Déngué :
-pas besoin de la famille, vu que je suis le chef, ma présence suffit amplement.
Déngué prend place parmi les chaises.
Cokoué chuchote à Missou :
-toutes ces chaises ne vont pas servir finalement
Albert arrive en compagnie de Pierre, Cokoué se fâche en le voyant arriver.
Cokoué:
-tu n'es pas le bienvenu chez moi Albert
Pierre:
-je l'ai invité, prend place mon oncle s'il te plait
Albert prend place parmi les chaises mais bien loin de Déngué.
Cokoué face à Pierre:
Cokoué:
-pourquoi l'avoir invité?
Pierre:
-c'est moi qui ait organisé cette réunion, je fais ce que je veux
Déngué:
-Cokoué au lieu de bavarder, renvoi tes femmes nous allons commencer
Missou et Katie s'en vont, Cokoué et Pierre prennent place parmi les chaises.
Cokoué:
-Pierre mon fils tu devrais prendre place à la table principale
Pierre:
-ce n'est pas moi qui ait quelque chose à dire
Tous sont surpris.
Déngué:
-si ce n'est pas toi, c'est qui alors?
Pierre:
-la personne qui a convoquée cette réunion, ne tardera pas à arriver, patientez
Déngué se lève:
-c'est absurde, je n'ai pas à le tolérer, que celui qui demande une réunion, la demande en personne, ce n'est pas acceptable de passer par quelqu'un d'autre
Pierre se lève:
-c'est important
Soudain Léondra tout en noir, entre dans la cour au volant de sa voiture puis se gare et descend, Katie et Missou qui sont assises au salon, sortent et la regarde.
Missou:
-que fait elle ici celle là?
Léondra se dirige vers le jardin.
Missou choquée:
-non, elle se rend au jardin, à la réunion, il faut que je vois ça de mes propres yeux
Missou aussi se dirige en direction du jardin.
Dans le jardin, Déngué marche pour sortir de la rangée de chaises quand Léondra arrive.
Pierre s’adresse à Déngué :
-ne t'en va pas
Léondra sourit :
-on commence à s'impatienter vieillard ?
Tous sont choqués.
Déngué:
-décidemment, vous ne savez pas tenir vos femmes mes enfants, Albert que vient donc faire ta fille ici?
Léondra:
-c'est moi qui ait convoqué cette réunion il ne te l’a pas dit ?
Déngué :
-sacrilège, les femmes n’ont pas ce droit là
Léondra regarde la table principale puis s'y installe, Missou arrive, elle se cache et se met à tout filmer avec son téléphone :
Léondra :
-les temps ont changé, vous ferez bien mieux de vous asseoir parce que ce que j'ai à dire est très important
Déngué furieux:
-jamais une femme n'avait osé diriger une réunion dans cette famille, jamais, quelle humiliation, on n'en restera pas là
Léondra se lève :
-je suis prête à me plier aux traditions, je veux me marier
Cokoué est content.
Déngué :
-vraiment ?
Léondra s'assoit :
-vraiment, vous avez toujours voulu que je respecte la tradition, me voici, je suis prête
Déngué s'assoit, Pierre aussi.
Léondra :
-sage décision
Déngué :
-qui souhaites tu épouser?
Cokoué:
-voyons papa, évidemment que c'est moi
Albert:
-on avait convenu que ce serait quelqu’un d’autre qu'elle épouserait, toi tu es beaucoup trop vieux pour elle
Cokoué:
-Arlette était bien trop jeune pour toi quand tu l'as épousé
Albert:
-moi au moins je n'ai que, elle comme épouse
Cokoué:
-ne soit pas jaloux mon frère
Déngué:
-taisez vous, nous ne sommes pas là pour vous écouter b***e de gamins
Léondra:
-tu as tout à fait raison Déngué, tes fils ne sont que des gamins, je suis une fille bien trop intelligente pour me contenter de l'un d'entre eux, l'homme qui m'épousera doit être intelligent, il doit être un chef, un leader
Déngué :
-qui choisis tu ?
