VLe lendemain soir, vers minuit, le curé de Vrodno attendait les futurs époux dans l’église, faiblement éclairée pour ne pas attirer l’attention du dehors. Il était anxieux et gêné, car le mystère de cette cérémonie lui déplaisait. Hofnik n’avait pu se tenir de lui confier ses craintes, ses doutes, qu’il partageait entièrement. Mais pas plus que le vieux garde, il ne voyait le moyen d’empêcher que le prince – très légitimement en apparence – s’emparât de cette charmante et délicate fille. « S’il était sincère, songeait le prêtre, sa conduite en cette circonstance apparaîtrait vraiment chevaleresque et digne d’un homme de cœur, car, enfin, il tenait la pauvre petite à sa discrétion, sans avoir besoin de se donner les ennuis qu’il aura pour la faire reconnaître comme comtesse Seminkhof. Mai


