Chapitre 1 - Une belle histoire d’amour
Chapitre 1
Une belle histoire d’amourVous vous souvenez de moi ? Oui, c’est bien ça, je suis Alex Paoli et j’étais en train de vous raconter mon histoire d’amour tumultueuse avec la belle Nawelle. La plus incroyable aventure qui me soit arrivée. Pour ceux qui prennent le train en route, je vous fais un rapide résumé. J’ai rencontré une femme merveilleuse sur un site de rencontre début février 2017. Ce qui fut au départ juste une liaison extraconjugale, une aventure qui aurait dû rester sans lendemain, s’est rapidement transformé en une histoire d’amour. Nawelle étant mariée et moi célibataire, cet état de fait allait forcément compliquer notre histoire d’amour naissante.
Nous avions une relation amoureuse quasi parfaite, aucune dispute, une complicité étonnante et une compatibilité impressionnante. J’avais l’impression de vivre un rêve éveillé, mais ce qui devait arriver arriva. Notre première grosse dispute et, surtout, notre première rupture. Donc nous nous en étions arrêtés le 1er avril 2017. Comme je le disais précédemment, cela fait quasiment deux mois que je fréquente cette merveilleuse femme et notre couple vient de survivre à sa première grosse dispute qui avait, dans un premier temps, entraîné notre séparation, mais après de nombreuses tentatives de reconquête sans succès, le vendredi 31 mars, Nawelle m’a accordé cette deuxième chance tant espérée et j’ai enfin eu mon happy end des comédies romantiques d’Hollywood.
J’ai vraiment l’impression de vivre une histoire d’amour digne des plus grands films du septième art, de vivre une romance à la Roméo et Juliette. Non, pas du tout, que dis-je comme bêtise, leur histoire d’amour est magnifique, mais elle finit mal, car les deux amants finissent par mourir. J’espère que notre histoire d’amour sera plus belle que la leur et qu’elle se terminera comme dans ces contes de fées à la con, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.
Enfin bref, tout est bien qui finit bien. Si quelqu’un m’avait dit au début de la semaine que tout s’arrangerait aussi vite avec Nawelle, je ne l’aurais jamais cru. Une chose est sûre, cette épreuve a renforcé notre amour, son mari est au courant de notre histoire et ma belle brune est folle amoureuse de moi. Je dirais même que ses sentiments sont plus forts que ceux qu’elle éprouvait avant notre séparation. Beaucoup de rebondissements en quelques jours. Cette semaine, j’étais perdu, je me suis posé beaucoup de questions et aujourd’hui, j’ai eu mes réponses. Enfin, pour les principales en tout cas. Je connais maintenant l’ampleur de mes sentiments pour cette femme et leur puissance. Je n’avais plus ressenti cela depuis Anouchka et je crois même qu’ils ont plus forts. Non, je dis encore des bêtises, c’est une certitude, je n’ai jamais ressenti cela de ma vie. Maintenant, je veux vivre ce bonheur au jour le jour et en profiter un maximum.
Je ne sais pas comment évoluera notre histoire d’amour et je ne souhaite pas le savoir, car j’ai l’impression que cela est trop beau pour être vrai. Je suis sur un nuage et je souhaite y rester le plus longtemps possible. Je suis réaliste, je sais que je suis tombé fou amoureux d’une femme mariée et qu’il y a de fortes probabilités qu’elle choisisse de rester avec son mari. Mais à l’heure actuelle, je ne veux pas y penser, qui vivra verra…
Les jours qui suivirent furent magnifiques. J’avais l’impression de vivre un conte de fées éveillé. Nawelle et moi nous sommes vus plusieurs fois avec toujours cette même intensité. La vie est belle, je ne peux pas me plaindre, pour une fois, j’ai enfin tout, je suis comblé. Nous avons repris nos habitudes en plus intenses. Nous nous écrivons tous les soirs pendant des heures, même plus qu’avant, étant donné que Nawelle dort dans la chambre d’ami. On se voit le plus régulièrement possible. Quand elle travaille dans son magasin, on se voit pendant ses jours de repos, tous les lundis et tous les jeudis. Je vais également manger deux à trois fois par semaine entre midi et deux heures avec elle. Nous mangeons ensemble, souvent sur le parking de son lieu de travail, à côté des voitures et, quand nous avons plus de temps et que les conditions climatiques nous le permettent, nous partons manger au lac. Nous nous posons au bord de l’eau, c’est plus romantique.
