XVIIJe trouvai le prince. Je ne lui fis mystère de rien. Les circonstances où il s’était montré si galant homme ne permettaient plus la moindre réticence vis-à-vis de lui ; c’était mon opinion et celle de Jacques. – Quel bonheur que monsieur de Feuil n’ait pas emmené la duchesse ! Quel scandale cela eût fait ! d’autant plus qu’il y a peut-être moyen d’aller au-devant du danger, si toutefois, avec un homme comme le duc, ce danger existe. Tels furent les premiers mots de monsieur de Riva. Puis il se mit à réfléchir. – Si la duchesse était une femme ordinaire, dit-il en souriant, je me chargerais bien de la tirer d’embarras. – Comment ? – Il s’agirait de faire au duc ce que l’on a fait jadis à monsieur de Parabère dans la même circonstance : de le mener souper, de le griser, – ce qui ser