Léondra :
-toi vieillard
Tous sont choqués.
Cokoué ricane :
-c'est une blague ?
Déngué:
-tais-toi Cokoué
Léondra:
-si je dois me marier dans la famille, il faut que je me sente en sécurité, rien de tel que d'être à tes côtés, la balle est dans votre camp, la réunion est terminée
Léondra se lève et se dirige vers sa voiture quand Missou la rejoint.
Missou:
-attend
Léondra la regarde.
Missou:
-j'ai filmé tout ce qui vient de se passer dans le jardin
Léondra:
-et?
Missou:
-je suppose qu'après tout ce que cette famille t'a fait, tu veuilles te venger ?
Léondra:
-si je voulais me venger, je n'aurai pas demandé à épouser le vieux
Missou:
-je suis tout sauf idiote, on ne peut mener une bataille qu'en aillant du pouvoir, Déngué en a et c'est ce que tu veux, si j'arrive à cette conclusion, ils peuvent en faire autant
Léondra:
-qu'est-ce que tu veux? Va droit au but
Missou:
-je vais t'aider dans ton combat, je vais publier cette vidéo pour montrer à la famille entière que les choses ont changé
Léondra :
-surtout pas, il ne faut pas attirer l’attention
Missou :
-je n'avais pas pensé à ça, dans ce cas je la supprime mais si tu as besoin d’un coup de main, n’hésite pas
Missou supprime la vidéo. Déngué, Pierre, Albert et Cokoué sortent du jardin et aperçoivent Missou avec Léondra. Léondra monte dans sa voiture et s'en va, Cokoué se rapproche de Missou.
Cokoué:
-de quoi parliez vous?
Missou:
-elle me demandait comment se passait le mariage consanguin
Cokoué:
-tu ne lui as pas dit que toi et moi que ce n'était pas un mariage consanguin ?
Missou:
-non, je n’en voyais pas l’utilité
Cokoué soupire :
-cette fille nous a tous surpris
Missou:
-en bien ou en mal ?
Déngué se rapproche d'eux.
Cokoué :
-papa tu ne devrais pas accepter sa proposition, pourquoi voudrait elle t'épouser toi un vieillard?
Déngué fâché:
-ne me manque pas de respect, surtout pas devant une femme, une femme que tu as épousé alors qu'elle ne faisait même pas partie de notre famille
Cokoué:
-je me suis rattrapé en épousant Katie
Déngué:
-et toujours pas d'enfants, tu as deux enfants avec celle là et avec Katie, pas un seul, c'est une vraie honte
Missou:
-la faute à qui?
Déngué:
-quand les hommes discutent, les femmes n'ont pas droit à la parole
Missou:
-cela ne s'applique qu'aux membres de votre famille, pas à moi
Cokoué:
-Missou tais toi
Missou:
-j'en ai plus que marre de votre famille, ton père est assez vieux, il devrait mourir et laisser les gens en paix
Cokoué gifle Missou, celle ci le regarde méchamment puis s'en va dans la maison.
Cokoué:
-désolé papa
Déngué:
-pourquoi t'excuser? Au final c'est bien ce que vous pensez tous, vous croyez que je suis vieux et que je devrais mourir seulement, personne n'ose le dire réellement, peu importe ce que vous pensez, cette jeune fille a préféré me choisir comme époux plutôt que vous les jeunes, j'ai décidé de l'épouser et personne me fera changer d'avis
Déngué s'en va, Cokoué soupire puis va vite dans la maison rejoindre Missou qui est assise toute seule sur le fauteuille.
Cokoué:
-je suis désolé ma femme
Missou se lève, fâchée et le gifle.
Missou :
-tu n'as pas idée de ce que tu viens de faire, moi je ne suis pas Katie qui reste là par peur et par contrainte, moi je peux m'en aller si je le veux, ne l'oublie jamais
Missou s'en va dans sa chambre.
