « changer d'avis » par rapport au divorce, pour le moment j'avais décidé de repousser un peu, en attendant de voir comment les choses allaient se dérouler .... Je ne sais même pas comment elle avait réussi à me convaincre de déposer les armes alors qu'il était toujours question du mariage de Bineta et mon mari. Maman Khadija aussi mettait tout sur le dos de Bineta et sa mère, je commençais à douter un peu de ces deux là car un jour elle m'a envoyé un audio que la maman de Bineta lui avait envoyé, cette dernière parlait déjà des préparatifs du mariage, alors que l'enfant que portait Bineta n'était pas encore né, j'étais ébahi, comment pouvait elle me faire une chose pareille ? J'étais son homonyme et sa nièce en plus. [ Au Sénégal, les homonymes peuvent avoir plus de pouvoir sur toi que ta propre mère surtout quand ils/elles sont de ta famille paternelle, c'est inexplicable mais c'est comme ça ] Elle avait l'air de tout le temps se cacher derrière mon père pour dire ce qu'elle souhaite, c'est à dire qu'elle disait « Amady veut que les choses se passent le plus rapidement possible, le mariage peut même se faire au lendemain du baptême » . Franchement, j'ai ris quand j'ai lu cet audio, je l'ai trouvé pathétique, la pauvre avait l'air Tellement désespérée, c'est sûr qu'elle n'allait pas laisser Habib échapper à sa fille aussi facilement, cette dernière avait une réputation tellement salie qu'il lui aurait été presque impossible de se trouver un bon mari, donc, comme Habib avait été assez idiot et naïf pour tomber dans les filets de Bineta, il était désormais condamné à être son mari, de gré ou de force. Cette histoire me mettait tellement tellement en colère, j'étais furieuse, et celui qui m'énervait sérieusement c'était mon père, qui m'appelait toutes les semaines pour me faire la morale, la toute dernière fois a été très virulente et depuis lors, plus aucun appel de sa part ..... un mal pour un bien, parce qu'il commençait sérieusement à m'énerver. Lui : Mounasse, reviens sur terre, tout le monde aurait pu réagir de la sorte, sauf toi, parce que tu as vécu presque la même chose que Bineta Moi : Non papa, moi je n'ai jamais couché avec le mari de ma sœur. Et puis, comment voulais-tu que je réagisse ? Tu voulais que j'aille la féliciter pour l'enfant qu'elle porte ? L'enfant né de sa liaison avec mon mari ? Moi ? Sa petite sœur ? Papa s'il te plaît, je n'ai pas envie de déverser toute ma haine sur toi Lui : Tu sais très bien que Bineta ne ferait jamais une telle chose de son plein gré, elle tient tellement à toi. Si tu as envie de déverser ta haine, tu sais vers qui te tourner Mounasse, c'est à ton mari que tu dois parler, c'est lui qui est à l'origine de tout ça il la forçait, la menaçait et tu sais mieux que moi que Bineta est une femme fragile, elle est tombée sous le charme de ton mari. Moi : Papa je crois qu'on t'a marabouté, te rends tu comptes de ce que tu dis ? Tu es entrain de défendre Bineta face à moi ? J'avais besoin de ton soutien, j'avais seulement besoin de ton soutien, il m'aurait suffit Lui : Mounasse ne dis pas de sottises, tu es ma fille comme Bineta aussi donc je me dois d'être juste, c'est simplement ça Moi : C'est ce que tu appelles être Juste ? D'accord. Restez sur votre position, je resterai sur la mienne, en tout cas je compte sauver mon ménage et je me battrai, seule comme toujours, pour récupérer mon mari et bien sûr redevenir la seule et unique femme de sa vie Lui : TU ES TRÈS INSOLENTE, TU PENSES QUE JE. SUIS TROP VIEUX POUR TE CASSER LA GUEULE ? C'EST POURQUOI TU TE PERMETS DE ME PARLER AINSI ? ON VERRA BIEN SI BINETA NE SERA PAS TA COEPOUSE. IMPOLIE Moi : Au revoir papa ____ soufflai-je avant de raccrocher rapidement sans attendre une réponse Pas besoin de vous dire l'état de nos relations à cause de cette histoire. Bineta avait tout chamboulé dans ma vie, je lui en voulais tellement, j'avais tout le temps mal au coeur quand je pensais à elle ou à sa mère, et je n'avais malheureusement personne vers qui me tourner, même pas Ta Mary car mon père lui avait formellement interdit de me parler, elle essayait de le faire en cachette au début mais ça a rapidement créé des histoires. Je me tournais toujours vers Ismaila pour partager mes soucis Ce jour là, nous ne pouvions nous voir chez lui car sa femme était de retour de son voyage, je lui ai donc proposé de venir chez moi, vu que sa nièce (la nouvelle domestique) avait pris son week-end pour se reposer, j'étais seule avec mes enfants à la maison. Il est venu vers 17 heures à la maison, et, comme les enfants regardaient la télé dans le salon, je l'ai accueilli dans ma chambre, mais sans aucune idée derrière la tête, je ne voulais juste pas que les enfants me voient avec un autre homme, déjà que j'avais un passé pas très catholique. Pour moi, il était clair qu'il ne pouvait rien se passer entre nous, déjà, il n'était pas mon genre, ensuite il était marié et cerise sur le gâteau j'étais mariée aussi, mon instance de divorce était mis en suspens. Moi : Je sais que ça ne se fait pas, surtout pour une femme mariée d'accueillir un homme, autre que son mari dans sa chambre, mais, en fait ... c'est.... Il me coupa net Lui : Shut .. shut .. ! Tu n'as pas à te justifier ma