Chapitre 19 : Sonia

3037 Mots
-Anita Marc-Abel m’invite à passer les fêtes de fin d’année avec lui à Port-Gentil chez son frère. Une occasion de réellement se rapprocher tous les deux, parler, apprendre à mieux se connaître. Mais aussi une de découvrir cette ville pour moi. J’ai pris l’avion pour la première fois de ma vie. J’avoue que j’avais un peu peur même si je n’ai rien laissé paraître. Le frère de Marc, Richard nous a accueillis à l’aéroport. Il vivait à Sogara. La maison était monstrueusement énorme et bien entretenue. Apparemment le Richard serait un homme d’affaires. Quel bon homme d’affaires ?! Un voleur de la république oui, voici les gens qui dépouillent le peuple pour vivre dans le luxe, pour mettre à leur chien des pulls Luis Vuitton. Ce n’est pas une expression, il a deux chiens, Coco et Chanel et les deux n’ont que des vêtements et accessoires de marques. Pour Marc j’ai étouffé ma colère, je n’ai rien dit. Marc : ça va ? Moi le regardant : oui. Je vais prendre une douche. Marc : vas-y. J’ai pris une serviette, serviette hygiénique et un slip dans ma valise. Marc : qu’est-ce que c’est ? Tu as tes trucs la ? Moi : oui. C’est arrivé hier. Marc dégoûté : pff ! Moi qui croyais qu’on allait passer de superbes vacances. Moi : on a besoin de s*x pour ça ? Marc : va te doucher c’est mieux. Tchip ! J’ai pris ma trousse de toilette et je suis allée me doucher. Peu après Monsieur s’est joint à moi. Marc excité : ça ne coule pas quand tu es sous l’eau n’est-ce pas ? Moi : non mais je n’ai pas l’intention d’avoir des rapports étant indisposée. Marc : Anita ton corps m’excite trop. On s’est embrassé et moi je craignais juste que ma tête touche l’eau. Il s’est mis à me caresser, ça a réveillé des souvenirs que je pensais enfouis. J’ai préféré mettre un terme à tout ça car le mec était vraiment tendu. Marc front contre le mien : on ne fait pas ça Anita. Tu es trop bandante. Maintenant je fais comment ? Je me suis accroupie pour alléger ses souffrances. Ça faisait longtemps mais je me rappelais encore exactement de ce que je devais faire. Il avait l’air d’aimer à en croire ses gémissements. Il a failli jouir dans ma bouche, quelle horreur ! Il m’a ensuite aidée à me doucher. Il me caressait plus qu’autre chose oui. Marc émerveillé : tu sais au moins que tu es belle ? Moi en riant : je sais. Marc : quand tu souris, même si tu souris rarement. Moi : … Marc : je comprends que tu dois travailler et étudier c’est juste que j’ai l’impression de ne pas compter pour toi. Moi : … Marc me caressant les hanches : laisse-moi prendre soin de toi bébé. Je peux te donner le salaire que tu touches à Score. Ainsi tu auras plus de temps -bisou sur mon sein gauche- plus de temps pour moi -bisou sur mon sein droit- qu’est-ce que tu en penses ? Moi : on peut en reparler ? Marc : comme tu veux Princesse. Il m’a encore embrassée et nous sommes sortis de la douche. Obligée de mettre un pull et des chaussettes car la maison était glacée. Je ne sais pas combien de splits il utilise mais c’est trop. Richard : qu’est-ce qu’il y a Anita ? Tu as froid ? C’était plus pour se moquer qu’autre chose. Moi : je suis une gabonaise, chez nous la fraîcheur c’est 20 degrés Celsius. Richard : désolé mais Coco et Chanel ne supportent pas la chaleur. On voit ça à la télé. Aujourd’hui les animaux ont plus de valeur que les êtres humains pour les riches. On dépense des millions pour son animal de compagnie quand devant ta porte des enfants meurent de faim. Mais bon… ils font ce qu’ils veulent de leur argent. Même si ce sont des voleurs. . Marc me regardant : qu’est-ce que ma Princesse veut faire ? Je travaille dure depuis la rentrée, j’aimerais profiter de ce break pour me reposer mais ça sera trop égoïste par rapport à Marc. Moi : ça dépend de ce qu’il y a à faire ici. Marc : si tu veux te reposer tu me le dis. Ainsi on reste à cocooner devant un bon film. Moi : ça ne te dérange pas ? Marc : t’en fais pas pour moi ma biche. Moi : alors faisons ça. Richard : moi je sors, on doit organiser le repas du réveillon et de la Saint Sylvestre. Honnêtement il m’énerve donc moins je le verrai, mieux je me porterai. On s’est