Au parc, Léondra avec lunettes aux yeux, est assise sur un banc quand Claris la rejoint et s’assoit à côté d’elle.
Léondra :
-t’es en retard
Claris lui retire ses lunettes :
-je parie que t’es arrivée en avance juste pour pouvoir me le dire
Ils sourient.
Léondra reprend ses lunettes :
-je viens de lancer le filet dans la mer, reste plus qu’à attendre que le poisson plonge
Claris content :
-un filet est beaucoup trop grand, un hameçon suffit parce qu’un seul poisson nous intéresse
Léondra :
-si tu le dis, c’est toi le prof de toute manière, alors ?
Claris :
-alors ?
Léondra contente :
-qu’est-ce qui se passera après ? Je veux dire, quand tout ceci sera enfin terminé, qu’est-ce que je vais faire ?
Claris :
-et bien tu seras riche, tu pourras refaire ta vie, faire ce que tu veux, être libre
Léondra :
-le service que tu voulais que je te rende ? Est-il toujours d’actualité ?
Claris :
-si tu le veux toujours
Léondra :
-tu m’aides, je ferai de même pour toi, qu’est ce que je suis sensé faire d’ailleurs ?
Claris :
-je te le dirai le moment venu
Léondra est contente.
Deux semaines plus tard chez Albert dans la chambre de Léondra, celle-ci en robe de chambre, est assise devant son miroir quand Arlette rentre.
Arlette :
-prépare toi Léondra, qu’est-ce que tu fais encore ? Tu veux que je te prépare ?
Léondra fâchée :
-surtout pas, je n’ai jamais aimé ton maquillage
Arlette :
-laisse-moi appeler une maquilleuse alors
Léondra :
-inutile de faire comme si ce jour était spécial pour moi, il l’est juste pour toi ma chère petite maman
Arlette :
-c’est ton mariage
Léondra se lève face à elle.
Léondra :
-félicitations maman, c’est ce que tu as toujours voulu, aujourd’hui je m’en vais, tu sais quoi ? C’est peut-être mon jour spécial finalement, parce que plus jamais de toute ma vie, je n’aurai à revoir vos visages
Arlette gifle Léondra, les larmes coulent des yeux de Léondra.
Léondra fâchée :
-cette gifle, marque la fin de notre relation madame De Souza
Pierre rentre et Arlette triste, s’en va. Léondra se rassoit devant son miroir et comme à se maquiller.
Pierre :
-tu n’es pas triste ?
Léondra arrête de se maquiller :
-mon bonheur te dérange ?
Pierre :
-je croyais que tu ne voulais pas te marier, Léondra je suis venu te libérer, partons, fuyons
Léondra :
-pour aller où ? Tu peux me le dire ?
Pierre :
-et bien avec l’argent que tu as pris à ton père, on ira dans un autre pays, on achètera une maison, on se mariera et je me trouverai un job
Léondra :
-et moi ? Je ferai quoi ? Je vais rester à la maison comme une bonne petite épouse ?
Pierre :
-non, non, tu pourras apprendre la couture ou encore la pâtisserie, qu’est-ce que tu en dis ?
Léondra se lève et se met face à Pierre.
Léondra :
-dis-moi une chose Pierre, où étais-tu pendant tout ce temps ?
Pierre :
-j’étais là, avec toi, je ne comprends pas
Léondra fâchée :
-tu es sûre de ça ? Parce que moi j’avais l’impression que tu étais au contraire absent, absent devant toutes mes tentatives de suicide, tu n’as rien fait pour m’aider, on m’a battu à mort et toi tu n’as rien fait
Pierre :
-rien fait ? Léondra, je t’ai soigné à chaque fois
Léondra :
-tu as juste fait ton job Pierre, ton job de médecin, rien de plus, tu n’as rien fait pour me sortir de là, au contraire toi tu as toujours été le bon copain de mon père, tu as toujours été partout avec lui, même aux réunions de famille
Pierre :
-je te demande pardon si tu penses que je ne t’ai pas soutenu
Léondra :
-je me fous de ton pardon
Pierre :
-Léondra le plus important c’est que je suis là maintenant, je te propose de l’aide
Léondra :
-tu arrives trop tard
Pierre choqué :
-Léondra ? Tu as essayé de te suicider pour éviter d’en arriver là, tu ne peux pas faire ça, à moins que, est-ce que tu veux te suicider ?