Nous passons vraiment beaucoup de temps ensemble et, à chaque fois, ce sont de magnifiques journées. Nous rigolons bien, nous ne nous engueulons jamais, nous partageons beaucoup de choses ensemble et nous faisons également beaucoup l’amour. Souvent dans mon agence, parfois à l’hôtel, parfois chez moi et aussi dans les voitures. Quand c’est sa semaine de cours, Nawelle aime bien venir me rejoindre directement à l’agence. Elle reste environ une à deux heures avec moi. Parfois, c’est moi qui vais la rejoindre sur le parking où elle stationne sa voiture. En effet, quand elle est en cours, elle gare son Opel Corsa sur un parking d’un magasin de jardinage à Mérignac qui est proche de la ligne de tram qu’elle emprunte pour se rendre à son centre de formation. Quand je la rejoins là-bas, nous restons à côté de son véhicule à nous faire des câlins, à nous embrasser et à discuter. Sinon, nous allons nous promener dans les environs ou dans le centre commercial qui est tout proche.
Quelle que soit l’activité que nous faisons, à chaque fois nous passons de super moments ensemble. Quand elle bosse, au moins une fois par semaine, nous essayons de faire une sortie tous les deux et, le plus souvent, hors de Bordeaux. Bon, vous devez être impatient de connaître la suite de l’histoire donc fini le résumé. Suite à notre réconciliation du vendredi 31 mars et à ma visite surprise du samedi 1er avril à son magasin, nous avons recommencé nos sorties ensemble dès le lundi 3 avril 2017.
*
Aujourd’hui, c’est un jour particulier, nous sommes lundi et je suis à mon agence dès 10h du matin. Comme vous le savez déjà, c’est un jour où normalement je ne commence à bosser qu’à partir de 14h, car mes concessions sont toutes fermées le lundi matin. Vous vous en doutez, si j’ai commencé à taffer aussi tôt, c’est parce que je vois ma belle maîtresse et que j’ai l’intention de passer le maximum de temps en sa compagnie. J’ai donné rendez-vous à 10h30 à mon responsable d’agence, au responsable VN, ainsi qu’au responsable VO afin de faire un bilan de l’activité, de fixer des objectifs et de hiérarchiser les différentes actions à mener durant la semaine. C’est une petite réunion qui ne doit pas durer plus d’une heure. Enfin, je l’espère, car Nawelle doit venir à mon agence aux alentours de 11h30. Bon, j’ai un peu de marge, car je suis persuadé qu’elle sera en retard.
Il est 10h passé et je n’ai toujours pas reçu de SMS de sa part. Cela signifie qu’elle dort encore, car la première chose qu’elle fait quand elle se réveille, c’est m’envoyer un message pour me dire bonjour et savoir si j’ai passé une bonne nuit. Bon, je préfère ne pas y penser afin d’éviter d’angoisser pour rien. Aujourd’hui, c’est un jour spécial, car cela fait quasiment deux mois que je connais Nawelle et c’est aussi la première journée que nous allons passer ensemble depuis notre réconciliation. Je ne sais pas trop ce que nous allons faire, je verrai avec elle quand nous serons ensemble. Je pense que nous irons nous balader sur la côte, car le temps est magnifique. Le printemps a pris ses quartiers, nous avons un magnifique ciel bleu clair. Le matin, les températures sont encore fraîches, mais l’après-midi, le mercure monte à tel point que les vêtements d’été commencent à faire leur apparition. C’est un de ces plus beaux jours de ce début de saison, un lundi au soleil comme le dit si bien cette chanson populaire. Dimanche, le temps n’était pas super, une atmosphère difficile à décrire, c’était une journée déprimante, tout était fermé, rien à faire, impossible de sortir dehors prendre l’air à cause d’une pluie incessante, puis j’étais loin de Nawelle. Loin des yeux, mais terriblement présente dans mon cœur et dans mes pensées.