installé dans la chambre Marc-Abel et moi et il a choisi un film en ligne. Je n’ai même pas tenu 10mn que je dormais. Quand j’ai ouvert les yeux il faisait nuit, Marc était toujours à côté de moi, assis, les yeux rivés sur l’écran. Marc : tu ronfles dis donc ! Moi : même pas vrai. Marc : je t’ai filmée hein. Moi honteuse : montage. Marc : tu étais vraiment fatiguée Anita, pense à ma proposition. Je me suis blottie contre lui, ma main autour de sa taille ce qui a réveillé mini lui. J’ai levé la tête pour le regarder. Marc : quoi ? Est-ce que c’est moi ? — Le réveillon nous sommes allés manger chez des amis à Richard. Des gosses de riches snob pour la plus part, mais j’en ai rencontré de très gentils. La Saint Sylvestre c’est Richard qui organisait. Sur un yacht s’il vous plaît. Cascade de champagnes, caviar, gambas, huitres. Un touriste atterrit sur le yacht la il va penser que tout ça ne coûte au Gabon. Je n’ai jamais vu autant de fruit de mer à un seul endroit de ma vie. Les fruits n’en parlant même pas. Charcuterie, gigot et j’en passe. Il y en avait assez pour nourrir au moins tout Port-Gentil. C’est là où tu vois la différence entre celui qui est devenu riche par l’effort et celui qui a volé ou s’est donné à des pratiques bizarres. Richard : tu connais le caviar Anita ? Tu en as déjà goûté ? Bien évidemment c’était pour me rabaisser. Moi : oui. Chez mes patrons, les OSSAMI. Richard : tu as fréquenté les OSSAMI ? Mais vient, certains sont là. Moi : j’étais la nounou chez eux, je ne pense pas que la famille me connaisse. Marc sentant mon agacement : Richard tes invités te réclament. Moi : je veux rentrer s’il te plaît. Marc : pourquoi ? Il n’est même pas 22h. Moi : je suis fatiguée. Marc : tu peux te coucher en bas, à minuit je viendrai te chercher. S’il te plaît Princesse. Moi : montre moi le chemin. En réalité je voulais lui parler. Moi : est-ce que ton frère a un problème avec moi ? Lui aussi n’aime pas les pauvres ? Marc : Richard est comme ça ne le prends pas personnellement. Il a toujours besoin de titiller, taquiner, mais il n’est pas méchant au fond. Moi : ok ! Marc : je reviens te chercher ? Moi : je remonterai de moi-même. Marc : tu fermes derrière moi ok ? Moi : ok ! Il a posé un bisou sur mon front et s’en est allé. Je préfère milles fois être seule ici qu’au milieu de tous ces arrivistes. Je suis quand même remontée quand ils ont commencé le compte à rebours. Je cherchais Marc dans la foule. _4, 3, 2, 1 BONNE ANNÉE !!! Marc : bonne année Princesse. Moi : mes règles sont finies. Il a ouvert grand les yeux puis a eu un large sourire. En moins d’une minute on était sur la navette qui devait nous ramener au port. Il a démarré la voiture de son frère et moins de 20mn plus tard on était nus dans le salon à se mettre bien. Bien évidemment on s’est protégés. 5 ans après, les premières minutes j’ai eu un peu mal mais après c’était que du bonheur. Moi satisfaite : bonne année mon prince charmant. Il m’a soulevée sans même se soucier de nos vêtements jetés partout dans la pièce. On a continué le match dans la chambre. Le lendemain déjà il fallait retourner sur Libreville. J’ai pu me reposer, m’amuser, maintenant retour à la réalité. Dans l’avion Marc a réouvert le débat. Marc : tu as pensé à ma proposition ? Moi : oui. Marc : et ? Moi : ce n’est pas comme ça que j’ai été éduquée. Vivre au dépend d’un homme et tout ça. Si pour une raison ou pour une autre on se sépare, je fais comment ? Je deviens quoi ? Il a pris ma main dans la sienne et m’a regardée avec une tête de chien battu. Marc : donc on ne se reverra qu’à la Pâques. Moi : c’est très probable. Marc : et si je te paie pour faire le ménage chez moi et plus de t’occuper de moi ? Moi en riant : bien essayé. Marc : ça ne va pas être facile à supporter ce rythme. Moi : parle-moi de difficultés, je suis la mieux placée pour en parler. Parfois on trouve que nos parents exagèrent, mais non. La dernière fois j’ai moi-même vécu une scène au boulot. Un couple qui vient faire ses courses, rien d’anormal. Mais juste après avoir payer la facture, une autre dame vient et arrache le cadis. **la scène** _MOUSSOUNDA ! Imbécile ! Rigolo ! Tes enfants meurent de faim à la maison et Monsieur se permet de venir remplir le cadis de sa maîtresse. Chien vert ! **fin de la scène** Voilà comment la maîtresse est rentrée bredouille sans même une brique de lait, Madame est rentrée chez elle avec son mari. Figurez vous que la maîtresse n’avait même pas 100f pour le taxi. Tout ça pour dire de ne pas compter sur quelqu’un. Là ce n’était que de la nourriture et l’argent du taxi, mais imaginez qu’il s’agissait de son loyer, l’argent de son école ou que sais-je. C’est maman qui a raison. “Un homme peut t’aider mais évite de dépendre de lui”. -Sonia Ma belle-mère organise un petit repas pour Noël. Juste son mari, Damien et moi. Cette dame n’est pas très famille donc… Je me suis tuée à faire une dinde farcie, une salade d’avocat crevette et une tarte aux poires. Oui je joue ma carte chez la belle-mère. Même si ses filles m’ont sali le nom, elle ne doit rien avoir à me reprocher elle-même. Damien et moi ça a commencé notre deuxième année au Maroc. Je l’ai abordé à une soirée et d’entrée de jeu il m’a proposé de coucher avec lui. Il pensait pouvoir me jeter ensuite mais c’était mal me connaître. Ensuite il a voulu faire de moi son p******l régulier, genre il ne m’appelle que lorsqu’il veut coucher. Je lui ai dit que ça ne marchait pas ainsi avec moi. J’ai bataillé fort pour me retrouver là. Le gars tenait mordicus qu’il ne veut pas mais il ne fallait pas qu’il commence à jouer. Quand ses soeurs sont arrivées au début c’était bien, mais les problèmes ont vite commencé. Les premières fois je ne disais rien parce que la relation n’était pas encore solide, mais une fois le brassard au bras je ne me suis pas laissée faire. Je me suis même battue avec Pamela. Son frère a essayé de lui prendre la part j’ai jeté le corps au sol que les RETENO se sont associés pour me tuer. Mais c’est ce jour que j’ai compris que le sang c’est le sang. J’avais raison mais Damien a pris la part de sa sœur me rappelant que Pamela était sa petite sœur et donc la mienne, que j’aurai dû prendre de la hauteur. Cet incident a eu de graves impacts sur mon couple, mais le goût de lui avoir fermé le clapet à cette g***e ! Bref, problèmes sur problèmes. Quand ma belle-mère m’a appelée pour me demander ce qui se passait avec ses filles, c’est là que je me suis calmée. Je n’allais plus chez lui, je restais dans mon coin. Monsieur est revenu de lui-même. A ce moment je lui ai dit que si je revenais il aménageait avec moi dans notre appartement à nous. Il a accepté ne sachant pas qu’il se jetait dans la gueule du loup. On vous dit que le gars était traité comme un Roi. Il se lève le petit-déjeuner est sur la table. A midi pile il mange. 16h il y a toujours une pâtisserie qui traîne dans la maison. Le soir il mangeait à sa faim. La maison toujours propre, son linge pareille. Le s*x c’est tous les jours même quand je saigne. Il faisait ce qu’il voulait de mon corps. Quand la mère est venue elle a confirmé que son fils vivait avec une femme. Même si elle ne m’aimait pas, elle ne pouvait rien me dire parce que je savais tenir mon foyer. S’il va en vacances au Gabon il sait qu’il doit me payer mon billet parce que c’est son pied mon pied. Petit à petit je faisais mon nid et aujourd’hui je suis sa femme. Celle que tout le monde connaît dans la famille. On est rentré cette année, je lui laisse le temps de trouver du travail pour venir se présenter chez moi afin qu’on aménage ensemble car les choses de l’étranger c’est à l’étranger. Mon père ne peut pas me laisser aller vivre chez un homme comme ça, ça commence où ? J’ai quand même ajouté une corbeille de fruits dans mon cabas. Mon mari est venu me chercher et nous sommes allés chez ses parents. Damien : tu es belle mon coeur. Moi lui souriant : merci. Damien me tirant à lui : viens là ! Moi : non non je suis déjà habillée. Est-ce que ça l’arrête ? Est-ce que je peux lui refuser son corps. J’ai accompli mon devoir en prenant soin de le satisfaire. Déjà à la base Damien est un gars bien, mais avec tous les efforts que je fournis pour le rendre fou, il ne peut même pas regarder ailleurs. Donc je n’ai pas à m’inquiéter