Léondra fâchée :
-sort de ma chambre maintenant, imbécile, vas-y
Pierre sort. Léondra prend immédiatement un téléphone dans le placard sous une pile de vêtements et passe un coup de fil à Claris .
Claris au bout du fil :
-tu es seule ?
Léondra verrouille la porte à clé, Pierre est debout de l’autre côté de la porte, l’oreille collé contre la porte.
Dans la chambre :
Léondra au téléphone :
-Claris je veux que tu me confirmes que tout se passera bien
Pierre de l’autre côté de la porte, fâché :
-encore ce Claris
Arlette qui arrive le regarde, surprise :
-qu’est-ce que tu fais à écouter à la porte de ma fille, toi ?
Léondra depuis la chambre, écoute, elle ouvre immédiatement la porte en cachant le téléphone derrière.
Léondra :
-tu écoutais derrière la porte Pierre ?
Pierre :
-tu es bizarre, il fallait bien que je sache pourquoi et maintenant je sais
Pierre s’en va.
Léondra fâchée, l’appelle :
-Pierre, Pierre
Arlette :
-ma fille de quoi est-ce qu’il parle ?
Léondra rentre dans sa chambre, verrouille à nouveau la porte à clé et s’en va dans la salle de bain puis remet le téléphone à l’oreille morte de peur.
Léondra morte de peur :
-Pierre écoutait derrière la porte, je crois qu’il a entendu ton nom, je suis morte de peur
Claris au bout du fil :
-pourquoi ? C’est de ton petit-ami qu’on parle, il y’a des chances qu’il te trahisse par hasard ?
Léondra :
-j’ai dit ton nom
Claris :
-c’est suffisant pour qu’il te trahisse
Léondra :
-exactement, viens me chercher maintenant s’il te plait, après ce ne sera peut-être plus possible
Claris :
-non, non Léondra, on maintient le plan
Léondra :
-tu ne comprends pas qu’il risque de ne plus avoir de plan bientôt ? Je ne vais quand même pas épouser ce vieillard moi
Claris :
-on doit obtenir sa signature Léondra
Léondra choquée :
-quoi ? Non, non, non, surement pas, je ne peux continuer, si tu ne veux pas m’aider, dis-le, comme ça je saurai quoi faire
Claris :
-tu penses que te suicider est une option ?
Léondra :
-c’est la seule que j’ai
Claris :
-n’importe quoi, quand est-ce que tu apprendras à aimer la vie Léondra ? Ecoute, jusqu’ici tu m’as fait confiance, je te demanderai de continuer, le plan va marcher, je te ferai sortir après le mariage
Léondra :
-tu me le promets ?
Claris :
-je te donne ma parole
Claris raccroche.
Léondra inquiète :
-oh mon Dieu, si tu ne me libères pas aujourd’hui alors fais moi une faveur, fais en sorte qu’une voiture me renverse à la place
Des minutes après à la mairie, le mariage à la mairie de Déngué et Léondra portant une vieille robe de mariée, se déroule, chacun à son tour signe l'acte de mariage avec leurs deux témoins Katie et Cokoué qui fait la tête. Des minutes après, ils sortent tous les quatre de la mairie, Carol la femme de Déngué les attend debout devant la voiture. Léondra inquiète ne cesse de regarder autour d’elle.
Carol :
-mon mari
Cokoué fâché :
-papa pourquoi tu fais ce genre de mariage ? Je croyais que la coutume était plus importante
Déngué :
-j'ai fait ce mariage pour faire plaisir à ma nouvelle épouse, c’est elle qui me l’a demandé
Cokoué :
-donc à présent, tu écoutes ce qui sort de la bouche d'une femme ?
