VIEn quittant Velaïna, les Seminkhof avaient regagné Tchevorik, le domaine que le comte possédait sur les bords de la Volga. Bientôt, il serait vendu sur la demande des créanciers. Le comte Seminkhof se demandait où il irait chercher un dernier refuge et comment il vivrait, lui et son fils infirme. Telle était la situation que lui avaient faite Ismène Nadopoulo, épousée sans fortune, et Myrrha, dont il avait assumé l’entretien depuis le jour où il était devenu son beau-père. Dépourvues de toute délicatesse, ces deux femmes avaient dépensé largement – si largement que la belle fortune du comte avait fondu comme neige au soleil. Les efforts pour enrayer n’avaient eu comme résultat que de lui attirer des scènes pénibles. Trop faible, trop dominé par Ismène pour imposer sa volonté, il se laiss