de quoi que ce soit. Nous sommes arrivés chez mes beaux-parents tout heureux. Belle-maman : oh ! Sonia ! Tout ça ? Moi : c’est Noël. Belle-maman : mais on ne sera que quatre. Elle parle là mais elle n’a même pas préparé une marmite de riz. Belle-maman : j’ai eu raison de ne pas préparer alors. _SURPRISE !!! J’ai sursauté en hurlant. Belle-maman : oh ! Pamela ! Tu fais quoi ici ? Pamela : Wilfrid (son copain) m’a offert trois semaines au Gabon. Quand les copains de ses filles font c’est bien, mais si Damien fait pareil ça devient un problème. Pff ! Elle m’a ignorée, même pas le bonjour. Façon je m’en fiche ! On a passé une superbe soirée dans l’ensemble, puis la mère et la fille se sont éclipsées. J’ai attendu quelques minutes avant de prétexter aller aux toilettes. J’ai collé mon oreille à la porte de la chambre de Pamela. Pamela : ne te laisse pas avoir par ses airs, c’est une grande manipulatrice je t’assure. La qualité que quand ton fils fera l’erreur d’épouser, elle nous montrera son vrai visage. Belle-maman : ça se voit mais ton frère ne veut pas écouter quand je lui parle à cause de son ex. Elle joue trop bien son jeu. Moi-même j’ai vu comment elle se comporte avec lui. Pamela : elle fait tout ça pour rien. Le cœur de Damien est déjà pris. Belle-maman : pas elle Pamela ! Pamela : maman reconnais seulement que tu avais tort. Elle a un boulot et en même temps elle a repris ses études. Elle n’a pas d’enfants et personne ne l’a vue avec un autre. [Silence] Pamela : tu préfères la sorcière qui est assise dans ton salon. Fausse jusqu’à bout des ongles. Une go qui a fini de rouler sa bosse maintenant elle jure que mon frère doit l’épouser parce que c’est un garçon bien. Belle-maman dépitée : non. Pamela : voilà ! Il est encore en colère de comment les choses se sont finies entre eux mais je sais qu’il l’aime. Moi-même j’irai la voir pour lui parler. Belle-maman : est-ce qu’il n’y a que ces deux filles ? Il peut trouver mieux. Pamela : Damien ne va jamais quitter la sorcière pour une autre sinon celle qu’il a toujours aimée. Et on sait toutes les deux de qui il s’agit. Au moment où elle s’apprêtai à dire le nom, j’ai entendu un bruit et me suis éloignée de la porte pour me rendre aux vestiaires. La vieille femme la n’a pas honte. Elle se croit où ? C’est quelle mère qui s’occupe des histoires de fesses de son fils comme ça ? Je n’ai rien laissé paraître du reste de la soirée. La belle-famille ! Les filles au moins me montrent clairement qu’elle ne m’aiment pas, mais la mère. Hypocrite comme pas permis. Damien : tu dors ici ou je te dépose ? Moi : dépose-moi, les parents rentrent de voyage demain matin. Damien : prends tes affaires alors. J’ai dit au revoir avec un large sourire mais au fond j’étais en colère. Je me contenais de ouf. Damien prenant ma main en tenant le volant de l’autre : tu es bien silencieuse. Moi en souriant : la fatigue. J’ai passé ma main derrière sa nuque pour le masser, tous les hommes aiment ça. Damien : toi là ! Moi : quoi ? Damien : non rien. On a continué jusqu’à chez moi et s’est garé devant mon portail. Moi : bébé ? Damien : oui. Moi : je veux un enfant. Je sais qu’on rentre à peine, mais tu sais que nos parents ne nous laisseront pas chômer. D’ici que le bébé arrive on sera prêt. Damien : je ne comprends pas pourquoi tu te presses. Tu veux que j’officialise la relation devant ta famille, qu’on aménage ensemble et là un bébé. C’est trop Sonia. Allons-y pas-à-pas. Moi : si c’est de l’argent mon père peut nous aider. Damien : non Sonia. Moi : réfléchis-y quand même s’il te plaît. Cette idée trotte dans ma tête depuis un bon bout de temps déjà, je me sens prête. S’il te plaît c’est la seule chose que je t’ai jamais demandée. Un bébé, un enfant de toi et moi, la matérialisation de notre amour. Damien : … Moi : je veux juste que tu y songes. Promets-le moi. Damien : je vais y songer. Moi : merci mon amour. Je l’ai embrassé avant de descendre de la voiture de son père. Je ne vais pas perdre mon temps à chercher qui est son ex, je n’ai pas peur d’elle. Je connais mon homme, je connais mes armes.
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