Déngué:
-pas n'importe quelle femme, Léondra est jeune, elle pense jeune, regarde moi, j'ai rajeunit d'au moins dix ans rien qu'en l'épousant, il faut penser jeune, partons ma femme
Cokoué:
-papa attend, on peut aller maintenant, organiser le mariage coutumier et tout faire une bonne fois pour toute
Léondra nerveuse :
-non mon mari et moi, nous allons de ce pas prendre l'avion pour notre lune de miel
Cokoué fâché :
-tais toi femme, tu ne parles pas quand les hommes parlent
Léondra:
-oh ça va, lâche nous les baskets, ton père a le droit de s'amuser, il a droit à une lune de miel bien comme il faut ou tu serais jaloux par hasard ?
Cokoué gifle Léondra.
Léondra fâchée:
-famille de merde
Cokoué :
-papa tu vois à quel point elle ne respecte pas nos traditions ? Ouvre les yeux
Déngué :
-laissez nous seuls
Tous les autres montent dans la voiture sauf Léondra, Cokoué et Déngué.
Déngué:
-toi aussi Léondra, laisse-nous seuls
Léondra s'éloigne d'eux en marchant lentement et en regardant autour d’elle.
Léondra inquiète, prie :
-l’Eternel est mon berger
Cokoué et Déngué sont toujours debout.
Cokoué :
-papa soit sérieux une seconde, je n'ai pas eu cette gamine alors que je la voulais c'est vrai mais ça reste une simple femme, un simple désir, je ne vais pas tout foutre en l'air à cause de ça
Déngué éclate de rire.
Cokoué :
-papa ne prend pas ce que je te dis à la légère
Déngué :
-entre toi et moi Cokoué, qui est le père?
Cokoué :
-toi, c'est toi le père
Déngué:
-alors laisse moi te dire que je gère pleinement la situation, laissons la gamine rêver un peu, dès l'instant où elle franchira le seuil de ma porte, je lui couperai les ailes, tu ne la reconnaitras plus tellement elle sera soumise
Cokoué est content.
Déngué:
-allons y
Ils montent tous les deux dans la voiture dans laquelle se trouvent leurs deux femmes sur le siège arrière. Cokoué monte au volant et Déngué sur le siège à côté de lui.
Cokoué:
-Léondra n'est pas là
Carol:
-elle a pris un taxi et elle est partie
Cokoué fâché:
-c'est pas vrai?
Déngué:
-calme toi, je contrôle tous ses faits et gestes
Dans le bureau de la mairie pendant ce temps, Claris rentre et prend les documents signés par Léondra et Déngué, posés sur le bureau.
Prince rentre :
Claris :
-tu fais quoi ici ?
Prince :
-je viens voir ce que tu fais
Claris :
-tu n’as rien à faire c’est ça ?
Prince :
-c’est quoi ces documents ?
Claris :
-la ruine de la famille De Souza, cet idiot de papi pensait signer l’acte de mariage au lieu de ça il a signé le transfert de ses biens
Prince :
-tu veux dire que ses biens sont désormais à toi ?
Claris :
-non, à Léondra De Souza
Prince :
-tu n’as pas mis les biens à ton nom ? Bizarre
Claris sourit.
Chez Albert dans son bureau, Léondra rentre dans le salon.
Léondra :
-toc, toc, il y'a quelqu'un ?
Albert est en pleine conversation téléphonique en tenant une carte de visite dans sa main.
Albert gueule au téléphone:
-non docteur, vous ne pouvez pas faire ça, vous n'avez pas le droit de refuser un patient
Arlette rentre :
-qu'est ce qui se passe ?
Albert raccroche:
-tu as vu quoi?
Léondra vient coller son oreille contre la porte pour écouter.