En ce début de semaine, la couleur du ciel a changé, passant du sombre des ténèbres la veille au bleu clair du paradis aujourd’hui. J’ai l’impression que Dieu aussi se réjouit de mes retrouvailles avec ma jolie brune. Dans ce magnifique ciel, il y a quelques nuages blancs, bien plus blancs que la neige, sous diverses formes. Je les admire et, dans certains d’entre eux, je distingue des figures familières. Des objets, des animaux, mais surtout, telle une apparition divine, plusieurs nuages se regroupent, poussés par le vent et, à ce moment précis, le visage de Nawelle m’apparaît, un bref instant, puis disparaît aussi vite qu’il m’est apparu. Elle me manque tellement que mon imagination me joue des tours, j’ai l’impression de la voir partout.
Heureusement pour moi, ma réunion matinale m’oblige à penser à autre chose et elle est une aide précieuse pour faire égrener le temps plus vite. Malheureusement pour moi, celle-ci ne dure que quarante-cinq minutes. Bon, si Nawelle est à l’heure, il ne me reste qu’un quart d’heure environ à attendre. Mais il y a approximativement quinze minutes, alors que j’étais en pleine réunion, j’ai senti mon téléphone portable vibrer dans la poche de mon pantalon.
Une fois mon bureau regagné, je m’empresse de me saisir de mon smartphone pour regarder de quoi il en retourne. C’est un message de ma dulcinée. Celui-ci dit qu’elle vient juste de se réveiller, qu’elle n’a pas entendu le réveil sonner, qu’elle se dépêche et qu’elle pense être à mon agence aux alentours de midi. Je m’en doutais un peu, mais quelle frustration. Que faire, j’ai encore quarante-cinq minutes à tuer et j’ai trop la flemme. Je ne suis pas du tout motivé à bosser aujourd’hui, envie de ne rien faire. Mais il va falloir que je trouve une occupation pour éviter que le temps s’arrête et que je devienne fou à regarder ma montre toutes les minutes. Donc, je fais un peu de rangement, je trie des papiers puis je finis par lire un célèbre magazine spécialisé dans les voitures. Actualiser mes connaissances sur le monde de l’automobile ne peut pas me faire de mal. Tout compte fait, j’arrive à m’occuper tout en espérant que Nawelle n’ait pas trop de retard, car plus le temps va passer et plus il me sera difficile de rester concentré sur ma lecture.
12h05, toujours pas de Nawelle en vue et ma lecture a cessé de faire l’effet escompté. Je décide de poser mon magazine sur la table basse et de sortir prendre l’air pour profiter un maximum du beau temps et de cette douce chaleur. Je déambule rêveur entre les véhicules stationnés sur le parking de ma concession. Celui-ci est désert, car nous ne sommes pas encore ouverts au public. Je profite du calme ambiant pour méditer un peu sur mon existence. La vie est surprenante quand on y pense. Il y a un mois et demi, j’étais vraiment très loin d’imaginer que je tomberai amoureux de cette femme. La vie est belle, il fait beau, la température est printanière et douce, je suis amoureux d’une femme merveilleuse, que demander de plus ? J’ai la tête dans les nuages quand soudain mon estomac me ramène sur terre. Mon ventre gargouille et émet les bruits si caractéristiques d’un estomac vide.
Je commence sérieusement à avoir faim. J’espère que Nawelle va bientôt arriver, je ne vais pas pouvoir tenir très longtemps. Je me saisis de mon téléphone portable, je regarde l’heure sur l’écran ainsi que dans la liste de mes SMS. Rien, pas de message ni d’appel en absence de Nawelle. Je commence à désespérer quand soudain sa petite voiture verte fait irruption sur le parking de ma concession. C’est le soulagement. À peine garée, elle se précipite dans ma direction. Elle trottine tout en affichant son magnifique sourire. Je ne peux rien y faire, celui-ci est communicatif et, par conséquent, je me mets à sourire également. Mon Dieu qu’elle est belle.
Nous nous sautons dans les bras, même pas le temps de se dire bonjour que nous sommes déjà en train de nous embrasser passionnément. Ce b****r est très fort, aussi fort que l’amour que nous éprouvons l’un pour l’autre. Nous le faisons durer, mes lèvres refusent de se détacher des siennes. Puis Nawelle pousse un soupir en disant :
— Mon Dieu, qu’est-ce que c’est bon !
