Le train entra en gare de Cheltenham en début de soirée. Je suivis les conseils de Forbes : je demandai qu’on m’aide à descendre ma malle, remerciai le bon monsieur qui avait eu cette gentillesse et, une fois sur le quai, me reculai au moment où les portières claquaient. Le train cracha un panache de vapeur tiède et granuleuse puis glissa sur ses rails de sorte qu’au début je ne vis rien. Puis le voile s’éclaircit et je remarquai à l’autre bout du quai un personnage solitaire qui fumait une cigarette d’un air nonchalant.
Je préférai rester où j’étais : je ne pouvais pas traîner ma malle toute seule, il fallait que cet homme s’en charge. Évaluant la situation, il se débarrassa d’une pichenette de sa cigarette, se détacha du mur auquel il était adossé et se dirigea vers moi à pas lents, sans se presser.
— Mademoiselle Sharpe ?
Une grosse moustache en guidon de vélo. Des relents de tabac.
— Oui. Bonjour.
— Il fait déjà sombre. Votre train avait du retard. Je vous attends depuis plus d’une heure.
Si je m’étais attendue à un accueil pareil ! Je me crispai et dus me retenir de lui répondre. Ce n’était pas ma faute si le train avait du retard, après tout. Mais je supposai que cela n’arrangerait rien.
— J’ai besoin d’aide pour ma malle, s’il vous plaît.
— De mon aide ?
— La vôtre ou celle de quelqu’un d’autre. Je ne peux pas la soulever.
L’homme poussa un gros soupir et jeta un coup d’œil derrière lui sur le quai. Je crus qu’il allait refuser de m’aider ou me planter là mais il se baissa, souleva la malle par une poignée et la traîna vers la sortie à une vitesse telle que, incapable de le suivre, j’arrivai à la hauteur de son automobile bordeaux alors qu’il y était déjà installé, pianotant impatiemment sur le volant.
— Prête ?
Je fis oui de la tête et, montant maladroitement dans l’auto, je me cognai le poignet et l’entourai de ma main avec une grimace de douleur. Il avait vu que je m’étais fait mal mais, s’abstenant de tout commentaire, il se contenta de se racler la gorge et de me dire de fermer la portière. En chemin, je songeai que j’avais échoué sur de bien étranges rivages, faits de taches de tabac, d’impatience et, apparemment, d’une impertinence supérieure à la mienne. Et puis c’était la première fois que je roulais en automobile.
— Vous êtes monsieur Shwartz ?
— Non.
— Vous êtes à son service ?
La ligne de sa mâchoire était dure.
— Si on veut.
— Son majordome ?
Il émit un petit ricanement.
— Est-ce que j’ai l’air d’un majordome ? S’il a besoin que je le conduise quelque part, je l’y conduis. S’il a besoin qu’on lui apporte quelque chose, je lui rends parfois service.
— Pour moi, cela correspond à ce que fait un majordome.
— Pas un majordome. Mais on dirait que vous savez de quoi vous parlez.
J’examinai son profil. Je l’avais offensé, je ne sais comment. Il y avait eu le retard du train, certes, mais j’avais l’impression que son ressentiment avait des ressorts plus profonds. Peut-être m’étais-je montrée discourtoise. Ou alors il n’aimait pas les femmes, ou les femmes comme moi, à l’ossature de guingois ou aux cheveux lâchés. Celles qui voyagent sans chaperon.
Nous longions des haies. Par endroits l’herbe était si longue qu’elle griffait la carrosserie. J’aurais pu me taire. Il n’avait pas envie de bavarder ? Ça, au moins, c’était clair. Mais comment garder le silence alors que j’avais tant de questions à lui poser, tant de choses à apprendre ?
— Êtes-vous originaire du Gloucestershire ?
— De Londres.
— De quelle partie ?
— Est.
— Ah. Moi, je suis de Pimlico.
Il émit un grognement. Je repris :
— Alors que faites-vous dans le Gloucestershire ? Si vous êtes londonien ?