Arlette:
-tu parlais fort
Albert s'assoit en soupirant:
-le docteur familial ne veut plus me suivre
Arlette:
-que veux tu? Ils ont essayé de te tuer et à présent ce n'est que normal qu'ils se méfient et ne veulent plus de toi, tu ne pourras plus fréquenter les mêmes personnes que, eux
Léondra rentre:
-bonjour
Albert se lève en déposant la carte de visite du docteur sur son bureau.
Albert:
-comment s'est passé le mariage?
Soudain ils entendent les klaxons d'une voiture devant le portail, Albert guète à la fenêtre.
Albert :
-c'est la voiture de Cokoué, je vais ouvrir
Albert s'en va.
Arlette :
-il est surement venu te chercher ma fille
Léondra inquiète, s'assoit :
-impossible, ils ne m'ont pas vu partir
Arlette :
-pas besoin, ils font toujours suivre la future mariée de peur, qu'elle ne s'enfuit
Léondra :
-vraiment? Dis moi en plus, toi qui est une experte en mariages arrangés
Arlette :
-et bien c'est tout simple, avant le mariage tu es libre jusqu'au jour J
Léondra:
-qu'est ce qui se passe ce jour là?
Arlette:
-la nuit de noce se passe, ton époux te traite comme un simple objet s****l que tu sois d'accord ou pas, il est capable de te prendre de force et les jours qui suivent sont encore pires parce qu'on ne te laisse pas sortir, tu dois accomplir toutes les tâches ménagères de la maison et le satisfaire encore et encore
Arlette ferme les yeux triste et Léondra en profite pour prendre la carte de visite que, Albert avait laissé sur le bureau puis elle se lève et vient face à Arlette.
Léondra:
-tu me parles en fait de ta nuit de noce, n’est-ce pas ?
Arlette ouvre les yeux :
-oui, ça n’a pas été facile pour moi, j’espère que dans ton cas ce sera différent
Léondra :
-n’espère rien parce que cette situation, c’est toi qui m’a mise là-dedans
Arlette :
-tu t’es mariée aujourd’hui, ce soir c’est ton mariage coutumier puis tu iras dans ta nouvelle maison, tu devrais effacer ces pensées de ton esprit, ça ne te facilitera pas la vie
Léondra :
-tu me sous estimes vraiment trop mon ex-mère
Arlette choquée :
-ta quoi ?
Léondra :
-mon ex-mère, voilà ce que tu es devenue pour moi
Arlette fâchée :
-je reste ta mère, que tu le veuilles ou non, tu m’entends ?
Léondra s’en va, Arlette s’assoit fatiguée et pleure.
Léondra descend dans le salon où Cokoué et Albert sont debout.
Cokoué fâché :
-dis tout à ta fille, je vous laisse
Cokoué s'en va.
Albert:
-ma fille ton mari a dit que tu devais passer la nuit ici le temps d'organiser le mariage coutumier demain
Léondra :
-ce n’est plus ce soir ?
Albert :
-non
Léondra :
-ton téléphone, passe-le-moi
Albert :
-où est le tient ? Utilise le
Léondra fâchée:
-je ne te demande que ton téléphone, ne fais pas comme si je t’avais demandé de sacrifier toute ta fortune parce que ça tu n’es pas capable de le faire, on le sait très bien tous les deux, fais au moins semblant de tenir un peu à moi pour la dernière fois dans ta misérable vie
Albert triste sort son téléphone de sa poche et le donne à Léondra, celle-ci passe un coup de fil à Claris, Albert la regarde.
Léondra s’adresse à Albert :
-je pourrai avoir un peu d’intimité ? Ou tu vas aussi me frapper pour ça ?
Albert :
-ne soit pas impolie jeune fille, je suis encore ton père, ne l’oublie pas
Albert s’en va.
Léondra au téléphone :
-t’es où ?