belle, je comprends très bien, tes enfants sont dans le salon ; j'ai entendu le son de la télé, et tu ne voudrais pas qu'ils te voient avec moi, ça pourrait être louche un peu, ils commencent à grandir, tu as bien fait Voilà pourquoi je ne pouvais vraiment pas me débarrasser de cet homme, il me comprenait parfaitement, il savait exactement ce qui se passait dans ma tête, il comblait un vide énorme dans ma vie. Moi : Ah ! C'est exactement ça, tu m'as marché sur la langue ... Bref, je te sers quelque chose ? A boire, grignoter ? Jus de fruits, eau, café ... ? Lui : Tu proposes quoi ? Moi : Ah ouuui attends j'avais oublié, j'ai des jus locaux fait maison, par mes petites mains alors j'ai du Bouye [Pain de singe en français, provenant du baobab ] du Bissap [ Oseille en français, le plus souvent de couleur rouge ] du Tamarin et du Gingembre. Choisis Lui : Je vous fais entièrement confiance Madame Moi : D'accord, je reviens dans quelques petites minutes ___ lançai-je avant de me diriger vers la cuisine Quand je suis revenu dans la chambre, les mains chargées, Il était confortablement couché sur le lit concentré sur son téléphone, les pieds croisés. Il avait déjà ôté ses chaussures et les avait mis sous le lit. Je me suis demandé comment j'aurais fait si Habib l'avait trouvé là, dans cette position assez douteuse, j'ai juste souris en secouant la tête ........ Moi : Ah ! Je vois que Monsieur s'est mis à l'aise tout seul ____ souriait-je en posant le plateau sur la table Lui : Oui, je me sens comme chez moi en ce moment Moi : Tu es chez toi ! Je te sers quoi ? Lui : C'est possible de me faire un mélange des deux-là ? Moi : Huum ! Cocktail Bouye et Bissap ? Excellent choix, c'est une tuerie ! ............... Nous avons parlé pendant des heures, nous avons surtout parlé de ma situation, de ma discussion avec la mère de Habib, il m'a conseillé d'essayer de recoller les morceaux avec Habib et surtout d'écarter Bineta parce que lui aussi pensait que c'était elle qui était derrière tout cela. Il m'a donné quelques stratégies qui m'ont semblé être assez bien pensées. Et comme toujours nous n'avons pas vu l'heure passer, nous avons continué à parler pendant une bonne heure. Entre temps, j'ai fait à manger aux enfants, ils ont fait leurs devoirs aidés de leur répétiteur (un étudiant que j'avais employé pour les aider à faire leurs devoirs et autres, un peu comme leur prof de maison). Et ensuite, vers 20 heures tout le monde au lit, ils devaient se lever très tôt lendemain parce que maman Khadijah avait prévu de les amener passer la journée à Saly (une très belle ville du Sénégal avec des très jolies plages, hôtels, restaurants ...) Il était 20 heures passées, Ismaila était toujours là, et bizarrement sa femme ne l'avait pas appelé, même pas une fois pour lui demander de rentrer ou autres. Moi je commençais à sentir la fatigue me gagner, mais je ne pouvais pas lui demander de rentrer, je trouvais cela vraiment malpoli, nous avions surement trop mangé, lui aussi était apparemment épuisé. Nous étions tous les deux à moitié couchés, adossés à la tête du lit. Et d'un coup, je ne pourrai dire comment et quand, j'ai senti ses lèvres sur les miennes, et rapidement, sa langue dans ma bouche, puis nos lèvres, suivant un rythme cadencé, se sont très vite familiarisées. Je ne savais pas ce que je faisais, enfin, si, je n'étais ni ivre ni envoutée, j'étais consciente sans vraiment l'être ... Moi Maimouna, femme mariée, je me retrouvai, là, dans ma chambre, sur mon lit, en train d'embrasser un homme marié. Et le pire, je n'arrivais même pas à m'arrêter. L'ambiance de la chambre est très vite devenue très chaude, je me retrouvais rapidement sans mon t-shirt. Il était sur moi et m'embrassait d'une manière tellement douce et sensuelle, que je ne trouvais pas la force de lui dire stop, en plus j'étais tellement en manque d'affection, je me sentais si faible ... Ses mains commencèrent à explorer mon corps lentement par le biais de caresses très chaudes, je tremblais littéralement de désir, mon corps en demandais plus. Il défit aveuglément le noeud de mon pagne et se mit à califourchon sur moi, enleva son t-shirt puis se baissa au niveau de mes seins qu'il saisit par ses lèvres et leur infligeait une torture délicieuse et très sucrée tout en explorant mon intimité avec son doigt, je gémissais, j'en voulais plus, sans en être consciente, je lui suppliai de me pénétrer, mais il n'avait pas l'air pressé, il voulait prendre son temps, faire bruler de désir chaque partie de mon corps. Sur le coup de l'excitation, je me levai et saisi son sexe qui s'était déjà endurci, je le suçai lentement, le caressai par moment, pinçant ses tétons avec l'autre main, il émit un gémissement sourd et me fit pivoter, se retrouvant maintenant sur moi, avant que je n'aie le temps de réaliser, il était déjà en moi, je fus envahi par une vague de chaleur, il faisais ses allers retours, au début très lentement, puis progressivement le rythme s'est accéléré ..... Il gémit, cette fois bruyamment et se laissa tomber de l'autre côté du lit, et moi j'étais là, couchée, nue réalisant enfin la bêtise que je venais de faire ..... : MON DIEUU Je sursautai .....
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