— Oui, c’est trop agréable de t’embrasser, lui répondé-je.
— Tu m’as trop manqué. Ce dimanche, je n’ai fait que penser à toi et à ce moment-là.
— Moi aussi. Tu as occupé toutes mes pensées.
— Je t’aime tellement.
— Et moi, je t’aime à la folie.
— Oh, mon amour, je ne peux plus me passer de toi. Je ne veux pas te perdre.
— T’inquiète, je te promets que tu ne me perdras pas.
— J’espère. Je ne sais pas à quoi ressemblera ma vie si tu n’en fais plus partie.
— Je n’ose pas l’imaginer. Vivre sans toi, ça serait l’enfer.
— Trop.
— T’inquiète pas, je suis là.
— Merci, mon amour. Je suis désolée d’être arrivée en retard, je sais que c’est du temps en moins ensemble et ça me rend triste.
— Il ne faut pas. L’important, c’est que tu sois maintenant à mes côtés, le reste n’a plus d’importance. De toute façon, je t’aime trop pour t’en vouloir, je pourrai tout te pardonner.
— C’est pareil pour moi. Je t’aime d’un amour inconditionnel.
Sur ces derniers mots, nous recommençâmes à nous embrasser tendrement jusqu’à ce que mon ventre se fasse entendre à nouveau. Le bruit est si fort que celui-ci a surpris Nawelle. Elle me regarde, sourit et me dit :
— Je crois que tu as faim.
— Oui, trop.
— Tu veux aller manger où ?
— Ce que je te propose, c’est qu’on aille chercher notre repas à la boulangerie et qu’on vienne manger tranquillement dans mon agence.
— OK, on fait comme ça, on mange dans ton bureau.
— Je me suis mal exprimé. On ne va pas manger dans mon bureau, mais derrière l’agence. J’ai un petit espace aménagé et on sera mieux dehors pour profiter du soleil.
— OK, je ne savais pas que tu avais un espace extérieur pour manger.
— Tu vas bientôt le découvrir, mais en attendant, allons à la boulangerie, car je sens que je vais faire un malaise hypoglycémique.
Je prends Nawelle par la main et nous partons en direction de la boulangerie. Il propose toutes sortes d’encas pour se restaurer entre midi et deux heures. Mais bon, il faut se dépêcher, car malheureusement cette boulangerie est prise d’assaut par tous les employés travaillant dans le secteur et, après 12h30, il ne reste quasiment plus rien. Enfin presque plus rien, les meilleurs plats sont partis et il ne reste que deux ou trois sortes de casse-croûtes. Quand nous arrivons devant l’établissement, il y a déjà une file d’attente qui s’est formée. Je commence à être inquiet, car j’aime avoir l’embarras du choix.
Nous avançons doucement et au bout d’une dizaine de minutes, c’est à notre tour d’être servis. Nous sommes sauvés, il y a encore beaucoup de plats disponibles, même trop, et cela génère chez moi une hésitation. Il y a tant de bonnes choses que j’aime que le dilemme en devient difficile. Entre les croque-monsieur au saumon, les Nordiques à l’avocat, les burgers maisons, leurs différents sandwiches et autres spécialités, je ne sais quoi choisir. Après un bref moment de réflexion, mon choix s’arrête sur un Nordique à l’avocat, un cookie double chocolat pour le dessert et un coca zéro comme boisson. Nawelle prend un Panini chaud ainsi qu’un cookie au chocolat blanc et un pulco. Je paie la commande et nous filons à toute vitesse vers mon agence, car la faim commence vraiment à nous tirailler l’estomac. De plus, ça serait bien que Nawelle avale son Panini avant que celui-ci refroidisse.
Arrivé à la concession, j’ouvre la porte d’entrée qui est fermée à clé. Je suppose que mes responsables ont dû partir manger à l’extérieur. Nous sommes seuls et il règne un silence de cathédrale. Je dis à ma belle de me suivre, nous traversons le hall d’exposition, nous passons juste à côté de la salle de repos et des toi0lettes réservés au personnel. Nous nous engouffrons dans un petit couloir qui nous mène à la porte de derrière. Celle-ci est cachée du public et ce lieu est strictement réservé à mes employés. Je prends les clés et j’ouvre cette porte. Elle donne sur une petite cour extérieure où les salariés vont pour fumer une cigarette à l’abri des regards. Malgré sa taille plus qu’honorable, cet espace n’est pas assez grand pour y stocker des voitures.