Claris au bout du fil :
-en route pour te récupérer
Léondra :
-fais demi-tour, le mariage coutumier se fera demain, je leur prépare une petite surprise à tous et tu vas m’aider
Claris content :
-oh, la petite fille fragile s'est enfin payé un dégré de courage, dis-moi tout, je t'aiderai avec grand plaisir
Des minutes après Léondra raccroche puis prend en photo la carte de visite se trouvant dans ses mains ensuite, elle monte dans sa chambre, elle jette le téléphone d'Albert sur le lit puis ouvre son placard de vêtements, elle prend une valise au-dessus du placard et la met sur le lit en l'ouvrant. Il y'a dans la valise deux seringues et une petite bouteille en verre contenant un liquide. Soudain Arlette rentre et Léondra referme rapidement sa valise.
Léondra fâchée :
-frappe avant d’entrer, combien de fois je dois le répéter ?
Arlette :
-ma fille s'il te plait, tu quittes la maison demain, discutons en paix
Léondra :
-de quoi ? De ton vœux qui se réalise enfin ? Toi qui a toujours souhaité que ton mari souffre en voyant ses filles obeir à la tradition, tu dois être heureuse aujourd’hui, n'est ce pas?
Arlette:
-je suis désolée, je ne réalisais pas la gravité de ce que je disais ou faisais, pardonne moi ma fille
Léondra :
-c’est une blague ? Demander mon pardon alors que toi tu n’as jamais pu pardonner ton mari ? Il est trop tard pour ça, retourne avec tes excuses d’où tu es venue
Arlette :
-ma fille, je
Léondra :
-appelle-moi maman, je te rappelle que je viens d’épouser ton beau-père
Arlette:
-je
Léondra :
-ta belle-mère vient de te donner un ordre, sort de ma chambre
Arlette est toujours là.
Léondra gueule :
-sors de ma chambre
Arlette triste :
-Léondra ne te fais pas de mal à cause de moi, je sais que ce n’est pas toi
Léondra :
-j’en ai assez
Léondra prend Arlette par le bras et la traine hors de la chambre puis rentre seule et verrouille sa porte de l’intérieur puis elle s’assoit dos contre la porte au sol et pleure, Arlette l’entend de l’autre côté de la porte et pleure aussi.
Chez Pierre pendant ce temps au salon, il joue au jeu Candy crush sur son téléphone pendant que Sima suit un feuilleton à la télévision. Pierre repense au moment où il avait vu Mariam ; Pierre arrête de jouer.
Pierre :
-Sima dis-moi, tes parents sont-ils déjà rentrée de leur voyage?
Sima :
-pas encore, pourquoi tu me demandes ça ? Tu es pressée de faire leur connaissance ?
Pierre :
-au contraire
Le téléphone de Pierre vibre, il s’en va dans sa chambre et décroche.
Pierre :
-ça tombe bien que tu m’appelles justement, je voulais te dire, j’abandonne
Cokoué au bout du fil :
-tu abandonnes quoi ?
Pierre :
-la guerre entre toi et moi, nous avons tous les deux perdus Léondra
Cokoué :
-tu parles d’une guerre, ce n’est pas une guerre, je t’ai battu et tu n’as pas pu me toucher une seule fois donc tu abandonnes
Pierre :
-je n’ai pas de temps à perdre avec ça, prends-le comme tu veux
Pierre raccroche.
Un autre jour, le mariage coutumier se déroule, toute la famille De Souza est là, Léondra donne à boire à Déngué qui lui donne à son tour à boire dans le même verre, tout le monde acclame, Léondra affiche un sourire forcé. La fête se poursuit, tout le monde boit et danse. Pendant ce temps dans la cuisine, Missou rentre en guettant autour, deux plateaux de verres de jus sont posés sur la table, elle verse une poudre blanche dans tous les verres ensuite, un serveur rentre.
Le serveur :
-madame ?
Missou :
-prenez cette bouteille, servez-la au marié
Le serveur prend la bouteille et va servir Déngué, Cokoué et Albert, Léondra qui regarde, semble inquiète, elle rejoint vite Missou dans la cuisine.