— Et vous ? Le travail. L’argent. M. Shwartz m’a fait venir.
— Vous habitez Black Rentals ?
Il eut un rire sec. Puis il resserra ses mains sur le volant comme s’il voulait le casser mais sa voix, cependant, me parut moins hargneuse.
— Non. Je ne pourrais pas habiter dans cette baraque.
— Pourquoi ?
Il jeta un coup d’œil à une barrière que nous croisions avant de répondre :
— Les autres vous le diront.
— Les autres ? Mais c’est à vous que je m’adresse.
Il tiqua – mon ton ne lui plaisait pas.
— Il y a eu un problème à Black Rentals.
— Un problème ?
Je crus qu’il allait me renseigner, car il ouvrit la bouche. Mais il la referma aussitôt en serrant fort les lèvres, comme pour montrer qu’elles resteraient scellées.
Je tentai de trouver d’autres sujets de conversation. J’énonçai le nom latin du rosier des chiens. Je fis quelques commentaires sur l’habitacle de l’auto, sur la vitesse, demandai quelle était sa marque. Je me disais qu’un peu de flatterie briserait la glace. Mais je ne pus rien tirer de plus à propos de ce fameux problème. Il paraissait en avoir assez, et penser à autre chose.
Il faisait de plus en plus sombre. Les phares éclairaient des tourChrisons de phalènes, des fondrières creusées sans doute par des roues de charrette, des panneaux indiquant Winchcombe et Stow et d’autres noms de lieux qui ne me disaient rien. À un croisement, il plongea la main dans la poche de sa veste et en sortit une papillote dorée dont il fourra le contenu dans sa bouche : une confiserie dure qui craqua sous ses dents, ce qui me fit penser à mon enfance de compotes et de pain de mie. Même à présent, je n’aurais pas pu en manger. Je voulus savoir comment ça s’appelait ; c’est ainsi que j’entendis pour la première fois prononcer butterscotch. J’écoutai le frottement des longues herbes sous le châssis de l’auto ; « problème » était un mot qui papillonnait dans ma tête.
20 heures. Les arbres et les champs étaient plus obscurs mais toujours visibles. L’auto se balançait sur le sol inégal.
— On y est.
Et soudain, Black Rentals ne fut plus seulement une suite de lettres d’or mais une maison de pierres pâles. Était-ce une clématite qui grimpait aux murs ? La cour était bordée de buissons noirs et touffus d’où s’échappaient des sons – oiseaux ou souris. Deux étages, pas plus. Une extension d’un côté. Flanquant la porte d’entrée, deux chiens de pierre assis au milieu d’une profusion de capucines.
— Les bonnes s’occuperont de votre malle.
Sur ces mots, il se détourna.
— Ce n’est pas vous ? Vous ne voulez pas la porter ? Comme vous l’avez fait tout à l’heure ?
— Non, il est tard.
— Qu’est-ce que ça peut faire ?
Sans un mot, il remonta dans son automobile, tourna le volant en faisant crisser les pneus sur le gravier, sortit par le portail et disparut.
Je n’entendis bientôt plus le bruit du moteur. Je me tournai pour faire face à la maison.
Plus tard, j’apprendrais que cette pierre pâle à la teinte onctueuse comme du miel n’était pas propre à Black Rentals. C’était la pierre de ce pays ; je la retrouverais dans les bordures, sur les murs de la cabane de rempotage – et par la suite je devais m’apercevoir que toutes les constructions dans les collines des Cotswolds étaient de ce même minéral aussi tendre que de la terre cuite. Les édifices et les ponts. Les églises. Les corps de ferme et les maisons de taille plus modeste. Mais, ce premier soir, je crus que ces tons chauds n’appartenaient qu’à Black Rentals ; une maison de poussière solidifiée, de feuilles d’automne et de vieux soleil.