Je passe mon repas à Nawelle et je lui dis de m’attendre dehors. J’entre de nouveau dans mon agence et je me dirige vers la salle de repos afin d’y récupérer deux chaises blanches. Pour manger, cela sera plus pratique assis qu’être debout. Je retourne auprès de ma belle et, ni une ni deux, nous dévorons notre repas. Au début, nous nous jetons dessus, nous mangeons sans parler puis une fois les premières bouchées avalées, nous commençons notre discussion. Nawelle marque une pause, elle me regarde et elle me dit entre deux bouchées :
— C’est sympa cet espace à l’extérieur.
— Oui, c’est incontestablement un plus. Quand les journées sont belles, que les températures sont agréables comme aujourd’hui, cela permet de prendre l’air et de profiter du soleil.
— C’est clair. En plus, de l’extérieur, on ne voit pas qu’il y a cette cour. C’est un peu caché.
— Oui, c’est sûr. C’est pour cette raison que cet emplacement est réservé uniquement au personnel.
— C’est sympa, mais tu sais ce que tu devrais faire pour le rendre encore plus sympa ?
— Non, je n’en ai aucune idée. Mettre des poufs ?
— Tu es con, me répondit Nawelle en éclatant de rire.
— Oui, je le sais, mais ce n’est pas nouveau, lui rétorqué-je.
— Sérieusement, tu ne vois pas ?
— Non, je ne vois pas.
— Il faudrait un barbecue pour faire de bonnes grillades.
— C’est une très bonne idée, ma chère. Je n’y avais pas pensé, mais maintenant que tu me l’as dit, je vais en acheter un très prochainement.
— Tu vois, chéri, j’ai de bonnes idées.
— Je n’en ai jamais douté, tu es une fille très intelligente.
— Merci, chéri. Toi aussi, tu es une personne très intelligente.
— Merci pour le compliment. Bon, nous avons quasiment fini de manger, tu souhaites faire quoi ?
— J’ai envie que tu me fasses l’amour.
— Moi aussi j’en ai très envie, mais mes employés ne vont pas tarder à débarquer.
— Dur. Tu me proposes quoi alors ?
— Plusieurs possibilités. Donc voilà ce que je te propose. Nous pourrions aller chez moi pour faire l’amour toute la journée ou, deuxième option, nous pourrions nous balader au bord de l’eau. On profiterait du soleil, puis on se trouverait un coin sympa pour faire l’amour dans la nature.
— La deuxième proposition m’excite beaucoup plus.
— Oui, moi aussi. Donc c’est validé, nous partons pour la promenade sur la plage.
Tout en continuant notre conversation, nous finissons de manger nos desserts respectifs et de boire nos sodas. Nous sommes bien, il fait beau, nous sommes seuls au monde. Il est 13h15, toujours personne dans mes locaux, mais cela ne devrait pas durer. Les premiers salariés ne devraient plus tarder à faire leur apparition. Nous jetons nos papiers à la poubelle, nous rangeons les chaises, puis je ferme ma concession. Nous avons décidé d’aller faire un tour sur le bassin d’Arcachon, car en cette saison, c’est très agréable. Aujourd’hui, j’ai envie de prendre ma Dodge Charger HellCat afin de la faire rouler un peu. Nous montons à bord du bolide, je mets le contact, je décapote le toit ouvrant. Les rayons du soleil entrent immédiatement à l’intérieur de l’habitacle et viennent frapper les cuisses de Nawelle qui porte une mini-jupe. Je pose ma main dessus, je la regarde, je lui souris, puis je me penche légèrement vers elle pour l’embrasser. C’est sur ce b****r que je mets le moteur en route, que j’enclenche le mode « Drive » puis, sur un vrombissement du gros V8 américain, nous mettons les voiles vers le bassin d’Arcachon. Cette journée s’annonce idyllique.