Missou :
-c’est fait
Léondra :
-merci
Missou :
-ne t'inquiète pas, du peu qu'ils ont bu, la poudre fera effet, crois-moi
Léondra:
-je l'espère
Des heures après dans le salon, la fête est terminée, Déngué, Cokoué et Albert sont en train de dormir à même le sol, Arlette, Missou, Katie et Léondra sont en train de les regarder.
Katie :
-je ne comprends vraiment pas comment ils ont pu se mettre dans cet état, c'est la première fois
Des minutes après, Missou et Léondra couchent Déngué dans une chambre.
Léondra soupire :
-quand je pense que des jeunes filles couchent avec des vieux pervers dans son genre de force, dégoutant
Missou :
-ne t'inquiète pas, tu n'auras pas à le faire
Léondra :
-je vais leur donner une bonne leçon
Le téléphone de Léondra vibre dans ses mains, elle regarde l'écran, c’est Claris qui appelle.
Léondra s’adresse à Missou :
-la personne qui va m’aider est arrivée, tu devrais t’en aller avec Katie
Missou :
-et ta mère ?
Léondra :
-je m’en occupe
Missou :
-ok, bonne chance
Léondra :
-patientez un moment au salon, je vous rejoins
Missou :
-ok fais ce que tu as à faire et descendons
Léondra :
-non, avance toi
Missou :
-tu ne veux pas que, je vois ton complice?
Léondra :
-mon, complice ? Qu'est ce qui te fait croire que c'est un homme ?
Missou :
-aucune femme ne prendrait un tel risque pour une autre femme, une guerre va se déclencher après ton départ
Au moment même, Claris avec un sac au dos, rentre par la fenêtre :
Missou :
-ouhm, mignon
Claris :
-bonsoir
Missou :
-bonsoir
Missou s'en va, Léondra se rapproche de Claris.
Claris :
-il faut que je te dise quelque chose
Léondra :
-pourquoi t'es entré ? Elle ne devait pas te voir, je ne lui fais pas entièrement confiance
Claris tire Léondra par la main et ils se retrouvent nez à nez.
Claris :
-c’est moi qui me met en danger en faisant ça, pas toi
Léondra :
-tu n’as pas à aller aussi loin
Claris :
-hey, aucun remord, verrouille la porte
Léondra verrouille la porte puis regarde Claris, celui-ci la fixe amoureusement.
Claris :
-tu es magnifique
Léondra mal à l’aise :
-voilà c'est fait j’ai, j’ai verrouillé la porte, bouge-toi un peu, on n'a pas toute la nuit
Claris retire son sac et l'ouvre, il prépare une seringue et injecte un produit à Déngué.
Léondra :
-tu as pu convaincre son docteur ?
Claris :
-tout est sous contrôle
Léondra :
-et le mariage ? L’acte qu’on a signé à la mairie, il est valide ou non ?
Claris sort un document du sac et le donne à Léondra, elle feuillète le document pendant que Claris la regarde.
Léondra choquée :
-le vieux m’a donné procuration sur tous ses biens ?
Claris :
-l’acte de mariage c’était en fait ceci, tout est à toi
Claris sourit.
Léondra :
-je ne veux pas de son argent
Claris :
-comment ? Tu le mérites Léondra, ne te gêne pas
Léondra :
-si ça ne te dérange pas, je vais y renoncer même si après je sais que je n’aurai pas assez d’argent pour vivre
Claris :
-comme tu veux mais je ne compte pas lui rendre
Léondra :
-tu feras le virement sur ton compte ?
Claris :
-peut-être
Claris prend le document et le remet dans son sac quand soudain Arlette frappe à la porte.
Arlette :
-Léondra
Claris s'en va en ressortant par la fenêtre, Léondra ouvre la porte.
Arlette :
-écoute, tu n'es pas obligée de dormir dans cette chambre avec lui, profite en pour dormir seule, va dans une autre chambre