Je contemplai les murs. J’examinai les tuiles moussues, la pierre dorée et les gouttières aux crochets rouillés, et je regardai les fenêtres à l’étage, ouvertes, les rideaux à moitié tirés.
Je m’arrêtai sur la girouette. Elle se découpait sur le ciel crépusculaire ; un lièvre aux oreilles collées au corps, aux membres étirés, planant au-dessus du sol. Un animal horizontal, entre deux points cardinaux – un lièvre au maximum de sa célérité –, et j’étais tellement absorbée par cette girouette que je ne vis pas tout de suite la silhouette qui traversait la cour à ma rencontre. Elle portait une lanterne et m’appela par mon nom.
— Mademoiselle Sharpe ? Est-ce bien vous ?
Elle leva la lanterne pour mieux me regarder.
Un petit visage, dévoré de curiosité. Et ce visage se pencha vers moi, vif, indécis, avec quelque chose de juvénile dans l’expression. Pourtant cette femme n’était plus jeune. Elle avait les cheveux gris – un gris foncé, métallique – coiffés en une unique tresse qui lui passait sur l’épaule et dont la pointe lui balayait la taille. Ses mains avaient la même patine que celles de Millicent. Devant son sourire, je me dis qu’il avait fallu au moins cinquante ans pour acquérir tous ces plis et ces sillons.
— Soyez la bienvenue à Black Rentals. Nous nous réjouissons de votre arrivée. J’espère que le trajet n’a pas été trop pénible. Car vous venez de loin. Londres ! Dieu du Ciel. Vous devez être épuisée… et affamée. N’est-ce pas ? Il y a de la soupe, si vous en voulez.
— Ma malle, je ne peux pas la porter. Et le chauffeur a refusé de la traîner plus loin. Je crois lui avoir déplu. Même si, franchement, il ne m’a pas paru sympathique non plus. Quel rustre ! Nous avons à peine échangé deux mots.
Elle ne s’était pas un instant départie de son sourire.
— Oh, je suis sûre que vous lui avez plu. Et je suis désolée d’apprendre que vous n’avez pas été accueillie comme vous vous y attendiez. Entrez donc, mademoiselle Sharpe. Fury la montera dans votre chambre. Je vais l’appeler, il n’est pas encore couché à cette heure et sera ravi de rendre service. Laissez votre malle où elle est, il la trouvera. Venez ! Il faut manger et vous reposer.
Mme Bale. Tout à la fois jeune et vieille. Elle traversa la cour à petits pas rapides ; du fait de l’agitation perpétuelle de ses mains, elle gesticulait sans cesse.
— Cette porte est en vieux chêne ; au printemps, il y a des tulipes tout du long, je les aime tellement que j’en coupe toujours une ou deux pour la maison et…
Je n’arrivais pas à suivre. Je tanguais dans son sillage, roulais. Devant la porte elle marqua une pause, regarda derrière elle en fronçant les sourcils comme si elle était étonnée de ne pas me trouver à ses côtés. Je fus le témoin de son embarras. À la vue de ma démarche, elle rougit, et je me demandai si elle avait été prévenue que l’envoyée de Kew serait boiteuse ; je me demandai aussi si elle allait me gratifier d’un commentaire. Mais lorsque j’arrivai à sa hauteur, elle se borna à m’adresser un sourire éblouissant.
— Par ici.
L’entrée de Black Rentals était éclairée par une seule lampe. Je distinguais l’escalier et une pendule mais le plancher se devinait à peine, et les boiseries dont était lambrissé le bas des murs renforçaient cette impression qu’il était déjà minuit. Je suivis Mme Bale le long d’un corridor. Je la discernais à peine ; je voyais à peine mes propres pieds. Pourtant l’obscurité ne semblait pas la gêner tandis qu’elle trottinait devant moi sans cesser de parler, la tête légèrement tournée sur le côté.
