Chapitre 2
Une première foisNous sommes arrivés sur Arcachon un peu avant 14h. Il n’y avait pas beaucoup de circulation, la route s’est faite assez rapidement. C’est une bonne chose, car cela nous laisse plusieurs heures pour profiter l’un de l’autre avant de rentrer à mon agence. Nous flânons sur la promenade qui longe la plage d’un côté et de l’autre les boutiques et autres restaurants. À l’approche de la jetée Thiers, nous nous asseyons sur un banc public. Nawelle vient se blottir contre moi, je l’enlace et nous restons ainsi un moment à contempler la vie environnante.
Nous sommes bien, nous parlons de tout et de n’importe quoi, quand un jeune enfant s’approche timidement de Nawelle. Puis après un bref instant de réflexion, celui-ci s’avance franchement et il saisit la canette de soda que Nawelle avait posé juste à côté d’elle. À la vue de cette scène, nous nous mettons à rire, puis ma belle brune, avec la douceur qui la caractérise tant, reprend la boisson gazeuse sucrée tout en délicatesse des mains du bambin en parlant d’une voix affectueuse. Le garçon est jeune, je dirais qu’il a entre deux et trois ans maximum. Il dit quelques mots, mais son vocabulaire est pauvre et son langage peu assuré. Par conséquent, Nawelle adapte son élocution afin de converser avec lui. Sa mère, qui est assise sur le banc juste à côté de nous, vient de se rendre compte que son enfant a échappé à sa vigilance. D’abord inquiète de ne plus le voir dans son champ de vision, elle est d’un seul coup rassurée quand elle s’aperçoit que son fils est avec nous. Elle se lève et elle se dirige vers nous. Elle nous fait un sourire, puis elle s’adresse à son fils :
— Thimothé, je t’ai déjà dit de ne pas importuner les gens.
À ce moment-là, Nawelle et moi prononçons la même phrase en même temps :
— Il ne nous dérange pas du tout.
Interloqués, nous marquons quelques secondes d’arrêt, nous regardons et rigolons en remarquant à quel point nous sommes fusionnels et sur la même longueur d’onde. La jeune maman nous fait un sourire, elle s’excuse à nouveau, puis prend son enfant par la main et ils retournent s’asseoir sur le banc. Je ne peux m’empêcher d’exprimer mon admiration devant le comportement maternel de Nawelle. Chaque jour, cette fille me surprend agréablement.
— Tu ferais une bonne mère, lui dis-je.
— Non, arrête de dire des bêtises, tu sais que je n’aime pas les gosses.
— Ah bon. Tu sais que cela ne se voit pas du tout.
— Non, je suis sérieuse. Quand un enfant vient me voir comme à l’instant, je suis gênée, je ne sais pas comment m’y prendre et quel comportement adopter.
— Pourtant, avec ce garçon, tu étais parfaite.
— Je n’ai pas réfléchi, j’ai agi d’instinct.
— Oui, c’est bien ce que je dis, c’est l’instinct maternel.
— Non, plutôt l’instinct de survie, me dit-elle en rigolant.
— Tu es belle, lui réponds-je en ne pouvant m’empêcher de rigoler à mon tour.
— Sérieusement, je ne suis pas trop fan des enfants.
— Pourtant je croyais qu’avec ton mari vous en vouliez un.
— Oui, c’est vrai, on a essayé pendant plusieurs années sans succès. Puis, nous avons appris que Marc ne pouvait pas en avoir et je me suis fait une raison.
— C’est pour te protéger ?
— Certainement. Bon, parlons d’autre chose, tu veux bien ?
— Comme tu veux, mon bébé.
Nawelle et moi changeons de sujet de conversation tout en restant assis sur ce banc à regarder l’océan et la vie paisible qui nous entoure. De toute façon, quel que soit l’endroit où je me trouve, je m’y sens bien tant que Nawelle est à mes côtés. Le temps passe vite, mais il est encore tôt. Nous décidons de reprendre notre marche jusqu’à la grande roue, puis une fois arrivée, nous partons marcher sur le sable. Nous nous déchaussons, nous enlevons nos chaussettes que l’on fourre à l’intérieur de nos chaussures, puis nous les prenons dans nos mains. Nous marchons pieds nus sur ce sable encore frais en nous tenant par la taille. Ça fait trop de bien de retrouver ma Nawelle et ces moments de tendresse et de complicité. Dire que, par ma stupidité, j’ai failli perdre tout ça. Il y a une semaine, nous étions en froid et je commençais tout juste à me rendre compte à quel point cette femme est importante pour moi. Il a fallu cette rupture pour que je réalise la force des sentiments que j’éprouve pour elle. Je suis content d’avoir réussi à me faire pardonner et qu’elle ait accepté de m’accorder une deuxième chance. Si Nawelle ne l’avait pas fait, je ne serais pas en ce moment en train de savourer ce délicieux moment en sa compagnie. Je ne cesse de la contempler, je ne peux pas résister à la tentation de la dévorer du regard. Pour elle, c’est pareil. Nos regards se sont accrochés et nous n’arrivons pas à nous détacher. Elle rougit, puis me dit :
— Chéri, tu sais que ta beauté m’intimide
— Arrête, tu vas me faire rougir.
