7.Vous devinez, monsieur, quel supplice perpétuel et sans nom fut ma vie à partir de ce jour. Vainement essayai-je de protester de mon innocence, M. de Mailly ne me crut pas. Deux jours après ce drame sanglant, il entra dans ma chambre un matin et me dit : — Il me semble que d’un bout du monde à l’autre il n’est pas un seul homme qui ne sache que je suis déshonoré. Vous l’avez voulu, madame ; il nous faut renoncer au monde et à ses pompes pour nous ensevelir vivants dans une solitude qu’un étranger seul aura le droit de troubler. Nous quitterons Mailly aujourd’hui même ; ce château que j’avais restauré pour vous et dont vous avez fait le théâtre de ma honte, retournera insensiblement à l’état de ruine que nulle main n’essaie d’étayer, ainsi qu’il convient à une demeure souillée. Nous iro