— Vous finirez pas connaître la maison comme votre poche, vous verrez. Elle n’est pas si grande que ça. La cuisine, la salle à manger et les chambres de service se trouvent de ce côté-ci. Une salle de bains et un W.-C., aussi. Voici la porte de la bibliothèque. Et là, le salon, où il fait bon s’asseoir, dit-elle en poussant un battant qui s’entrouvrit, quoique pas assez pour laisser le passage. La porte-fenêtre donne sur une terrasse et la pelouse de croquet, l’après-midi c’est inondé de soleil. À mon avis la pièce la plus charmante de Black Rentals, du moins de celles du bas. Aimez-vous la lecture, mademoiselle Sharpe ? C’est très agréable de lire un roman dans ce salon. Si nous avions un gramophone, il y aurait tout à fait sa place, je crois. Tout de même, il faut que vous dîniez, continuons par là… Une soupe aux pois, cela vous ira ? Ben a cuit le pain ce matin et elle qui a tendance à le brûler, pour une fois il est très réussi. Par ici, mademoiselle Sharpe, ensuite je vous montrerai votre chambre.
Je n’avais pas eu le temps d’ouvrir la bouche. Son débit était incroyablement rapide, un vrai flot de paroles, et peu lui importait que je lui réponde ou non. En entrant dans la cuisine – casseroles en cuivre, carrelage à motif, grand évier –, elle continua sur sa lancée, enchaînant sur le jour du marché à Stow et le garçon boucher de Chipping Campden qui livrait la viande à bicyclette et faisait tinter sa sonnette à tout bout de champ. Elle remplit un bol à ras bord et le posa devant moi.
— Et le jardin ! Vous n’êtes ici que pour un mois, mais vous l’avez bien choisi ! Le jardin est de toute beauté en ce moment. Les roses sont une merveille. Et imaginez-vous que nous avons un rouge-gorge qui a fait son nid dans la cabane. Ce n’est pas très malin de sa part, il faut bien le dire, et je suis sûre que ça embête les garçons, mais moi ça me fait plaisir. Je le vois entrer et sortir, et j’entends piailler les petits pendant que je fais ma lessive. Ça sèche bien en ce moment. J’étends le linge le matin et il est parfaitement sec l’après-midi, mais c’est souvent comme ça ici, on est exposé au vent sur la colline, comme le reste du village. Les grands hêtres nous protègent du pire, c’est vrai, mais le vent arrive toujours à se faufiler. Vous l’entendrez la nuit. Quelquefois, à cause du vent, on se croirait à bord d’un bateau à l’ancre dans cette maison. Et pendant les foins, c’est une odeur qui parfume la bise, une odeur enchanteresse. Oh oui, mademoiselle Sharpe. Vous arrivez à Black Rentals au meilleur moment de l’année.
Elle marqua une pause, la louche en l’air :
— Encore un peu de potage ?
Elle s’attendait, apparemment, à une réaction de ma part. Au moins à ce que je lui réponde. Mais j’étais épuisée. Le bleu sur mon poignet commençait à me faire mal ; le potage était tiède, aqueux, et j’avais besoin de repos.
Quelque part dans la maison, une pendule sonna neuf coups.
— Madame Bale, je suis fatiguée. Où est ma chambre, s’il vous plaît ?
J’avais fait de mon mieux pour me montrer polie, mais je vis une ombre passer sur son visage et un bref changement dans son regard m’indiqua qu’elle était déçue. Pourtant son sourire ne vacilla pas. Elle posa sa louche.
— Bien sûr, mademoiselle Sharpe. Par ici.
Comme elle reprit le couloir en sens inverse vers l’entrée et la cage d’escalier, je m’attendais à monter à l’étage. Mais au lieu de gravir celui-ci, elle baissa un peu la tête et passa en dessous, devant un porte-parapluie et une chaise, puis elle se tourna vers moi.
— C’est ici.
Je vis une porte dérobée dans un coin. Une chambre au rez-de-chaussée ? C’était inhabituel.
— Madame Bale, c’est à cause de mes os ? M. Forbes vous a-t-il dit que vous deviez me réserver un traitement de faveur ? Je suis tout à fait capable de gravir un escalier. Je ne suis ni une enfant ni une invalide.