— Non, c’est toi qui me fais rougir.
— Oui, je vois ça, mais il ne faut pas, je n’ai rien d’intimidant.
— Tu n’imagines pas le pouvoir d’attraction que tu as sur moi.
— C’est toi qui ne réalises pas à quel point je suis devenu accro à toi.
— Je t’aime, Alex.
— Je t’aime, Nawelle, lui réponds-je, tout en me penchant vers elle pour l’embrasser tendrement.
De ma main libre, je dégage les cheveux qui lui balayent le visage et je fais glisser ma main derrière sa nuque. Le b****r est intense et il donne des envies à ma jolie brune. Nawelle me regarde droit dans les yeux, puis elle les baisse. Elle rougit puis en regardant sur le côté, elle me dit :
— Chéri, je veux aborder un sujet avec toi, mais je ne sais pas trop comment t’en parler.
— Tu commences à me faire peur. Tu veux parler de quoi ? C’est grave ?
— Non, non, ce n’est pas grave du tout, rassure-toi.
— Alors, dans ce cas, n’aie pas peur de m’en parler.
— Oui, mais tu sais que tu m’intimides et c’est un peu gênant.
— N’aie pas peur, lance-toi. Je te promets que je ne te jugerai pas. Tu peux me faire confiance, ne sois pas intimidée.
— OK, je me lance, me dit-elle en prenant une grande respiration.
— Vas-y, chérie, je suis tout ouïe.
— En fait, le sujet que je souhaite aborder avec toi, c’est un fantasme.
— Un fantasme, m’exclamé-je. Cela devient intéressant. Je t’en prie, dis-moi tout.
— Oui, mais c’est délicat, je ne sais comment l’exprimer.
— Simplement, chérie. Vas-y, n’aie pas peur, mon amour. Ce n’est que moi, Alex.
— OK, tu vois… mon fantasme est lié à une pratique sexuelle sortant de l’ordinaire. Disons qu’elle n’est pas souvent pratiquée par les femmes.
— OK, dis m’en plus.
— Eh bien, comment dire ça, je suis encore vierge au niveau du postérieur et j’aimerais tenter l’expérience.
— OK, maintenant je vois, tu souhaites faire du sexe anal.
— Oui, c’est ça, je n’ai jamais pratiqué la sodomie de ma vie et tu me donnes envie de me lancer.
— Sérieusement, tu ne l’as jamais fait ?
— Jamais, et toi ?
— Oui, j’ai eu l’occasion de la pratiquer à quelques reprises.
— Tu es d’accord pour le faire avec moi ?
— Bien sûr, j’en suis même ravi. En plus, je serai le premier, c’est un honneur et une extraordinaire marque de confiance de ta part.
— Je n’ai jamais voulu qu’un homme touche à mon cul, même pas mon mari et, avec toi, je ne sais pas, c’est différent, je me sens bien. Je me sens en confiance avec toi et j’ai envie que ce soit toi qui me dépucelles à ce niveau.
— Merci beaucoup pour ta confiance, ça me touche énormément. Tu veux qu’on le fasse aujourd’hui.
— Je ne sais pas, j’en ai très envie, ça m’excite, mais d’un autre côté, j’ai peur d’avoir mal.
— Oui, je comprends. C’est tout à fait normal que tu aies peur, c’est l’inconnu pour toi. Ne t’inquiète pas, j’irai délicatement, toute en douceur.
— Tu crois que ça fait mal ?
— À titre personnel, je ne peux pas répondre à cette question, car je ne me suis jamais fait s*******r, mais les femmes avec qui je l’ai fait adoraient ça. Beaucoup arrivent même à avoir un o*****e lors d’un rapport anal.
— C’est possible ?
— Oui, bien sûr. Mais rassure-toi, tout va bien se passer et, si jamais cela te fait trop mal, j’arrêterai. Je ne veux pas te brusquer, on ira à ton rythme.
— OK, ça marche. Tu as des conseils à me donner pour que ça soit le plus agréable possible, mon amour ?