Elle accusa le coup, pinçant les lèvres.
— Je le sais fort bien, mademoiselle Sharpe.
Une repartie rapide et sèche, mais elle se ressaisit promptement.
— Cela n’a rien à voir avec vos os. Cette pièce a toujours été une chambre d’ami. Enfin, au temps des Holligans, c’était je crois la salle à manger du matin, parce qu’elle est orientée à l’est. Ils prenaient sans doute leur café dans cette pièce, d’ailleurs vous serez peut-être réveillée par la lumière, quoique des rideaux aient été installés pour pallier cet inconvénient. Quand Monsieur a acheté Black Rentals, il a décidé qu’il en serait autrement car il trouvait que ce serait une chambre splendide. Les pièces du haut lui sont exclusivement réservées, voyez-vous, ce qui est un excellent arrangement.
Sur ces paroles, elle poussa la porte pour révéler une lampe de chevet dont le halo ambré révéla un lit blanc. Une table accueillant un broc bleu dans une cuvette assortie. Une serviette. Une rose pâle dans un vase.
Ma malle était posée par terre.
— Cela vous plaît ? J’espère que vous trouverez tout ce dont vous avez besoin. Il y a une armoire et une coiffeuse. La fenêtre s’ouvre, si vous voulez.
Je vis combien tout avait été soigneusement lavé et repassé. Je songeai à la soupe qui m’attendait, et je compris que Mme Bale s’était donné beaucoup de mal pour moi. J’eus honte soudain.
— Merci.
Elle sourit, cette fois sans commentaire. Puis elle me souhaita une bonne nuit, pivota sur ses talons et sortit. Comme la porte se refermait, je pensais qu’elle était partie. Mais c’est alors qu’elle revint, rentrant dans la pièce d’un pas ferme.
— Je vous demande pardon, mademoiselle Sharpe. Une dernière recommandation, si vous voulez bien. Je vous ai parlé du vent, n’est-ce pas ? Surtout ne vous inquiétez pas. Quelquefois, la nuit, la maison craque. C’est une vieille bâtisse, et vous avez peut-être l’habitude des vieilles maisons à Londres où les poutres bougent, même si je suis sûre qu’elles sont mieux entretenues que Black Rentals l’a été. Vous savez que M. Shwartz ne l’a achetée que l’année dernière ? Elle était en très mauvais état, son entretien avait été affreusement négligé. Il y avait des souris sous les parquets, des feuilles dans les coins et les gouttières étaient trouées par la rouille. Et des corbeaux, a-t-il dit, des nids de corbeau dans la bibliothèque… Des corbeaux ! Je ne les ai jamais vus. En revanche j’ai vu ce qu’ils ont laissé derrière eux, et je peux vous dire que ça n’a pas été facile à nettoyer. Il y avait un travail énorme. On a lavé, frotté, remplacé les vitres cassées, et vous m’accorderez, je pense, que le résultat est plaisant et qu’on ne penserait pas qu’elle est restée si longtemps inhabitée. Il y a encore à faire ici et là. Alors je vous prie de nous pardonner si vous voyez des draps sur les meubles ou des traces d’humidité sur les murs… Ces affreux hivers du Gloucestershire… Je vous raconte tout cela parce que je ne voudrais pas que vous vous affoliez si jamais la nuit vous entendez une porte claquer… Ce sont les courants d’air, voyez-vous. Et Monsieur pense que la charpente est attaquée, ce qui n’est guère réjouissant.
Elle marqua un temps d’arrêt.
— Alors, oui. Si jamais il y a des craquements cette nuit, ou les autres nuits… Eh bien, c’est tout simplement comme ça à Black Rentals. Vous comprenez ?
Je fis oui de la tête.
— Bon, eh bien, bonne nuit, mademoiselle Sharpe.
Ses pas s’amenuisèrent dans le couloir.