— Oui, bien sûr, chérie. Tout d’abord, il faut que tu te détendes, évite surtout de stresser et de te contracter, car cela fera mal. Puis, pour augmenter ton plaisir, tu peux également te m*******r pendant le rapport. Mais ne t’inquiète pas, je ferai tout pour que tu apprécies cette expérience, quitte à passer une heure sur les préliminaires afin de bien dilater ton anus.
— OK, chéri, tu m’as convaincue. On le fait maintenant ?
— OK, on y va. Par contre, tu veux toujours faire l’amour dans la nature, comme nous l’avions programmé ou pour ta première sodomie, tu préfères être tranquille chez moi ?
— Non, on ne change pas nos plans, on fait l’amour dehors.
— Eh bien, nous sommes partis. Il va falloir retourner à ma voiture et chercher un endroit où nous ne risquons pas d’être dérangés.
— Je ne suis pas inquiète, nous allons bien trouver cet endroit à l’abri des regards indiscrets pour que tu puisses me faire l’amour sauvagement.
— Oui, je vais le trouver, tu peux me faire confiance, mais pour ça, il ne faut pas tarder.
Sur cet échange, nous nous dirigeons vers la promenade, nous quittons la plage, nous prenons le temps de bien enlever le sable sur nos pieds, puis nous filons à toute vitesse en direction de ma voiture. Cette discussion sur le fantasme de Nawelle a exalté mon désir sexuel. Nous marchons vite, poussés par cette appétence qui nous donne des ailes. C’est très excitant de savoir que nous allons pratiquer cette position sexuelle inhabituelle. De plus, c’est la première fois pour Nawelle. Cette envie nous consume et nous nous dépêchons afin de pouvoir l’assouvir le plus rapidement possible.
À peine sommes-nous arrivés à ma Dodge Charger, que nous sommes déjà en train de tracer sur la route. Nous nous sommes attachés en deux secondes tout en quittant ma place de stationnement et je file vers cet endroit idyllique. Je pense trouver ce lieu en longeant la côte, donc je mets le cap en direction de Biscarosse. J’arpente cette route sinueuse qui serpente à travers la forêt landaise. Elle est légèrement vallonnée, il y a des montées et des descentes, un peu comme un grand huit, mais les sensations extrêmes en moins. Nous passons à proximité de la Dune du Pilat, cette montagne de sable se voit de loin et Nawelle est toujours éblouie par le spectacle quand elle l’aperçoit. Nous continuons notre route, je passe devant un célèbre camping qui a été le théâtre d’un tournage d’un film comique, enfin devrais-je dire plutôt d’une trilogie qui a été tournée à cet endroit et dont ma jolie brune est fan. Elle adore les comédies françaises et, quand elle reconnaît le camping, elle est tout excitée, mais pas le temps de s’arrêter. On y reviendra un autre jour.
Je continue à tracer la route, nous roulons à vitesse modérée sur ce ruban d’asphalte à la recherche de ce lieu idyllique pour cette première expérience qui doit être inoubliable dans le bon sens du terme pour Nawelle, il le faut. Mais malheureusement, je roule depuis plusieurs longues minutes et toujours rien. Je longe la côte, je passe devant les plages océanes du Petit Nice et de la Lagune et je ne trouve pas le lieu idéal à l’abri des regards pour que ma belle et moi puissions faire l’amour tranquillement sans être dérangés. Je décide de mettre le cap vers Biscarosse. Peut-être qu’en m’enfonçant dans la forêt landaise, j’arriverai à trouver ce que je recherche. Mais je commence à désespérer, je ne trouve rien qui me convienne. Je suis à proximité de la station balnéaire landaise quand je passe devant un renfoncement. J’hésite un instant, puis je continue ma route. Cinq minutes plus tard, j’arrive sur le lac de Biscarosse. J’en ai marre de rouler pour rien, il faut que je revoie mes critères de sélection. Tout compte fait, le dernier chemin devant lequel je suis passé avait l’air de convenir. L’impatience me gagne, je fais un demi-tour un brin sportif en driftant. Je fais drifter ma Dodge Charger, Nawelle est surprise et elle ne peut s’empêcher de s’exclamer :
— Attention, chéri, nous avons le temps.
— Oui, je sais, mais j’en ai marre de tourner en rond.
— Oui, je sais, mais prends soin de ta voiture.
— T’inquiète, c’est juste de la gomme que j’ai laissée sur la route.
— OK, bébé. Tu as repéré quelque chose ?
— Oui, j’ai vu un petit chemin qui s’enfonce dans la forêt, mais il y a une barrière. Je vais approcher ma voiture le plus proche possible et nous ferons l’amour sur la banquette arrière.